La semaine dernière on fêtait dans toute la Turquie le Kurban Bayramı, ou fête du mouton, plus connue chez nous comme l'Aïd El Kebir.
Grande fête religieuse musulmane elle a lieu environ un mois après la fin du ramadan, elle détermine la fin du pèlerinage de la Mecque et elle commémore un épisode religieux qui est aussi présent chez les chrétiens: le sacrifice par Abraham de son fils Ismaël remplacé au dernier moment par un mouton.
C'est pourquoi cette fête est aussi appelée "la fête du sacrifice" et que tous les musulmans qui le peuvent, ce jour là, sacrifient selon des rites précis un animal (ici un mouton ou un veau le plus souvent) dont la viande sera partagée avec la famille, l'entourage et les personnes qui ne peuvent en acheter.

C'est LA grande fête familiale par excellence. L'équivalent de notre Noël.
De mon côté j'ai voulu profiter de ce week-end prolongé pour retourner à Istanbul que j'adore à chaque fois un peu plus.

Sur la route, en bus, dans de nombreux endroits j'ai pu voir des familles, des hommes s'affairer au sacrifice, et à la découpe des animaux dans des jardins, des terrains vagues, des parkings... un peu partout quoi!
A chaque fois une toile cirée bleue servait à poser les morceaux de viande. Par un espèce de lien étrange cette toile cirée me rappelait celle de la même couleur qu'on trouve dans les parcs partout au Japon à l'époque de Hanami : la floraison des cerisiers.
Toujours est-il qu'une athmosphère particulière flottait dans l'air: une athmosphère de convivialité, de religiosité aussi.
Une fois arrivée à Istanbul je choisis donc de trainer mes chaussettes dépareillées dans les mosquées histoires de percevoir un peu de cette ambiance.





(photo de gauche: derrière le paravent du coin pour les femmes, dans certaines mosquées
elles ne sont pas derrière un paravent: simplement derrière les hommes ou encore aux balcons dans les étages avec une belle vue sur la pièce
principale)

Celles de Sulthanamet sont plutôt calmes mis à part les quelques touristes inévitables et les immuables pigeons.

Par contre à Eyüp, quartier hautement traditionnel au bord de la Corne d'Or,
et quartier que j'adore, il y a déjà plus de monde! (qui a dit que porter le foulard était obligatoirement triste?)


On trouve aussi des moutons à vendre au poids.
et un abattoir dans un parking (Cliquer mais âmes sensibles et végétariens activistes s'abstenir)
Aux alentours, dans le cimetière qui mène sereinement au Café Loti haut perché les familles viennent prier et lire quelques prières.



Si vous pouviez au passage arrêter le diaboliser l'Islam ce serait quand même pas mal. Finalement les croyances sont les mêmes et le message en ce jour du sacrifice vaut bien celui de Noël. Un imam à Eyüp dans son sermon (de ce que je comprends avec mon turc tout naze évidemment) parlait d'unité malgré les différences, de solidarité, d'humilité et de piété. Il pourrait envoyer son discours à nos prêtres et on y verrait que du feu à la messe de Noël.
Si vous éteignez la télé quand vous voyez Sarko parce que vous êtes conscient du matraquage médiatique dont on est victime, vous pouvez commencer à éviter de vous laisser abrutir par les reportages récurrents sur le mauvais Islam qui fait un super chiffre d'audimat simplement parce qu'il joue sur la peur des gens et le besoin de se trouver un ennemi commun pour se sentir uni.
Enfin moi je dis ça... je dis rien...

Revenons à Istanbul. 

On ne peut que tomber amoureux de cette ville où on peut, à sa guise, assiéger les ponts pour pécher en se laissant porter par l'odeur des Balık Ekmeks (pains de poisson) qui embaume le quartier de Eski Camii et de Galata:

(le pont Galata ci-dessus
et la tour Galata ci-dessous)
Ou des groupes d'hommes dansent au son de ... la cornemuse, comme ça au détour d'une rue!

Ou les transports en commun ont un sacré goût de magie

(Ca change du RER B...)

Si ça nous vous a pas convaincu de venir me voir prochainement, dans un prochain billet je vous emmenerai vous balader à Eyüp et Fatih des quartiers populaires que nombres de turcs n'aiment pas (trop pauvres, trop sales, trop délabrés...), et que j'adore. On fera aussi une halte à Ortaköy, joli quartier posé sur le rivage du Bosphore.
Tags : escapade, islam, istanbul, photos, turquie, voyage
Je traine, c'est que ça prend du temps de mettre à jour ce blog et que je vadrouille pas mal en ce moment (et je ne m'en plains pas) mais j'ai passé une semaine tellement géniale dans la région de Van et de son lac à l'extrême est de la Turquie que je dois quand même vous en parler, même en retard, même brièvement, même mal!
Alors voilà : une semaine de vacances surprise pour cause de nombreux cas de grippe porcine dans la région d'Ankara, c'était l'occasion rêvée pour Karine et moi de partir vers cette région proche de l'Iran qui nous appelait chacune depuis un moment (oui, il y a des régions qui appellent! C'est comme ça!)

Averties de ces congés surprises le dimanche soir (alaturca...comme on dit hein!) le lundi matin on saute dans un avion pour Van. Je vous parlerai plus tard de la région, de son lac, du palais d'Ishak Pasa, du mont Ararat (que des lieux mythiques)... pour parler d'un moment clé des vacances. Alors que nous avions repris la route qui nous ramenait de la région du mont Ararat vers le lac de Van, nous croisâmes (n'est-ce pas!), au milieu de... franchement rien, un village en bord de route. Musique, couleurs, danses... notre vilaine curiosité nous forçat à nous ranger sur le bord de la route (de toute façon déserte) et d'aller trainer nos vilaines baluches de touristes jusqu'à la fête!

A peine arrivées dans le village on nous souhaite la bienvenue de partout! On est arrivé en plein dans un mariage kurde. On a été accueilli, tout simplement, sans se poser de questions, simplement parce qu'on était là, on nous a fait danser, manger, observer la cérémonie... Les enfants nous on a fait une fête du tonnerre et ça a été une joie de pouvoir baragouiner avec eux. C'est dans ces moments là que nos cours de turc prennent tout leur sens. Pas obligées de se contenter d'hocher la tête et de sourire, on parle, on se rencontre, on se pose des questions, on répond aux leurs... un super moment de fête et de partage!

Je pourrais vous raconter la cérémonie, la remise des cadeaux sous forme de billets ou de médaillons en or, la tronche de la mariée, le menu, les hommes qui mangent avant les femmes, les enfants qui débattent de leur identité (turque et/ou kurde), du notable du coin qui vient nous parler en anglais cassé, ... c'est vrai. Je pourrais et ce serait surement très intéressant, mais je préfère vous faire partager par quelques images la bonne humeur de ces quelques heures pleines de sourire quelque part, un moment, hors du temps perdu au milieu de la steppe anatolienne!











Un moment, simplement, beau.
Il y a quelques semaines pour le Seker Bayram (fin du ramadan) on avait de petites vacances (fort bienvenues).
Il faisait encore beau et doux. J'avais envie de prendre la route. De conduire et de me laisser abrutir par les kilomètres comme je sais si bien le faire.
J'aurais pu prendre un bus pour faire le trajet qui allait m'amener à 1000 bornes d'Ankara, mais j'ai préférer louer une vieille bagnole toute pourrave : La désormais culte Tofas (pas ou peu de freins, pot d'échappement qui semble être à l'intérieur de la voiture, essuie-glaces fantaisistes qui marchent quand ils veulent et pas quand on en a besoin, ...) et comme dirait l'autre "Hit the road Jack", accompagnée de mon accolyte Karinette.
Pendant bien 400 bornes la plaine anatolienne offre un paysage morne de poussiéreuses étendues vides que je crois bien être la seule à aimer.
On fera une escale auprès du lac de Egidir,

Première nuit dans la Tofas qui s'avère étonnamment confortable.
Petit dèj de roi carrément posé sur le lac et seules au monde.



Et puis ça suffit de trainer on a encore beaucoup de route, d'autant que Karine n'est encore jamais allée voir Pamukkale (le chateau de coton) et ses terrasses étincellantes. 
Quitte à être dans le coin (bon c'est comme être à Toulouse et se dire que pour aller à Biarritz on va passer par Bordeaux... pas tant dans le coin que ça!) on y va! J'y étais déjà allé avec Mum il y a ... déjà 7 ans!
M'y revoilà et c'est toujours aussi beau!

Nous on se prélasse (un bout de ma royale personne en exclusivité d'un bac à eau de Pamukkale)
(zavez bien fait de venir tiens!)
On regarde passer les jolies touristes (une petite photo pour ces messieurs ;o)
(quand je vous disais que vous aviez bien fait de venir, voilà de la blonde en mini jupe!)
On s'amuse avec nos zappareils photos.

Pamukkale c'est aussi un site antique de toute beauté dans un décor assez sympatoche. On profitera du coucher du soleil du haut du superbe amphithéâtre 
avant de rouler jusqu'à la fameuse Péninsule de Datça: notre destination finale où on passera une autre nuit dans notre voiture adorée.
Ca y est on a fait nos 1000 bornes et pourquoi? Au réveil on découvre un paysage méditerranéen, des oliviers, du soleil, des pins, des chèvres et une mer sacrément bleue. Le bonheur



La pointe de la péninsule est complètement sauvage mis à part quelques petits villages qui font très grecs et un site archéologique qui se mêle au décor. Quelques plaisanciers aisés, un café turc, le vieux Datça tout en pierre magnifiquement restauré, bref un sacré coup de coeur pour ce bout de terre qui s'avance sans peur ni reproche dans la méditerranée.





Malheureusement il est déjà temps de rentrer à Ankara. Nos barbares d'élèves adorés nous attendent de pied-ferme demain matin. Un dernier café et on se refait les 1000km en Tofas (elle a pas trop aimé....). On rentre à la maison mais on reviendra dans cette superbe région quand on aura besoin d'un plein de soleil et de baume au coeur!

Ainsi donc j'ai passé l'été en France. Fis de l'Iran et encore plus du Pakistan.
Ma déception reste grande mais je sais que ce n'est que partie remise.
Et puis pendant ce temps, j'ai profité de l'été pour trainer de festival en festival.
L'été en France, difficile de s'ennuyer.
Les festivals pullulent et pas besoin d'être riche. Souvent l'ambiance dans la rue vaut largement le détour.
Ici en vrac "quelques" scènes de rues prises à Avignon pour son festival de théâtre que j'adore, Aurillac au festival du théâtre de rue où j'allais pour la première fois et où je retournerai et enfin Paimpol où a lieu tous les 2 ans les festival des champs de marin. Un petit bijou.























Pfiou.
Tout ça.
On m'a dit l'autre jour qu'il faudrait peut être que je prévienne mes lecteurs fidèles que je suis pas partie me faire enlever en Iran.
Et ben voilà.
A quoi ressemble mon mois d'Août.

L'Iran et le Pakistan ce sera Inchallah pour l'année prochaine!
Et non. Il pleut pas en Bretagne!!
(Menfin, fait pas bien chaud non plus....)
Je rentre de 2 jours à Urfa, une ville pleine de légendes, dans la plaine mésopotamienne, à la frontière Syrienne et j'ai été conquise par ses couleurs, son bazar plein d'artisans, ses caravansérails réinvestis par les habitants....

Alors, parmi les centaines de photos que j'en ai ramené je vais devoir vous présenter tout ça par thèmes sans quoi on ne s'en sortira pas!
D'abord, l'ambiance de la ville, puis ses lieux historiques et de cultes, et enfin quelques portraits que j'affectionne tant!
Arrivée tard le soir, a peine a retentit l'appel à la prière du soir, que je dormais déjà à moitié., Urfa de nuit , ce sera pour une autre fois....
Le lendemain matin, première impression, il fait chaud. On est logées dans la vieille ville, d'ailleurs on ne verra qu'elle.
Pendant que je me réveille doucement, Maman et sa copine Aline vont petit-déjeuner et me rapporteront d'ailleurs une bonne petite douceur feuilleté à la pistache et au fromage. Miam.
De ma fenêtre, je découvre déjà les vêtements plus amples, les visages plus arabes, les femmes plus couvertes, les motos plus drôles, le tout plus oriental finalement qu'à Ankara où Istanbul qui sont bien plus occidentales, pas uniquement sur la carte!






A l'assaut de la vieille ville on découvre avec plaisir son vieux bazar aux rues tortueuses où se regroupent les artisans par spécialité. On trouve par exemple le coin des "Terzi": les couturiers

avec leurs belles machines à coudres Singer

Les travailleurs de métal qui tapent sur le fer brulant, fenêtre sur cour

Les travailleurs de cuivre (chez qui, forcément, les filles feront une razia, d'où notre nouvelle amitié avec cet artisan/commerçant (à qui j'ai promis d'envoyer la photo)


Les vendeurs de fruits ou légumes ambulants


Alors, que ces dames faisaient des emplettes dans cette galerie qui était à l'époque l'entrepôt des douanes, nous rencontrons Ridvan qui nous servira de guide pendant les 2 prochains jours.

Pour commencer en douceur on s'installe dans l'ancien caravanserail perdu au milieu du bazar, inondé de soleil, investit par les hommes du coin,

(ou pas, quand c'est l'heure de la prière)

pour boire du thé, jouer aux dominos, aux échecs, ou comme nous aux cartes. Le tout en mangeant les lahmacuns (espèce de pizza très fine, de viande épicée).
Inutile de dire que je vais perdre cette partie de cartes misérablement.

Ensuite il nous amènera dans le dédale des vieilles rues tortueuses aux hauts murs de pierre.







J'ai autant aimé ces rues lumineuses pleines de charme et d'enfants que les rues sombres, encombrées, bruyantes et délicieusement odorantes du grand bazar au cœur duquel on peut pourtant trouver des mosquées sereines et des cours intérieurs semi-abandonnées.




La rue d'Urfa m'a conquise.
Mais reste à savoir si ses monuments et ses habitants seront tout aussi intéressants.
(Petit indice: la réponse est oui!)
Tags : escapade, Moyen-Orient, photos, turquie, Urfa, voyageMes vacances semestrielles (oh oui, ça va, je vous entends râler d'ici, je suis PAS TOUJOURS en vacances, même que demain je bosse, alors!!) Les vacances donc approchaient et je n'avais aucun projet.
Et puis c'est venu un peu comme ça, de quelque part dans mon subconscient, quelque chose me criait: ("Irlande! Irlande" vous croyez, et ben non ce serait trop facile) Non, quelque chose me criait:"Du vert!! Du vert!"
Ba oui, parce qu'ici, c'est pas la méditérranée et ses oliviers, non ici c'est la steppe anatolienne. POur vous imaginer ce que ça donne (tout le monde n'a pas la chance d'être perdu dans la steppe anatolienne) vous prenez un grand terrain vague, vous l'allongez à l'infini, vous imaginez le vent et la poussière et vous plantez une ville dessus. Alors voilà, c'est nous.
Ainsi donc rien d'étonnant à ce je sois en manque de vert, de collines fertiles, d'air marin et tout ce genre de choses qu'on trouve à foison justement en Irlande!
Hop un petit check comme ça, au pif, sur internet sur le prix des avions et vas-y t'y pas que je tombe sur un aller retour à 150 euros! Emballé c'est pesé je vais aller cotoyer du mouton et boire de la bière dans ce pays que j'aime.
Sans compter que ce sera l'occasion de revoir AnneSo (la coéquipière parfaite du transsibérien) et ma "famille irlandaise" de Cork que je n'ai pas revu depuis 4 ans et qui doivent (j'en suis sure) se languir de ma délicieuse présence. (les évènements me donneront d'ailleurs raison)
AInsi voici, parce que ça vous passionne, les étapes de ce petit séjour des plus agréables.
LE DEPART ULTRA BORDELIQUE:
Impatiente de me sentir en vacances je pars dès mon cours de turc terminé pour la gare routière d'Ankara. Un jour je vous la montrerai. Je prends un billet pour un bus de nuit pour Istanbul où j'ai mon vol le lendemain.
J'attends quelques heures à la gare routière où je me fais draguer en turc (c'est drôle!)
Malheureusement arrivée à Istanbul impossible de rejoindre l'aéroport (qui est un petit aéroport paumé et que personne ne sais comment y aller)
Je me retrouve à 5heures du mat, seule avec le chauffeur, dans un bus qui s'avère ne pas du tout y aller. Heureusement le bougre me prend en pitié et me garde dans son bus toute la matinée jusqu'à ce qu'il ait finit sa tournée et finalement m'amène, gratis, seule dans le bus, à l'aéroport avant de rentrer chez lui.
Heureusement que j'avais une marge de temps et que je suis tombée sur lui!
Ayè je pars vers l'Irlande.
DUBLIN
C'était trop chouette de revoir ma coupine de sac à dos.
Mis à part que je me suis faite exploitée pour déménager de sa boite à sa sardine 
dans son nouveau château (ici en conversation mondaine avec le duc lui-même)
M'enfin je l'ai un peu exploitée aussi pour aller se prendre la pluie,
pour voir des éléphants de mer 
et pour arpenter les rues de Dublin à la recherche d'un ouvrage mystérieux.
(non c'est pas moi, j'en suis pas encore là malgré ma diète pancakes/caramel)
Poulette on reprend la route quand tu veux!!
CORK
Ahh comment vous dire le bonheur de retrouver les lieux qu'on connait, tels qu'on les connait. Remonter la route qui mène vers mon ancienne petite maison sur la falaise. Le vent, le tournant et enfin mon phare, ses petites maisons alignées, 

la famille que j'adore, un thé près de la cheminée, des enfants qui ont grandis, ma chambre, la corne de brume dans la nuit...
C'est quand même bon de se faire des vacances régressions, à savoir, des vacances où on va pas de l'avant. Au contraire, on ne découvre rien, on revient en arrière et on profite de ceux qui jalonne le chemin.
L'EXIL
J'avais prévu de louer une voiture et de ma balader le long de la côte de West Cork, que certes je connais par coeur mais qui n'en est pas moins sublime.
Au lieu de ça, très futée que je suis, j'ai oublié mon permis en Turquie (ô le génie adélaïdien..) et j'ai donc choisi d'aller me perdre dans une petite auberge de jeunesse que je connais, perdue dans un coin encore plus perdu. Un peu le bout du monde: un petit port de pêcheur, des heures de routes à travers des paysages sauvages, un petit port de pêcheur, et encore là il faut faire du stop ou prendre un taxi pour rejoindre l'auberge qui a 15 lits, une situation exceptionnelle et une ambiance qui l'est encore plus.
J'y ai rencontrés des gens tous aussi uniques les uns que les autres. Vous savez, c'est le genre d'endroits dont on pourrait faire un film à simplement filmer les gens qui s'y croisent, s'y rencontrent.
Il a plu presque tout le temps j'ai donc lu. Et regardé tombé la pluie. Et rencontré des gens: Des bouddhistes qui fréquentent le petit centre de méditation attenant, des volontaires recherchant un contact avec la nature, des citadins à la recherche d'un peu de sérénité, des mouettes, un voyageur en pose avant de partir faire le pélerinage de Compostelle, beaucoup de gens qui se cherchent. Beaucoup de belles, et éphémères rencontres. De celles qui font du bien.
LE RETOUR A ANKARA
Un petit arrêt à Cork le temps de prendre le temps de retrouver la ville
(j'avais oublié le type qui crie "échooooooooo" comme un barbare devant la poste. Ba il est toujours là!)

Un autre arrêt à Dublin histoire de dire aurevoir à la folle chatelaine.
Et puis me voilà repartie pour la Turquie.
Le retour a été beaucoup moins zen. Prise dans les tempêtes de neiges j'ai mis 48 heures à rejoindre Ankara: dont 6 passés dans un avion cloué au sol 
et une nuit à dormir à l'aéroport de LOndres avec de nombreuses autres passagers égarés.
(heureusement j'ai un livre!!)


Ces vacances m'ont fait un bien fou. J'étais en train de m'enliser dans quelque chose de pas très bon je crois. Ca m'a donné l'occas de penser un peu mieux. D'arrêter de penser aussi. L'air marin, ya pas à dire ça donne un bon coup de fouet. Les gens qui sont contentes de vous voir aussi.
Une fois arrivée, les vacances n'étaient toujours pas fini (Yark Yark Yrak) et j'ai accueilli la Cécilia dé Bolivia pour un petit séjour express, mais ce sera pour plus tard parce qu'il est minuit passé et que je travaille demain MOI!!!
Tags : escapade, irlande, photos, voyageAaaaaaaaaaaaaaalors, c'est pas que je délaisse le blog en ce moment, mais si.
Mettez ça sur le compte d'une petite déprime hivernale passagère.
C'est vrai que je ne vous parle pas beaucoup de Turquie.
Et je voudrais bien m'y investir davantage. Comme je le faisais au Japon. Mais, si j'y suis très bien en Turquie, je ne me sens pas trop l'âme journalistique en ce moment. Ca reviendra Inchallah.
Et puis si on revoit ce blog à ses débuts il s'agissait uniquement de tenir informé mes proches, ma famille, mes amis, de mon état de santé physique, mentale, culturelle.
Voilà, en ce moment, le physique ça va, mais le mental et le culturel sont en berne.
Je me recentre vers l'essentiel et informe famille et proches que je suis en vie malgré mon évidente hibernation.
L'hibernation va connaitre une brève interruption ceci-dit puisque je pars, demain, pour l'Irlande où je vais retrouver ma super coéquipière du Tokyo->Saint petersbourg de l'année dernière j'ai nommé la célébrissime Anne Sophie qui a maintenant son QG dans un verre de bière. Enfin en Irlande quoi.
Pour une dizaine de jours (ouai je suis prof dans un établissement scolaire maitenant les cocos! En conséquence je passe ma vie en vacances payées. HA!)
Je pars sans mon ordinateur pour toute cette très longue période de temps (à entendre "très longue sans ordinateur et pourtant si courte loin du boulot").
Besoin de me remettre à lire (message perso: livre reçu...^^), à écrire, à vivre quoi. Donc ne vous attendez pas à des photos ou messages prochainement.
Par contre bonne nouvelle pour ceux qui attendent quelques petites photos de la Turquie. Dans 2 semaines ma super copine bouffeuse invétérée de papas bolivianas j'ai nommé la célibrissime Cécile vient passer un petit weekend prolongé par ici et on prévoit un petit saut en Cappadoce qui j'espère être alors sous la neige!
Ca devrait donner quelque chose de sympa.
Mais comme vous ne connaissez rien vous allez taper Cappadoce sur Hooseek (mort à google) image histoire de savoir de quoi je parle.
Bon non, vous n'êtes décidemment bons à rien. Je sens la flemme envahir votre souris je m'en vais donc vous pêcher quelques images moi- même.
Tags : escapade, irlande, mot du jour, mot perso, turquie, voyage, état d'espritBon je suis à la bourre, mais je vais me remettre un peu à ce blog qui semble complètement oublier que j'habite en Turquie. DOmmage pour ceux que ça intéressait...
Alors il y a de ça un mois, c'était "Bayram": à savoir les vacances de l'Aïd. On en a 2 dans l'année. Une à la fin du ramadan qu'on appelle Seker Bayram (en arabe c'est l'Aïd el Fitr) et l'autre le Kurban Bayram, ou fête du sacrifice, ou l'Aïd el-Kebir pour les arabes.
Bref, c'est l'équivalent de la fête de Noël pour nous. Tout le monde a une semaine de vacances et rentre dans sa famille.
Moi je n'avais pas de famille à voir, et puis mon amoureux était là et commençait à tourner en rond comme un lion en cage dans mes 120M² (quoi? je vous l'ai déjà dit? Ah pardon....) on est donc parti, un peu à l'improviste dès la fin de mes cours à la grande gare de bus d'Ankara, sans certitude de pouvoir trouver un billet à cette période.

On avait quand même 2 avantages:
-le premier, on avait pas réellement d'idée arrêtée sur notre destination, de la mer et du soleil, voilà notre seul moto du moment: fuir Ankara qui commençait à afficher des températures digne de la campagne polonaise.
- le second, je suis en weekend un jour avant tout le monde, yark!yark!yark (ah! ça aussi, je vous le dis souvent??)
Aucun problème donc pour dégotter un billet pour Antalya, notre premier choix de destination! Allez en route pour un périple de nuit pas très agréable pour le namoureux et ses longues jambes, beaucoup plus pour moi affalée et ronflante allègrement sur lui.

J'ai instantanément aimé cette ville bordée à la fois par une mer bleue azur et par des montagnes de toutes part.

Qui plus est on a été accueillis par Charlotte et Guillaume et leur ptite puce Lucie.
POur la petite histoire j'ai rencontré Charlotte il y a quelques années alors qu'on suivait toutes les 2 nos études de Français Langue Etrangère par correspondance, moi en Inde et elle déjà en Turquie. On était à Grenoble pour passer nos examens et on avait immédiatement sympathisé.
A l'époque j'avais déjà dans l'idée de venir un jour en Turquie, on avait ainsi gardé contact (ô la magie d'internet) et voilà que... 4 (?) ans plus tard on se retrouvait à Antalya.
Alors qu'on se connaissait à peine ils nous ont invité à rester chez eux et on a passé de supers moments avec eux.
Une ballade dans les montagnes aux couleurs magiques.


Et puis on les a aussi laissé profiter de leur vacances à la cool et on est parti se balader dans la région qui est superbe.
On a loué une voiture
Heu non, pas celle là.
On a visité Termessos un site antique resté sauvage, accroché à la montagne et quasi désert, au théâtre suspendu dans un décor absolument magnifique.
Et aux innombrables tombes majestueuses

Athmosphère.
On a aussi fait une balade le long de gorges menant à un canyon.
Là encore, personne.
Bibi est parti à pied-nage dans le canyon à l'eau gelée, inquiète de ne pas le voir revenir, il a bien fallu que je me mette à l'eau. Il était bien sain et sauf en extase devant cet endroit hors du temps.
Je vous épargne les 3 milliards de photos qu'il a prises, sinon on avancera pas!
J'étais certes gelée mais heureuse. Du spectacle. De sa joie d'enfant explorateur. D'être là.
Et puis on est parti à çirali et Olympos, une grande plage aux mains de quelques hippies pas frileux et bordée de ruines à l'abandon.
La encore on a grimpé, on a regardé le soleil se coucher, on pris le temps de respirer la beauté de ces vacances tout bêtement.


On a trippé un bon moment devant les chimères:
des flammes sur les montagnes qui se créent quand un gaz qui sort de terre entre en contact avec l'air. Assez drole à voir.
Enfin, le dernier jour on a roulé jusqu'à un site que j'ai adoré:
Quelques ruines, encore, mais toujours dans un site enchanteur et toujours personne pour nous embêter on a parcouru des routes qui ont des milliers d'années

et on s'est baigné dans une crique oubliée (comme le nom du site d'ailleurs? Charlotte tu me rappellera ça hein???)


Bref la belle vie

(Ahah!! Alors Ali on fait moins la fière sous tes caraïbes communistes hein!!)
Enfin, voilà, la région est vraiment enchanteresse, j'y retournerai certainement mais pour l'instant l'hiver est là. On est sous la neige à Ankara (je vous monterai ça bientôt) et je me terre jusqu'à la fonte des glaces dans mon canapé.
Allez le mot de la fin:

Non tiens, j'en ai un autre de mot de la fin, ou plutôt l'image de la fin.
A méditer... ou pas.

(le premier qui dit qu'elle sert à rien.....!)
Tags : escapade, turquie, voyageC'est le dernier jour de ce weekend MerNoirois.
C'est que le lendemain je suis censée être socialement utile et mater du monstre à 2 pattes nommé enfant !
Un dernier jour en beauté puisqu'on part à l'assaut de Safranbolu, ville classée au patrimoine de l'Unesco, rien de moins.
Et pourquoi? Je vous le demande?
Si vous suivez, je vous ai donné quelques indices!
...
Des maisons ottomanes! (tiens ça faisait longtemps vous disiez-vous justement!)
De partout.
C'est vraiment joli.
On attaque un ptit dèj des champions (le petit déjeuner turc c'est du thé bien sur, et du fromage, des olives, des tomates, des oeufs, des concombres, du pain, du miel, bref, j'adore.
(Ca change du petit dèj japonais: natto gluant et puant, riz et oeuf cru...)
Bref on avale tout ça allègrement et on part à pied dans les ruelles de la ville.
On boit du thé. Mange des loukoums au chocolat/pistache (mamamiiiiiaaaa!!)
(pas de photos, on prend pas de photos la bouche pleine!)
On fait des pauses bouquinages sous les fenêtres

Ou dans les cours des mosquées

On fait marcher l'économie locale en négociant quelques cuivres à de sympathiques artisans.
On rencontre assez de chats pour se déclencher une allergie (sauf pour Lili complètement droguée de chats depuis son passage en Turquie)
On croise des regards
Et des chèvres qui ont la dalle
Prend des photos qui servent à rien.



Puis on est.
Rentrées à Ankara.
Et j'ai.
Repris le boulot.
Arg.
Avant de repartir pour un séjour express à Istanbul.
(a suivre donc...)
(pour ceux qui suivent, j'entends bien sûr ;o)
Tags : ankara, escapade, famille, photos, turquie, voyage