Aaaaaaaaaaaaaaalors, c'est pas que je délaisse le blog en ce moment, mais si.
Mettez ça sur le compte d'une petite déprime hivernale passagère.
C'est vrai que je ne vous parle pas beaucoup de Turquie.
Et je voudrais bien m'y investir davantage. Comme je le faisais au Japon. Mais, si j'y suis très bien en Turquie, je ne me sens pas trop l'âme journalistique en ce moment. Ca reviendra Inchallah.
Et puis si on revoit ce blog à ses débuts il s'agissait uniquement de tenir informé mes proches, ma famille, mes amis, de mon état de santé physique, mentale, culturelle.
Voilà, en ce moment, le physique ça va, mais le mental et le culturel sont en berne.
Je me recentre vers l'essentiel et informe famille et proches que je suis en vie malgré mon évidente hibernation.
L'hibernation va connaitre une brève interruption ceci-dit puisque je pars, demain, pour l'Irlande où je vais retrouver ma super coéquipière du Tokyo->Saint petersbourg de l'année dernière j'ai nommé la célébrissime Anne Sophie qui a maintenant son QG dans un verre de bière. Enfin en Irlande quoi.
Pour une dizaine de jours (ouai je suis prof dans un établissement scolaire maitenant les cocos! En conséquence je passe ma vie en vacances payées. HA!)
Je pars sans mon ordinateur pour toute cette très longue période de temps (à entendre "très longue sans ordinateur et pourtant si courte loin du boulot").
Besoin de me remettre à lire (message perso: livre reçu...^^), à écrire, à vivre quoi. Donc ne vous attendez pas à des photos ou messages prochainement.
Par contre bonne nouvelle pour ceux qui attendent quelques petites photos de la Turquie. Dans 2 semaines ma super copine bouffeuse invétérée de papas bolivianas j'ai nommé la célibrissime Cécile vient passer un petit weekend prolongé par ici et on prévoit un petit saut en Cappadoce qui j'espère être alors sous la neige!
Ca devrait donner quelque chose de sympa.
Mais comme vous ne connaissez rien vous allez taper Cappadoce sur Hooseek (mort à google) image histoire de savoir de quoi je parle.
Bon non, vous n'êtes décidemment bons à rien. Je sens la flemme envahir votre souris je m'en vais donc vous pêcher quelques images moi- même.
Tags : escapade, irlande, mot du jour, mot perso, turquie, voyage, état d'espritOrdi toujours mort, pas de photos donc.
Juste un mot pour vous dire qu'aujourd'hui, en Turquie, c'était le jour national des professeurs!
Ca tombe bien j'en suis une.
Fleurs et cadeaux ont envahis la salle des profs. J'en ai récupéré un peu que j'ai mis à la maison, dans un pot vide de nutella, un nargilé, et un soliflor japonais acheté dans un 100yen shop et posé par terre dans mon 120m².
Spécial.
Spéciale aussi la cérémonie de ce matin à l'école.
Encore de grands discours, de petites pièces de théâtre nous rappelant que si l'on est prof, on est aussi (si ! si! ils l'ont dit) patriotes et kemalistes. (ah! s'ils l'ont dit alors....), des embrassades, des projections avec nos photos avec ovation des enfants, un ptit poème en français disant en gros "merci professeur, vous vous êtes saigné pour nous, où que nous soyons nous vous amenons avec nous" et autres idioties sympathiques.
J'ai snobbé le coktail de ce soir offert par les parents d'élève.
Certes ça part d'un bon sentiment tout ça. Et c'est peut être nécessaire.
M'enfin très peu pour moi.
Je crois que j'assume pas encore d'être prof.
DU moins prof quand ça a le même sens que celui qu'il avait quand j'étais gosse....
Si certains d'entre vous ont vu le film l'auberge espagnole (et vous êtes évidemment nombreux à l'avoir vu!), vous devez vous souvenir de cette scène:
Romain Duris, alias "Torse-Velu!" visite l'appart de sa future colocation. Et tous les habitants de l'appart se réunissent autour d'une table, discutent, s'engueulent, dans toutes les langues représentées.
Torse-velu se dit alors qu'il sit déjà qu'il voudrait vivre avec eux, faire partie de ce joyeux groupe hétéroclite.
Et bien j'ai eu ce moment.
Un coup de foudre amical. Et l'embrouillage des langues.
Tout commence par un beau hasard.
Dure journée de travail au milieu de tous mes montres d'élèves au sortir d'une nuit pauvre en heures de sommeil.
Malgré ça je pars en centre ville pour attaquer 3 heures de cours du soir de turc. Mes premiers cours de turc.
Mais une fois arrivée on m'annonce que cette session de cours de débutant va être décaller d'une semaine et ne commence donc pas avant mardi prochain.
Je suis un peu déçue parce que j'étais toute enthousiaste à l'idée de commencer à apprendre le turc. Mais c'est pas plus mal, me dis-je : je vais rentrer et dormir!
Zut, je le prends ou le bus déjà pour rentrer?
Bah je vais m'avancer à pied et croiserai bien un arrêt de bus en chemin.
Satanées rues à sens uniques d'Ankara, je suis dans le mauvais sens de circulation et ne trouve aucun arrêt de bus qui part vers chez moi. Je marche, marche, hésite à prendre un taxi, mais continue, attrape 2/3 bêtises dans des magasins au passage.
Et soudain, dans une rue très marchande, j'entends appeler mon prénom.
Je ne me retourne pas, persuadée que j'ai mal entendu.
"Adélaïde?" une deuxième fois!
Incrédule je découvre Kazim, un ami de Yoko qui avait étudié le français avec elle en stage d'été à Lyon et qui était ensuite revenu à Ankara.
Yoko nous avait mis en contact et on avait échangé quelques emails mais ne nous étions pas encore rencontrés en vrai de vrai.
Dans cette rue pleine de passants anonymes il a reconnu ma tête vue sur facebook et m'invite illico presto a passer la soirée avec ses amis.
Et bien j'ai passé une super soirée à alterner entre anglais/français/espagnol (une de ses amies est prof d'espagnol et les autres l'ont étudié... l'espagnol, pas la prof... bref!) et turc (enfin bon là je suivais plus vraiment)
J'ai eu un vrai coup de foudre pour ces 5 personnes. Vraiment. POur les 5 sans exception. Chacun à sa façon et dans des 3 langues à chercher à me connaître et à me mettre à l'aise alors que j'étais pas vraiment prévue au départ de leur soirée.
Quand ils se parlaient en turc, je les regardais se marrer et me disais, comme Torse-Velue dans son auberge, que c'était ça qu'on devait appeler une Rencontre!
Je crois que je vais me plaire ici vous savez.
Quand j'étais au Japon j'avais rencontré Suresh. Suresh est né en Inde mais il vit depuis des dizaines d'années à New York. Qu'il adore.
Il m'a révélé que, de temps en temps, avec des amis, ils parcouraient la ville en se disant qu'ils allaient partir le lendemain. Ils redécouvraient le plaisir de savourer la ville, de s'étonner, de s'émouvoir, de la regarder d'un oeil neuf et amoureux ^^
Ce matin, j'ai marché dans Paris.
Il faisait beau, mais frais. L'automne est arrivé. Je me suis emmitouflée dans mon écharpe. J'ai pris un café à emporter et un croissant au beurre que j'ai dégusté en rentrant, d'un pas nonchalant, à la maison.
Au parc des Batignolles, les petits bonhommes en vert de la mairie soufflaient les premières feuilles mortes de l'automne. J'ai levé la tête pour regarder les rayons se faufiler entre les branches.
J'ai souri.
Paris est belle.
J'ai mon visa et mon billet. Dans 2 jours je serai à Ankara.
Inch'Allah.
est un vilain défaut, je sais.
Mais j'apprends que ma petiote soeur part en Irlande.
Hum.
Jalousie.
Flute de triple buse!
Depuis un petit film très sympathique vu hier, film irlandais, qui se déroule, je vous le donne dans le mille, en Irlande.
Et depuis un mail de ma chère camarade de voyage trans-asiatique, j'ai nommé Anne SO qui vient de trouver le job de ses rêves dans ce beau pays.
Bref depuis hier, je suis plongée en état de profonde nostalgie de l'Irlande. Très très profonde, la nostalgie.
Tout ça en organisant mon départ pour la Turquie.
Quelle vie!
Je vous l'ai jamais montré mais en Irlande, quand je me levais le matin, de la fenêtre de ma chambre, de la cuisine où je prenais mon petit dèj en écoutant du Clapton
(oui presque tous les matins pendant un an), du jardin, bref tous les jours et à longueur de journée je voyais ça:
MON phare!
Et ses petites maisonnettes colorées alignées le long de l'eau.
La première fois que je suis entrée dans ma chambre et que j'ai vu le panorama que j'aurais en me réveillant tous les jours j'ai été émue.
Je suis une grande amoureuse de la mer et des phares. Mon rêve, gamine, c'était de devenir gardienne de phare.
Je suis tombée amoureuse des lieux instantanément.
Pendant le premier mois, tous les jours je prenais une photo de mon phare, parceque les lumières étaient toujours différentes.
J'étais émerveillée.
J'ai adopté le bruit de la corne de brume qui berçait mon sommeil. De même que la pluie battante, fouettant les fenêtres.
La première fois que j'ai eu la voiture j'ai fait le tour de baie de Cork, au pif, sans carte, pour arriver à rejoindre le phare.
Et puis, tous les jours, avec la petite Hannah que je gardais on allait à la plage juste en bas
AU village,
Il y avait LE pub où je dégustais parfois une délicieuse "Chowder" (soupe de poissons, légumes, fruits de mer faite maison), où les familles du villages se réunissaient le dimanche, où les jeunes jouaient au billard toute la journée,... Je m'y sentais un peu bercée par l'âme irlandaise.
En Irlande, il pleut c'est vrai. 10 fois par jour. Et le soleil brille aussi. 10 fois par jour. Le temps change sans arrêt, du coup c'est le pays champion de monde des arcs en ciel.
En Irlande, les gens se saluent de la main quand ils se croisent en voiture.
En Irlande, il y a tellement de presqu'iles et de baies, qu'on peut apercevoir une dizaine de phares clignoter d'un même point.
En Irlande, quand on parle de nature sauvage, c'est autre chose que les plages landaises.
Je suis complètement et immédiatement tombée amoureuse de ce pays de mer et de vert.
Et là, il me manque...
Ca me manque de ne pas me réveiller au son de la corne de brume. Ca me manque de m'asseoir dans l'ambiance feutrée et cuivrée des pubs pour déjeuner. Ca me manque, les vagues déchainées. Les côtes découpées au rasoir. Le vent. Les nuits de pleine lune reflétées sur l'eau. Le saumon hebdomadaire. Ca me manque de rentrer dans la nuit noire et mouillée et de me blottir dans le canapé près de la cheminée. Le thé et les scones. La chasse aux coquillages sur notre plage de gallet. Les vadrouilles du weekend ans des contrées abandonnées et les filles qui dorment à l'arrière.
Les plages désertes et le vent, encore. Les soirées entre copines au Kelly Dancing. Les pintes et le mignon bar tender du notre pub du jeudi soir. Les tempêtes à faire papilloner les ânes.
Bref, je suis en manque d'Irlande. Faudra que je vienne te voir Anne So! ^^ Et 1000 fois félicitations. Je suis contente que tu ais enfin trouvé le job qu'il te fallait! C'est de la bombe de boulette!
(t'as vu comment je viens de m'inviter discrètement?)
Crédit: Photos prises sur flikr.com
Tags : irlande, mot du jour, mot perso, voyage, état d'esprit
AUjourd'hui dans la playlist (à gauche, le lecteur de musique, pour ceux qui suivent VRAIMENT rien!!) pas d'artiste en particulier, juste quelques morceaux particulièrement adapté à mon état d'esprit du moment.
Que des chanteuses (je me rend compte que en terme musical je suis très féministe, limite chienne de garde) et des balades qui, accompagnées d'une chaleur de fin de journée, vous transporte loin. Dans un monde où sarko n'existe pas, où l'amour gagne toujours, et vous restez jeune et sereine toute votre vie.
En tout cas pour moi, ça marche.
Tags : culture, féminisme musical, musique, transat et coktail, vraiment c'est n'importe quoi ces tags!!, zen attitude, état d'espritA Avignon on a tous une (mal?)chance de vivre, enfin, son quart d'heure de gloire.
Avec Alixia, ça n'a pas loupé.
A force d'errer dans la ville, de se jeter sur tous les spectacles de rue possibles et imaginable, de s'asseoir sur les pavés, au premier rang pour mieux en profiter, on s'est faites alpaguer, forcément!
Chacune à son tour.
Elle a d'abord été "embauchée" à remplacer momentanément une actrice dans un petit spectacle de rue, Cécile aussi d'ailleurs, l'une jouait la maitresse et l'autre la femme.Joli couple les filles!
Quant à nous autres (Capu, Guiz, Moi) on a, dans la même pièce été amené à jouer les danceurs Bollywood. Sans Sharukh! menfin quand même. Peut être le premier pas de ma carrière indienne!!
Dommage pour vous (mais pas pour nous), étant nous même tous sur scène, point de photo remémorant ce grand moment.
Quant à moi j'ai vécu un grand moment de solitude avec ces 2 japonais complètement frappés du sushi qui m'ont fait faire n'importe quoi devant des milliers (milliards??) de spectateurs hilares!

Hum...
Bref, devant de telle énergumènes, se rappeler de ne jamais s'asseoir devant. Comme à l'école. Si on ne veut pas finir comme ça :
Tout ça pour vous dire qu'après un petit tour de France, je suis de retour à Avignon pour la fin du festival.
Je suis venue seule, j'attends le retour d'un certain bateau, algérien, à Marseille la semaine prochaine.
En attendant je vais enfin pouvoir passer quelques jours, SEULE.
Vraiment seule.
Il est important ici de dire que j'adore mes amis et ma famille. J'adore pouvoir passer du temps avec un maximum d'entre eux.
Mais il arrive un temps, où dans toute l'effervescence de la vie, il arrive un moment où il faut ME FOUTRE LA PAIX!
ENvie de rien foutre, de trainer, de manger n'importe quoi, n'importe quand, de manger à poil si je le veux, de ne parler à personne, de ne pas parler d'ailleurs, de régresser sans l'oeil malvenu de toute personne extérieure, de me loquiser tout simplement.
Un psy aurait beaucoup à dire sur ce besoin d'abandon de tout devoir social. M'en fous....
Sur ce, je vous tire ma révérence. A bientôt le monde.