On m'a dit l'autre jour qu'il faudrait peut être que je prévienne mes lecteurs fidèles que je suis pas partie me faire enlever en Iran.
Et ben voilà.
A quoi ressemble mon mois d'Août.

L'Iran et le Pakistan ce sera Inchallah pour l'année prochaine!
Et non. Il pleut pas en Bretagne!!
(Menfin, fait pas bien chaud non plus....)
Je viens vous parler d'un gros, très gros coup de coeur cinématographique.
Force est de constater que parfois, les prix, c'est pas que de la connerie et celui-là en a reçu un petit paquet.
Attention je peux, éventuellement, en me forçant, comprendre que certains puissent ne pas accrocher à ce film de 2h30 tournant autour d'une histoire de couscous au poisson. Mais dès que j'arrête de me forcer, je n'y arrive plus tant je suis conquise.
Ô combien conquise par ce film hors du commun, criant de vérité, de simplicité, de justesse.
LE TOPO:
Sète, le port.
Monsieur Beiji, la soixantaine fatiguée, se traîne sur le chantier naval du port dans un emploi devenu pénible au fil des années.
Père de famille divorcé, s'attachant à rester proche des siens, malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions que l'on sent prêtes à se raviver, et que les difficultés financières ne font qu'exacerber, il traverse une période délicate de sa vie où tout semble contribuer à lui faire éprouver un sentiment d'inutilité.
Une impression d'échec qui lui pèse depuis quelque temps, et dont il ne songe qu'à sortir en créant sa propre affaire : un restaurant. Seulement, rien n'est moins sûr, car son salaire insuffisant et irrégulier, est loin de lui offrir les moyens de son ambition.
Ce qui ne l'empêche pas d'en rêver, d'en parler, en famille notamment. Une famille qui va peu à peu se souder autour d'un projet, devenu pour tous le symbole d'une quête de vie meilleure.
Grâce à leur sens de la débrouille, et aux efforts déployés, leur rêve va bientôt voir le jour... Ou, presque...
MA NOTE: 5/5
une révélation qui renouvelle, pour moi, le cinéma.
MON AVIS:
Aucune fioriture, mais un jeu d'acteur extraordinaire (Hafsia Herzi y
est simplement époustouflante), une analyse sociale à mon sens parfaite, pas de
lieu commun, que de l'humain.
Une France dépeinte telle que je l'aime:
métissée, riche de ce métissage décomplexé, d'un côté. De l'autre côté
elle est malheureusement aussi dépeinte telle que je la hais: celle qui
aime les arabes et pour leur couscous et leur danse du ventre et qui au
delà de ces aspects réducteurs ne les considèrent pas leur culture
comme faisant partie de la France.
Ne vous laissez pas décourager par un début qui paraît simple, trop
peut être.
C'est pas du cinéma c'est la vie. Oui, la vie on connait
déjà. Mais cette entrée en matière n'est que l'occasion d'être nous
même accueillis dans la famille élargie de Slimane.
Une fois entrés dans la famille, on espère avec elle, on a les boules
avec elle, on a le coeur qui se serre avec elle, on a honte avec elle,
on reprend espoir avec elle, on est transportés par le suspence et la
magie des 15 dernières minutes avec elle.
Impossible dans ces
conditions de trouver le temps long et de rester insensible à ce film.
Oui, on en sort épuisé, désabusé, plein d'espoir, on en sort résolument
touché.
Mais j'en dis trop, ce film se vit, simplement.
Un grand chapeau au réalisateur Abdellatif Kechiche et à tous ses acteurs
LA BANDE ANNONCE:
La graine et le mulet : Bande Annonce
envoyé par cineFA
Bon, je rentre 4 jours en France pour Noël.
C'est de l'express disons-le, mais c'était un peu ce que je voulais dire quand j'expliquais que je voulais me "rapprocher" de la France (3500 bornes c'est près).
Certes ça coute des pépètes, mais c'est quand même chouette de pouvoir rentrer passer Noël dans la famille, se gaver de plats 'achement bons, de jouer aux cartes toute la nuit, d'être avec vous simplement. C'est quelque chose qui était tout simplement impossible en habitant au Japon, ou en Inde.
Du coup vous voulez tous m'assaillir de cadeaux (je vous comprends!)
Voilà donc, une petite liste non exhaustive faite sous la menace pressante de la famille.
Si vous voulez absolument me faire plaisir voilà ce que vous pouvez vous dépêcher d'acquérir:
- Des livres. Mais attention, pas un poche, je veux du vrai livre, avec la tranche colorée. Oui rien de moins. Pour le reste plusieurs solutions: un livre que vous avez aimé, j'aime toujours découvrir vos coups de coeur, je suis rarement déçue, ou alors un beau livre, qui est beau (tant qu'à faire), ou enfin j'ai quelques listes que je tiens pas trop à jour mais qui ont le mérite d'exister ici et ici.
- Un rétroprojecteur (quoi ? C'est cher? nooooon......)
- Des moules à muffins en silicone. (ouaaaaiiii envie de cochonneries!)
- Des tissus en tous genres.
- Thés en tous genres (ici ya pas grand chose à part du thé à la pomme et du thé noir tout simple)
- Une rente mensuelle de 1500 euros à vie. (bah c'est Noël, un ptit effort...)
Voilà le weekend end arrive, comme toute la France, vous allez vous ruer dans les magasins à la recherche de n'importe quoi à foutre sous le sapin en urgence.
Moi, au moins, je serai quasi seule à la recherche du Saint Graal ce weekend dans les rues d'Ankara.
Je décolle mardi, le 24, je serai un peu votre cadeau de Noel à vous!
Je rappelle, et c'est important, que vous n'êtes pas obligé de me connaitre pour me faire un cadeau! C'est ouvert à tout le monde, sans critères discriminatifs. Soyez fous!
Enfin 1000 fois merci à Didier qui a avancé Noël de quelques jours. Colis reçu. Merci, je ne m'e attendais pas et j'en suis super contente
("j'aime pas les gens,j'aime pas les gens, j'aime pas les cons c'est différent!")
Et parce que chez nous c'est le 11 novembre qu'on célèbre et que j'ai trouvé ce court-métrage très touchant et très bien réalisé, voilà pour votre devoir de mémoire à vous:
Reste En Vie
envoyé par liberteproduction01
J'avais à dire aurevoir à un bateau alors on est allé pour quelques heures à Marseille et sur son vieux port.
On a même trempouillé nos pieds dans la méditerranée
pendant que certains y pêchaient où y plongeaient même (dans l'entrée du port les fous!)
On a aussi:
- joué aux cartes
- perdu Diane
- mangé sur le vieux port
- fait les mouettes dans tous leurs états (alixia est balaise pour faire "la mouette malade")
- eu peur de la conduite marseillaise
- pris leur accent pour la journée
- mangé une glace italienne
- agité un mouchoir, pour le bateau
- bateau qui nous a dit aurevoir de vrai de vrai
- pris de gros coup de soleil
- failli mourir écrasées
-été traitées de pauvres
...
Vive Marseille. J'adore. C'est un Joyeux Bordel.
Et puis cette journée, ça sentait joliment les vacances.
C'était Lili et Adé en direct de Marseille.
PS: Vivement que le bateau revienne...
Tags : escapade, FranceC'est vrai. Je ne parcours pas la planète en ce moment. Mais la Bohème est plus un état d'esprit qu'un tampon sur un passeport. Oui messieurs dames.
Alors pourquoi ne pas prendre les chemins de traverses ici même?
Quoi? Ici? En France? Impossible me direz vous. Ici on connait, c'est facile. Tu la trouves ou l'aventure toi? Bâââ si pourtant! ELle est juste là.
JE vous écrit cet article d'Avignon où je suis arrivée par un moyen de transport bien plus intéressant que le TGV Méditerranée! Le pouce. Enfin le stop.
Faire du stop c'est enrichissant.
Avant tout parce que ça vous rend moins pauvre!
Le prix d'un Paris-Pau ayant presque doublé en l'espace de 5 ans je boycotte facilement la SNCF au profit des compétences impressionnantes de mon seul pouce qui peut m'amener en moins de 10 heures de Paris à Avignon pour 0 euros dans d'excellentes conditions.
Mais le stop c'est aussi du suspense et du rebondissement, des aventures et mésaventures, du voyage, et par dessus tout des rencontres.
J'ai rencontré Gaël sur une aire d'autoroute en région parisienne. Il allait à Nîmes. Moi à Avignon. A peine 50 kilomètres d'écart. Ainsi, on a fait toute la route ensemble.

Nos chers chauffeurs ont tous été de superbes rencontres, on a refait le monde en long en large et en travers. Surtout de travers d'ailleurs.
On a échangé sur la philosophie, la religion, la politique bien sur, l'économie, les valeurs, le développement, l'écologie, l'identité, les voyages, les rêves, la musique,... mais aussi sur les expressions régionales les plus drôles ("tu as découpé ta mère en apéricubes" pour dire "tu as assuré" de Gaël est ma favorite) où encore sur les meilleurs moyens de pas payer ses amendes! (j'en ai découvert un petit paquet!! Quand je vous dit que le stop c'est enrichissant)
Je suis arrivée à l'Isle sur la Sorgue 700 kilomètres et 8 heures plus tard,

à la porte même de chez ma tante, avec une invitation à un mariage
pic-nique en aout, le coeur gonflé de rencontre et de soleil et la
certitude que l'aventure n'est pas plus ailleurs qu'ici.
Un grand hommage à:
Khadija, aussi belle que souriante.
Stéphanie et Pascal, des musiciens au coeur grand comme ça.
Pascal, un vendeur de joints (non, pas ces joints-là, les autres!)
Sandrine et Manu, des pros des expressions pourries!!
Christian, qui a bien voulu me sortir d'une belle galère
Pierrot, un vendeur de joint (oui cette fois ce sont bien ces joints là, t'en veeeeeuuuuux!!)
Johanna et son fiancé, inch allah je viendrai au mariage!
J'ai quitté Paris.
Pas facile de quitter Paris. Il y a toujours quelque chose qui vous retient! Des spectacles gratuits par ici, un opéra en plein air par là, tant de choses qu'on fera jamais mais qu'on se plait à vouloir faire.
Et puis la fête du cinéma qu'on attend avec impatience...
Et pourtant j'ai quitté Paris. Sur un coup de tête.
Copain s'est réveillé un peu malade. Mais chez les hommes, un peu malade se traduit en un mélodrame où le mâle en question se sent à l'article de la mort.
Ainsi, grasse mat. Médecin nain et bondissant qui l'arrête 2 jours. Grand soleil. Allez hop on prend l'ordi (geeeeeeek), des m&ms et la voiture direction l'Armorique.
Soleil, plage venteuse, promenades les pieds dans l'eau froide, bouquinage dans le jardin, parties de tarot, chants des oiseaux en guise de réveil matin,... j'ai pas eu le courage de reprendre la voiture pour Paris avec copain ce soir.
Je reste encore un peu.
Finalement, c'est dur de quitter Paris mais c'est tout aussi dur d'y revenir...