Il y a quelques semaines pour le Seker Bayram (fin du ramadan) on avait de petites vacances (fort bienvenues).
Il faisait encore beau et doux. J'avais envie de prendre la route. De conduire et de me laisser abrutir par les kilomètres comme je sais si bien le faire.
J'aurais pu prendre un bus pour faire le trajet qui allait m'amener à 1000 bornes d'Ankara, mais j'ai préférer louer une vieille bagnole toute pourrave : La désormais culte Tofas (pas ou peu de freins, pot d'échappement qui semble être à l'intérieur de la voiture, essuie-glaces fantaisistes qui marchent quand ils veulent et pas quand on en a besoin, ...) et comme dirait l'autre "Hit the road Jack", accompagnée de mon accolyte Karinette.
Pendant bien 400 bornes la plaine anatolienne offre un paysage morne de poussiéreuses étendues vides que je crois bien être la seule à aimer.
On fera une escale auprès du lac de Egidir,

Première nuit dans la Tofas qui s'avère étonnamment confortable.
Petit dèj de roi carrément posé sur le lac et seules au monde.



Et puis ça suffit de trainer on a encore beaucoup de route, d'autant que Karine n'est encore jamais allée voir Pamukkale (le chateau de coton) et ses terrasses étincellantes. 
Quitte à être dans le coin (bon c'est comme être à Toulouse et se dire que pour aller à Biarritz on va passer par Bordeaux... pas tant dans le coin que ça!) on y va! J'y étais déjà allé avec Mum il y a ... déjà 7 ans!
M'y revoilà et c'est toujours aussi beau!

Nous on se prélasse (un bout de ma royale personne en exclusivité d'un bac à eau de Pamukkale)
(zavez bien fait de venir tiens!)
On regarde passer les jolies touristes (une petite photo pour ces messieurs ;o)
(quand je vous disais que vous aviez bien fait de venir, voilà de la blonde en mini jupe!)
On s'amuse avec nos zappareils photos.

Pamukkale c'est aussi un site antique de toute beauté dans un décor assez sympatoche. On profitera du coucher du soleil du haut du superbe amphithéâtre 
avant de rouler jusqu'à la fameuse Péninsule de Datça: notre destination finale où on passera une autre nuit dans notre voiture adorée.
Ca y est on a fait nos 1000 bornes et pourquoi? Au réveil on découvre un paysage méditerranéen, des oliviers, du soleil, des pins, des chèvres et une mer sacrément bleue. Le bonheur



La pointe de la péninsule est complètement sauvage mis à part quelques petits villages qui font très grecs et un site archéologique qui se mêle au décor. Quelques plaisanciers aisés, un café turc, le vieux Datça tout en pierre magnifiquement restauré, bref un sacré coup de coeur pour ce bout de terre qui s'avance sans peur ni reproche dans la méditerranée.





Malheureusement il est déjà temps de rentrer à Ankara. Nos barbares d'élèves adorés nous attendent de pied-ferme demain matin. Un dernier café et on se refait les 1000km en Tofas (elle a pas trop aimé....). On rentre à la maison mais on reviendra dans cette superbe région quand on aura besoin d'un plein de soleil et de baume au coeur!

Bon ça va mal. Ou ça ma mal comme diraient mes abr.. gentils élèves!
J'ai du retard dans tout avec ce blog. Les photos, les voyages, les bouquins,...
Ce week end Inchallah j'essaie de remettre un peu d'ordre dans tout ça. J'ai commencé ce soir par le projet 365 qui a été complètement sinistré au mois de septembre. Après l'été, où on voit tout le monde, on bouge beaucoup, on fait plein de choses... et où, forcément prendre la photo du jour se fait naturellement, de revenir ici, rentrer au boulot et reprendre son train train quotidien tout à coup j'ai complètement zappé mes photos, j'avais l'impression de ne rien avoir à prendre.
Je me suis ressaisie en Octobre, notamment grâce à 2 petites vacances: le bayram de 4 jours sur la route vers la péninsule de Datcha sur la mer méditerranée, puis avec la semaine octroyée pour cause de grippe porcine où je suis partie à Van. Bref, je repars du bon pied je crois.
Voilà les mozaïques que je n'avais pas faites depuis mai....
(quand je vous disais que le mois de septembre était sinistré!)
Bon. Ca c'est fait. Dans le weekend devraient suivre
1. Une petite récap de pleins de bouquins.
2. Les photos de Datcha.
3. Le récit de Van, la ville, son lac, sa région à la frontière Iranienne: de supers vacances surprises que je me suis octroyée la semaine dernière (toutes les écoles d'Ankara ont fermé pour cause de Domuz Gribi: grippe du cochon! )
Tags : photos, projet 365
Ma note: 2/5 (lecture mitigée mais quand même largement déçue)
Le topo:
Dakar. Dans une cour baignée de soleil, une jeune femme laisse errer
son regard, ailleurs. Depuis quelques jours, elle ne dort plus, ne
s'alimente plus. Depuis son retour de Niakhane, en fait. Depuis cette
rencontre qui a tout balayé.
Cadre dans une ONG, citadine refusant la polygamie, elle a su lutter avec tact contre les carcans, nationaux et familiaux. S'imposer dans un monde d'hommes et nouer un mariage d'amour. Pourtant, là-bas, dans ce village de brousse où elle devait superviser la construction d'un dispensaire, elle a goûté au plaisir animal.
Amours interdites, histoire impossible : entre tradition et modernité, l'abîme est trop grand. L'Afrique écartelée crie son tourment dans sa chair de femme...
Pourquoi jai choisi ce livre:
Envie de lire un peu d'auteurs africains pour changer de mes éternels arabes et de mes occasionnels asiatiques.
Et puis vous savez moi dès que ça parle d'amours interdits j'adooooore. Voilà un topo qui se présentait plutôt bien pour moi.
Mon avis:
Sensation mitigée pour ce livre.
Je n'ai pas du tout accroché aux 2 premiers tiers qui m'ont semblé "trop passionnés pour être honnêtes". Je suis restée insensible à ce cri d'amour un peu trop perçant avec l'envie de dire à l'auteur "arrête de me crier ton désespoir dans les oreilles et je l'entendrai peut être mieux".
Et puis, dernière partie, 50 dernières pages, par je ne sais quel miracle, grâce à je ne sais quel élément déclencheur tout à coup je rentre dans l'histoire et j'entends toute la douleur de cette femme que la passion a rendu folle.
Par contre, je suis résolument restée imperméable à l'aspect "social" de cette histoire d'amour qui m'avait au prime abord intéressé et fait choisir ce livre dans une liste qu'on me proposait. L'opposition "femme de la ville", féministe, indépendante, cultivée qui s'étonne de succomber aux charmes du campagnard polygame.... aurait pu être l'occasion de 2 portraits intéressants et pertinents.
J'ai au contraire trouvé que c'était traité de façon très "harlequinesque". Le paysan torse nu luisant qui réveille les instincts primaires de la bourgeoise....
Bref, très déçue.
Cette impression de lecture est l'occasion de rebondir sur vos commentaires suite à ma note sur les hauts de hurlevents que je n'ai pas du tout aimé.
L'appréciation d'un livre est sujette à trop de variables pour avoir une quelconque valeur universelle. Voirune quelconque valeur tout court.
Age, humeur, lieu et moment de la journée, préoccupations du moment, névroses du lecteur ;o), niveau de détente... Impossible, pour moi, d'écrire une critique qui soit valable en dehors de ces critères subjectifs.
Du coup avis de lecture, voir itinéraire de lecture me conviennent mieux comme termes que "critique".
Il y a quelque chose de presque humain dans la relation d'un livre à son lecteur. C'est fluctuant. Un itinéraire. Un voyage. Du coup, comme pour mes récits de voyage, il s'agit plus de donner mon impression, de l'ancrer aussi par des mots pour moi, que d'écrire quelque chose qui ait une vérité vraie^^
Pour lire d'autres impressions de lecture pour ce même livre.
Et puis on continuera avec l'Afrique pour le prochain bouquin parce que je suis en train de lire le formidable: Une saison blanche et sèche d'André Brinks!
Tags : afrique, culture, livre, livre offert, mot du jourJuste comme ça, je voulais partager avec vous les sites d'autres voyageurs. (des vrais eux!) qui sont passés par ankara et que j'ai rencontré ou hébergés via ce site toujours aussi fabuleux qu'est Couch Surfing et où vous devriez tous être déjà inscrits.
Commençons par les plus récents puisque j'ai rencontré Marie et Vincent jeudi soir! Ils ont pris une année pour aller jusqu'à Kathmandou depuis Paris et ils s'auto-appellent the Delighted Caravan : tout un programme. Ils quittent donc à priori Ankara en ce moment pour la Cappadoce, Urfa/Mardin (ahhhh Urfa...) avant de continuer vers l'Iran et le Pakistan.
Et puis il y a eu Quentin. Passé il y a un an et toujours sur la route, en pleine réflexion, à la recherche de sa légende personnelle.
Gauthier qui marche de Paris à Shangaï. En ce moment en Inde, il commence à fatiguer....Tu m'étonnes!
Seb, un suisse qui lui, pédale! Son blog, ses textes et ses photos sont superbes.... Il arrive au Népal, au terme de son voyage mais vraiment ça vaut le goût de reprendre le blog au début!
Et comment ne pas parler de ce groupe qui se surnomme les toutenmarchistes, parce que... ils font tout en marchant! Un groupe de 8 personnes réunit autour et pour un projet: un tour du monde en marchant pendant... à priori 5 ans! Bref une sacré santé! Ils sont maintenant en Inde donc le blog n'est pas vraiment à jour mais on peut espérer qu'ils nous remettrons des récits et des photos!
Voilà quelques blogs que je suis en attendant de pouvoir moi aussi relier la Turquie et l'Inde... l'été prochain qui sait...?
Je vous donnerai aussi, un peu plus tard, les blogs qui parlent de la Turquie et que je suis. Parce que je suis à fond. Et que vous devez l'être aussi!!
Ma note: 1/5 (attention critique assassine, livre long et sans saveur)
Ma rencontre avec ce livre:
J'ai découvert il y a peu de temps que mon école était dotée d'une bibliothèque en français absolument pas ridicule. Beaucoup de classiques. Beaucoup de livres pas lus mais à lire!
En parcourant les étagères, beaucoup de titres me font de l'oeil.
Tiens. Je n'ai jamais rien lu des soeurs Brontë. Ca me titille depuis un moment et puis j'aime en général assez bien la littérature british. Allons donc pour les Hauts de Hurle-Vent.
J'en ai souvent entendu parler en très grand bien, je m'attendais donc à un livre à l'ambiance très forte. Quelque chose de sombre mais d'envoutant.
J'y allais confiante, la fleur au fusil....
Le topo:
Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé.
Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste.
Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l'orgueilleux qui l'a tuée.
Mon avis.
Lecture péniple et très décevante. J'ai trouvé l'intrigue inintéressante. Des histoires de famille glauques dans un village triste. Ca excite peut être les citadins cultivés et enfarinés cette ambiance campagnarde pataude et pleine de bassesse. Pour ma part je me suis profondément ennuyée.
Je n'ai ressenti aucune autre sensation que cet ennui. Ni attachement aux personnages jamais sympathiques, ni fascination pour l'ambiance que j'ai trouvée plate au possible.
J'attendais de la lecture de ce classique de la littérature anglaise bien plus. Je le trouve clairement surestimé.
Le simple fait que les filles Brontë soient devenues écrivains malgré leur vie recluse et fermée ne suffit pas à faire de leurs livres des chefs d'oeuvre. EN tout cas, pas de celui-là!
Ou alors considère t-on qu'être capable de produire un récit sans saveur est digne d'un génie...
Bref j'ai tiré ma peine jusqu'au bout, mais on ne m'y reprendra plus!
Engagez-vous qu'ils disaient...