Espece de Bohemienne

"Espèce de bohémienne!" comme me dis souvent mon grand père! Et il n'a pas tort. Pigeon Voyageur, passionnée d'images (de photo et de scrap) et de découvertes en tout genre, ... voila quelques aspects de ma personne que je vais indécemment exhiber ici!!

13 juin 2009

Livre: Les amants de la Mer Rouge de Sulaiman Addonia

Les Amants de la Mer RougeMa note: 3/5 (les 2 pieds dans le plat, mais au moins le plat est intéressant)

Le Topo:

Djeddah, fin des années 80. Naser est un jeune Erythréen de vingt ans que les troubles politiques dans sa terre natale ont forcé à émigrer en Arabie saoudite où, pour gagner sa vie, il lave les voitures.

Là-bas, les femmes sont cachées sous leurs voiles et les hommes ont les pleins pouvoirs. Seule prévaut la justice des riches et des puissants. Naser grandit dans un climat brutal et ses moindres faits et gestes sont épiés par la police religieuse tandis que sa vie est rythmée par les sermons stridents de l'impitoyable imam de la mosquée locale. Jusqu'au jour où il reçoit - sacrilège - un mot d'amour écrit par une inconnue.

Bravant les chefs religieux et politiques, Naser décide de vivre cette passion, tout en sachant qu'il risque sa vie s'il venait à être découvert. Les Amants de la mer Rouge est l'histoire d'un amour interdit, dans une Arabie Saoudite brûlante et tyrannique, une passion universelle et moderne tout à la fois.

Ma rencontre avec le livre:

Quand j'ai su que ce livre était proposé aux bloggeuses en échange d'une critique (système que vous connaissez maintenant) je n'ai pu qu'accepter.

Il est arrivé à Pau. Mum l'a lu dans l'avion qui l'amenait à Istanbul. On l'a amené à Urfa où Aline l'a lu. Quant à moi je l'ai lu entre 2 ou 3 jours.

Mon avis:

Il y a des livres dont on a du mal à parler. Celui-là en fait partie et j'ai attendu presque un mois pour écrire mon avis.
J'ai du mal à construire un raisonnement objectif dessus, vous devrez donc vous contenter d'un méli-mélo entièrement subjectif et encore plus fouilli.

Evidemment d'un livre qui parle d'amour dans une société musulmane et particulièrement en Arabie Saoudite j'attendais pas mal de choses.
Quelque part j'attendais qu'on parle de moi et de mon histoire. Ca n'a pas du tout été le cas donc passons sur cette première déception qui ne concerne que moi et parlons de ce que ce livre apporte à un lecteur basique (à entendre qui n'a pas la relation que j'ai au duo amour/islam).

Indiscutablement, son intérêt principal est de nous plonger dans une société qui nous est très étrangère et peu connue. POur ceux qui connaissent pas ou peu le monde musulman, ici il est décrit dans sa forme la plus politisée et la plus extrême.

On y retrouve le refus de la vie et de ses joies, en bloc, très caractéristique de ce que peut être le fondamentalisme religieux sous toutes les croyances.
C'est visuellement très bien suggéré par ce monde décrit en noir et blanc, où les femmes ne sont que des ombres et les hommes se débattent entre eux dans le monde terne qu'ils ont eux-même créé.
L'apparition de la couleur concorde avec la découverte de l'amour et c'est le début de la lutte entre une société impitoyable et les héros amoureux, accrochés coûte que coûte à la vie.
L'image est percutante et parlera à tous ceux qui craignent ou connaissent peu ces sociétés.

Quant à moi, si j'ai aimé découvrir l'Arabie Saoudite, étouffante, injuste, qui se débat avec elle-même entre droit de vie et diktat de la religion, j'aurais aimé, au delà de cette description intéressant, qu'on me propose une vision moins manichéenne de l'islam et un ton moins mielleux pour parler de l'amour.

J'aurais voulu un livre moins facile, moins cliché parce que c'est un sujet dont je connais la complexité et la profondeur.

Il reste que c'est un livre rapide et aisé à lire. Il a beaucoup plu à ma mère et à sa copine Aline qui l'ont, toutes les 2, lu en quelques jours lors de leur voyage en Turquie.
C'est aussi un manifeste pour le droit au bonheur dans des sociétés asphyxiées à cause de la folie des hommes qui usent et abusent de Dieu pour vous étouffer avec.

A la suite de ce livre je me demande s'il est possible finalement de lire/d'écrire sur l'islam sans que ce ne soit, soit une apologie, soit une dénonciation.
Le relativisme, ça n'a pas l'air d'être une valeur qui marche chez les écrivains.

 

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30 mai 2009

Livre: Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

Le Cercle Litteraire des Amateurs d'Epluchures de PatatesMa note: 4/5 (un livre qui se dévore avec grand plaisir et dont l'ambiance pleine d'embruns et d'humanité nous suit un moment)

Le Topo:
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman.
Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ?
Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant.

Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d'autres habitants de Guernesey , découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Ma rencontre avec ce livre:

Quand je me suis rendue à la fnac, je savais que je devais choisir avec attention ma sélection à amener en Turquie. J'avais plusieurs titres mais finalement, si j'en ai pris quelques uns de ces titres je me suis baladée entre les rayons et j'ai pioché ici et là des jolies couvertures, des titres accrocheurs, des coups de coeur du libraire, et des titres dont j'avais déjà entendu du bien.
C'est ce qui s'est passé avec celui là. j'avais lu plusieurs avis, tous positifs, sur les blogs de lecture. Il était donc dans mes bras avec ma trop lourde pré-sélection.
Quand je suis allée demander un renseignement à un guichet, la fnacquière (oui, oh....) est partie d'un grand discours ventant ce livre qu'elle avait adoré et donnant son avis sur tous les autres.
Elle ne l'a pas su mais c'est ses commentaires qui en partie ont fait le tri final de ma sélection.
Son enthousiasme l'a emporté et moi j'ai emporté ce bouquin au titre à rallonge dans mes bagages.

Mon avis:

Lu à une vitesse déplorable (ma PAL arrive  un stade critique, c'est grave) voilà un livre très réussi, plaisant tant par sa forme épistolaire vive et originale que par son fond : une mosaïque de personnages très attachants qui fait face à l'horreur de la guerre à leur manière unique d'insulaires coupés du monde. Une manière à la fois burlesque, pataude et pleine d'humanité: avec leurs faiblesses, leur tendresse.
On a l'impression que c'est toute l'île de Guernesey qui a souffert et survécu à l'occupation tant on ressent les liens qui uniront ses habitants lors de cette épreuve et longtemps après. Pour le meilleur et pour le pire.
Un moment de lecture très agréable.
Si je recroise cette fnacquière (c'est bon, je sais.....) je lui dirai merci pour ses avis qui ont tous été avisés!

Mon seul avis (très) négatif est que, parmi les habitants de l'île, le seul personnage très très antipathique s'appelle Adélaïde......

COmme d'habitude.....

 

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21 mai 2009

I Love Paris!

C'est là que vous, pauvres incultes du net, vous vous retirez de cet article pour laisser place aux initiés.
Il est enfin arrivé, mon Swap Paris!

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En effet c'est la première fois que je participais à un Swap. Si l'idée m'avait interpellée j'attendais THE swap, pour me lancer. Un Swap sur Paris, la ville de mon coeur, a été lancée par Loula et me voilà partie pour l'aventure.
J'ai profité de mon escapade dans la capitale à Pâques pour trouver des livres et quelques petits cadeaux pour ma swappée: Fersenette. J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ses goûts, puis à chercher ce qui pourrait lui plaire, à emballer les cadeaux, à confectionner le colis, et à voir que mes choix lui avaient plu!

J'attendais avec une impatience quasi-hystérique de recevoir mon colis. Il y a 3 jours, en rentrant du boulot, la fameuse petite note de la poste turque m'attendait. Pas de bol, le lendemain était férié en Turquie (c'était la fête de la jeunesse et du sport, du coup, hop 2 jours de vacances pour les profs!) et le surlendemain, à la poste on me disait que je devais revenir plus tard....
C'est sous une pluie battante et des éclairs effrayants que j'y suis retournée aujourd'hui. (Tension! tension!)
J'y ai rencontré un employé on ne peut plus charmant (à tel point que je retournerai poster mes lettres que les Jeudis entre midi et 2!!) et me voilà enfin rentrée, trempée, mon colis bravement calé sous le bras.

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Zut, flute, plus de batterie dans mon appareil photo. Je patiente 5 minutes le temps qu'elle reprenne vie. Et voilà le moment tant attendu venu: l'ouverture du colis! Allons-y doucement et ensemble.

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Ce que je vois en premier c'est le foulard! Bon, ceux qui me connaissent savent que je suis une malade des foulards et des tissus en général. J'en ai encore acheté un pas plus tard qu'hier (trooooop joli).
Celui du colis est léger, large, et couleur crème, bref le foulard parfait pour l'été très chaud qui s'installe par ici! Adopté immédiatement il est sur mes épaules au moment où je vous écrit!
Et puis le thé! Tout rouge (ma couleur préférée) et je vous laisse deviner le parfum.... Bon non, je vous le dit pêche, ABRICOT, VANILLE et rose. C'est t'y pas magnifique, mes parfums préférés et en totale adéquation avec ce blog. Ca c'est du cadeau sur mesure. Il va rejoindre ma boite à thé qui est trop trop contente!

COntinuons notre avancée dans ce colis qui s'annonce plein de bonnes surprises. Et ce qui saute aux yeux, c'est.... le rouge!

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J'avais oublié avoir rempli ce détail dans le questionnaire mais ma swappeuse, elle n'a pas oublié. En effet mon salon est à forte tendance rouge, et encore, je n'ai pas encore peint mon mur en rouge (c'est prévu). Les paquets sont trops jolis, très soignés, tout plein de détails (souvent japonais) craquants (kawai )à tel point que j'ai eu presque mauvaise conscience de les ouvrir.

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Non je rigole pas je les ai ouvert quasi religieusement!
C'était trop joli!

Alors pour le détail de mes cadeaux, d'abord les livres, évidemment:

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Ce swap arrive à temps à un moment où ma PAL commence à mincir dangeureusement (certes ça veut dire qu'il me reste bien une petite dizaine de livres à lire, mais j'aime avoir le choix!). J'avais beaucoup entendu de Rue des Maléfices en bien, c'était le premier coix de ma swappeuse, j'ai donc hâte de mon plonger dedans et de te dire ce que j'en pense. Quant aux 2 autres je dois admettre que je ne les connais pas du tout. J'ai aussi hâte de voir ce que ça va donner, tes notes, ma chère swappeuse, m'ont mis l'eau à la bouche.

J'ai été gâtée en terme de "visuel".

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Deux carnets trop charmants (justement mon carnet de notes diverses, de lectures entre autres) est terminé et pas encore remplacé. C'est parfait! Je vais donc dès à présent en embarquer un dans mon sac.
J'ai complètement craqué sur le petit ParisFlip, l'idée, le côté très rétro et très visuel, vraiment, il est extra, je l'adore. Un vrai petit bijou.

Dans 3 cartes toutes très jolies et qui vont finir sur mon mur à cartes, ma swappeuse se présente, m'explique ses choix de livres, de cadeaux, son impression pour ce premier swap pour elle aussi,.... je nous trouve plein de points communs, j'ai l'impression de recevoir une lettre d'une amie.
Enfin, les petits cadeaux qui suivent sont dans la lignée de tout le reste. Juste parfaits!

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L'écharpe (sur mes épaules au moment de la photo vous ai-je dit!), le thé Nosy Be(y) du nom de cette île au Nord de Madagascar où j'ai passé des vacances magiques quand j'étais gamine, et dont le simple nom évoque beaucoup de choses pour moi (chasse à la méduse sur la plage, eau tranparente et poissons multicolores, coquillages grillés, coups de soleil, ....), et cette petite pochette en feutre que j'adore.

Je ne m'attendais pas être aussi gâtée. Je ne peux que dire un immense merci à ma swappeuse qui n'est autre que Sandrine du Blog Superflu et qui m'a beaucoup touchée par ce colis.

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Sandrine, je pars pour l'aéroport d'ici une heure, et je n'ai pas le temps de t'écrire avant mon départ mais j'ai tout plein de choses à te répondre, à dimanche donc!

Voilà pour ma première expérience de Swap. Surement pas la dernière!

Question livres. J'ai fini les Amants de la Mer Rouge et je vous en parle à mon retour. Je viens de commencer le Cercle litteraire des amateurs d'épluchures de Patates. Tout un programme. Pour l'instant j'aime énormément.
Mais fini de bavarder. J'ai moins d'une heure pour ranger mon appart, me doucher, et préparer mon sac.
Je décolle pour SanliUrfa, près de la frontière Syrienne où je rejoins Mum et sa copine Aline pour le weekend.
Bises.

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20 mai 2009

Livre: Botchan de Soseki Natsume

Botchan  Ma note: 4/5 (le plus beau métier du monde, c'est pas de la tarte!)

Le topo:

Ce court roman est un des plus populaires du Japon. Chaque écolier japonais le lit au cours de sa scolarité. Ce roman est très largement autobiographique et se rapporte au séjour de l'auteur à Matsuyama 10 ans plus tôt.

Nous sommes dans le Japon de la fin du dix-neuvième siècle, alors que le pays vient seulement de s'ouvrir au monde et qu'une nouvelle époque commence. Botchan est orphelin très jeune, bagarreur et risque-tout. Le garçon ne trouve d'affection que chez Kiyo, la servante de la famille, de noble lignée ruinée.
Envoyé pour son premier poste comme professeur de mathématiques dans un collège de province, le jeune citadin se trouvera, comme l'auteur, transplanté, en butte aux tracasseries de ses élèves et aux intrigues de ses collègues.

C'est un roman d'éducation, caustique et vif, plein d'observations au vitriol sur le milieu provincial.

Ma rencontre avec Botchan:

J'ai entendu parler de ce roman pour la première fois quand je me baladais en stop au Japon.

Nous avions (avec Yoko et Mum) été prises en stop par 2 pasteurs trop rigolos qui allaient jusqu'à Matsuyama. Shikoku n'était pas vraiment prévu dans notre itinéraire mais voilà que Yoko nous dit que

1. C'est ensuite très facile de prendre un bateau jusqu'à Kyushu qui était notre destination finale.

2. Et que Matsuyama c'est LA ville de BOTCHAN. Bo...qui?? Honte à moi, je ne connaissais pas ce personnage mythique au pays du soleil levant.

Ainsi donc nous avons suivi nos 2 pasteurs sympathiques et nous nous sommes promenés dans cette ville si fière d'être associée à Botchan et au passage, nous nous sommes baignés dans le onsen le plus vieux du Japon. Ensuite nous avons voyagé à Shikoku, c'était bucolique, marin, et tout et tout, on a pas regretté le détour vers Kyushu. Et tout ça grace à Botchan (et aux 2 pasteurs)

Je m'étais toujours dit, depuis, qu'il me faudrait absolument lire ce livre que tout le Japon connait. Et à Pâques, pile poil, 2 ans, après ce tour en stop au Japon, j'étais en France et je errais à la Fnac quand je suis tombée sur le livre, joli, coloré, et pas cher!
Ca n'a fait ni une ni deux, il était embarqué. Et je l'ai lu presque aussi vite et aussi facilement que je l'ai acheté!

Mon avis:

Je me suis régalée de ce petit roman plein de petites més(aventures) savoureuses qui nous plongent dans le Japon profond du siècle dernier.
J'ai aimé particulièrement le ton léger du récit. C'est assez rare dans la littérature japonaise. On aime à suivre Botchan dans ce qu'il a de naïvement charmant mais aussi de ridiculement puéril. Son désarroi face à ses élèves insolents (et qui parle forcément à la prof que je suis!) fait franchement sourire.
Bref, j'ai tout trouvé agréable dans ce roman et j'ai été surprise par sa fraicheur et son ton, finalement, très actuel.  

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11 mai 2009

Article en vrac: votre inutilité (mais je vous aime quand même), on parle aussi bouquin et on vous invite à me faire des cadeaux

Ya des gens sur ce blog qui servent à rien. Ma mère, mes amis, mes soeurs....
Bon je vous aime c'est vrai, mais vous êtes largués! Déjà quand je faisais du scrap vous compreniez pas grand chose: "heu, c'est quoi une CT" "t'es payée pour tes pages?" "heu. un tag?".

Certes j'ai arrêté de scrapper, mais le problème reste. Figurez-vous qu'il y a une vie en dehors de la vie Réelle. Ca s'appelle internet, et pire ça s'appelle les blogs. Et figurez-vous ensuite que quand vous avez un blog, vous entrez dans la blogosphèèèèèère. Rien que pour le mot, ça vaut le coup d'en créer un, on croirait partir en voyage dis-donc.
Et dans cette blogosphère presque aussi vaste et variée que le monde de dehors de l'ordinateur (quand on y met les pieds), ...bref dans la blogosphère on a nos propres coutumes, notre langage, il y a même une sorte de cyber-amitiées qui se créent entre tout plein de monde, avec ses cyber-disputes, ses cyber-potins,...
Bon je reconnais qu'il faut n'avoir que ça à faire, mais tout de même. C'est un phénomène qui est réel. Etrangement.

Ainsi donc je vous prépare à voir débarquer dans les prochains articles des choses que vous ne comprendrez pas comme par exemple un article qui traitera d'un Swap. Oui, à mes souhaits. Cherchez-pas. C'est pour les autres, ceux qui comprennent!

Egalement, vous savez déjà, pour ceux qui ont (quand même) compris, que tout au long de l'année je reçois des bouquins gratos (héhé) pour les lire et accessoirement en parler. Ca m'arrange j'adore les lire et j'aime bien aussi en parler.
Je reçois ces bouquins par divers intermédiaires et là, vient d'être lancé une nouvelle opération "Masse-Critique" à savoir n'importe  kiki a un blog peut demander à recevoir un de ces bouquins ici en échange d'une critique (libre évidemment, qu'elle soit positive ou négative).

Pour ma part j'ai demandé soit ça, soit ça. Vivement le tirage au sort (ça c'est pour garder un peu de suspennnnse). Et Maman qui arrive ce weekend en Turquie m'apporte un autre livre offert.
Bref les thèmes tournent toujours autour de la religion, du moyen-orient, de l'islam,forcément, de l'amouuuur aussi évidemment, de l'intégrisme (oh hé ça va, c'était juste une barbe, belle qui plus est), mais qui m'en voudra hein?

Au fait ma liste sur Amazon s'allonge à n'en plus finir. SI vous savez pas quoi faire de votre argent en ces temps de crise, n'hésitez pas, j'accepte les cadeaux toute l'année

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07 mai 2009

Livre: La chute des prières de Sema Kaygusuz

La Chute des prièresMa note: 4/5 (mon premier livre-baklava : de nombreuses épaisseurs toutes aussi bonnes les unes que les autres mais à déguster doucement, feuille après feuille, pour ne pas s'étouffer)

Le topo: (incompréhensible j'en conviens mais qu'il ne vous décourage pas)

Dans une île méditerranéenne, probablement en mer Egée, Leylan fut un jour abandonnée par sa mère. Son père, muré depuis dans le silence, vit avec elle et lui renvoie chaque jour une douloureuse image d'incomplétude.

Perdue dans ses hypothèses, culpabilisée par les insulaires, Leylan se tourne vers une diseuse de bonne aventure, auprès de laquelle elle espère comprendre, trouver des réponses, admettre l'abandon.

Peu convaincue par ses propos, Leylan convoque l'étonnante galerie de personnages qui peuple cette île, fait affleurer les mystères et les croyances puis, toujours insatisfaite. s'éloigne encore du réel pour mieux l'appréhender.

Viennent alors s'ajouter à sa quête la puissance des textes fondateurs, poèmes, mythes et légendes écrites ou issues de la tradition orale : toute une polyphonie métaphorique qui fait écho à sa propre histoire, l'autorise enfin à devenir adulte et à percevoir son identité libérée du prisme traumatique de l'enfance.

Un roman initiatique porté par une écriture puissante et limpide. Un texte très ambitieux dans sa forme, qui aborde les origines du récit turc et qui s'inscrit au cœur de la culture anatolienne d'une façon tout à fait remarquable.

La rencontre avec le roman:

A l'école où je bosse, l'ambassade nous envoie régulièrement une dizaine d'exemplaires d'un journal à destination des français et francophones installés en Turquie.

Dans le dernier exemplaire j'avais repéré l'interview d'une romancière: Sema kaygusuz qui parlait de son premier roman qui était encensé par la critique aussi bien turque que française. Son interview était, à mon sens confuse, mais intéressante. Elle était restée dans un coin de ma mémoire sans pour autant que je note ce livre dans ma liste à acheter.

Lors de mon bref passage à Paris pour le weekend de Pâques, je me suis perdue (...) à la Fnac. Je faisais une cueillette savoureuse en me baladant d"un rayon à l'autre quand je suis tombée sur ce bouquin.

Je me souvenais de la très belle couverture et du titre, il m'a fallu un petit temps pour ressituer d'où je le connaissais. Et puis, hop, dans le panier. Viens petit, je te ramène à la maison, en route pour la Turquie.


Mon avis:

Ce livre ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire (et apprécier) jusqu'à présent.
J'ai mis un certain temps à le lire parce que la fin de chaque chapitre m'imposait une pose, le temps d'y penser, de comprendre, de savourer les mots et les idées.

L'écriture est très puissante effectivement et heureusement les phrases sont courtes, les chapitres nombreux. Ca permet d'alléger une lecture qui serait sinon trop intense.
Mais jamais, je n'ai trouvé l'écriture trop lourde. Elle demande simplement une démarche progressive. C'est une dégustation, pas une goinfrade (amis des mots inventés bonjour!).

Un livre qui demande du temps, de l'investissement, un livre fort d'idées et d'images mais qui n'est pas pour autant inaccessible c'est rare.

Le roman est composé de 2 parties, à première vue indépendantes l'une de l'autre mais progressivement on retrouve des liens, des allusions auxquelles on n'arrive pourtant pas à donner un sens précis. Ca reste vague. Mystérieux. Intriguant. Jusqu'au bout.

La première partie se concentre sur le sort de Leylan, jeune fille solitaire qui vit sur une île de la mer Egée avec son père qui se tue doucement dans l'alcool. A son drame familial se mêle la force mythologique de l'île, de son histoire, de ses habitants.
La deuxième partie nous conte Yasur, un jeune garçon des plaines anatoliennes qui part sur la route avec sa mère et leur cheval pour un voyage homérique.

Mais je serais bien incapable de vous parler de cette histoire de façon linéaire et logique. Elle est à la fois sombre, très sombre et très lyrique. On est dans un conte, oui, mais pas dans une version épurée de celles qu'on sert aux enfants.
Ce conte-là est tels que le sont à la base tous nos contes: fantasmagorique où l'on retrouve toutes les affres de l'humanité: la vie, la sensualité, la mort, l'ivresse....

 

Ce livre a une force que je n'avais pas rencontrée depuis longtemps. Cette auteur est une sacré révélation. A suivre donc...

Pour en savoir plus, allez Ici, ou ici, ou encore ici, ou alors ici, ou là, et enfin ici où on vous en parlera bien mieux que moi.

Et puis pour poursuivre dans ma lancée je viens d'acheter quelques DVDs de films turcs. J'en ai déjà vu un que j'ai adoré, je vous en parlerai.

Aujourd'hui je suis lancée dans une lecture beaucoup plus facile, divertissante, amusante: Bo chan, c'est jap et c'est incontournable!

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24 avril 2009

Livre: Le fusil de chasse de Yasushi Inoué

Je suis en ce moment plongée dans un bouquin plutôt... balaise.
Pas tant par son nombre de pages (400) que par son contenu. Bon, riche, condensé, un peu comme un baklava quoi.
Donc je me laisse le temps de le lire doucement, chapitre après chapitre, et de les savourer, les penser, les comprendre...
Bref, ça n'avance pas bien vite.
DOnc entre 2 chapitres de baklavas, je me grignotte des petits bouquins tels que celui-ci.

 

Le fusil de chasse Ma note: 4/5 (la quasi-perfection en moins de 100 pages)

Le topo:

Trois lettres, adressées au même homme par trois femmes différentes, forment la texture tragique de ce récit singulier.

Au départ, une banale histoire d'adultère. A l'arrivée, l'une des plus belles histoires d'amour de la littérature contemporaine.

Avec une formidable économie de moyens, dans une langue subtilement dépouillée, Yasushi Inoué donne la version éternelle du couple maudit.

Mon avis:

Ma foi, le topo est parfait, pas la peine d'en rajouter

Une histoire d'amour de cette envergure en si peu de pages, la simplicité de ce livre fait sa force. Un vrai petit bijou.


Alors voilà, j'ai aussi des choses à vous dire, des photos à vous montrer, notamment de la Cappadoce où je suis allée 2 fois en 2 mois. La mise à jour de mon projet 365....

Ca viendra. Patience...

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23 avril 2009

Livre: La petite Mariée (suivie Nuage et soleil) de R. Tagore

La Petite Mariée - Nuage et soleilMa note: 3/5 (du Bollywood de qualité supérieure mais sans Sharukh)


Le topo:

Au Bengale, l'amour suit des chemins sinueux avant de triompher.

Quand le sérieux Apurbo tombe amoureux de Mrinmayi, une jeune villageoise vive et espiègle, et décide de l'épouser, sa mère se met alors en tête de transformer Mrinmayi en parfaite femme au foyer.Mais la jeune femme se révèle rétive et seul l'amour d'Apurbo pourra lui redonner sa joie de vivre.

Giribala n'est encore qu'une petite fille lorsqu'elle vient demander à Sashi de lui apprendre à lire.Le temps passe, Giribala grandit, mais Sashi, absorbé par ses préoccupations d'adulte, ne comprend pas qu'elle attend de lui d'autres leçons...

Deux nouvelles de Rabindranath Tagore, l'un des plus grands poètes indiens, qui font rimer émotion et passion.

Mon avis:

Légèrement déçue par ma seule lecture à ce jour de cet auteur adulé en Inde qu'est Tagore (c'était "la Maison et le monde") j'ai voulu réitérer l'expérience avec ces 2 petites nouvelles dont j'avais lu du bien (ici) et aussi parce qu'il coutait moins de 2 euros...

 

2 nouvelles donc:
-La petite mariée que j'ai fini en me disant que, non, décidément Tagore ne méritait pas sa réputation de principal poète indien. Certes le style est plaisant mais le tout piétine dans un domaine à priori réservé à Bollywood : du romantisme exacerbé et simpliste. Si ce schéma passe bien à l'écran (pour moi) quand Sharukh Khan (ahhhh Sharukh...) danse et chante en premier plan, ce n'est pas ce que j'attends d'un prétendu maitre de la littérature indienne. Déçue, je commence à me dire que Tagore n'est pas fait pour moi.

- C'est là qu'intervient la deuxième nouvelle: Nuage et Soleil qui dès les premières lignes remet les pendules à l'heure. Le style est vif et empreint de poésie. On est transporté dans le Bengale, sa lumière, son odeur de terre mouillée, ses colons anglais accompagnés de ce qu'ils ont d'injustice à offrir, ... L'auteur me parle enfin, à moi (si, si!).

Certes ces 2 nouvelles gardent un petit goût de Bollywood : l'amour contrarié, les obstacles familiaux ou sociaux, et finalement le happy ending tout de rose vêtu.
Mais on y entrevoit, et particulièrement dans la deuxième nouvelle, le talent de cet homme hors du commun qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1913, maisqui était également engagé dans la libération de son pays et la défense des valeurs humanistes (ce qui transparait dans ses écrits), qui a parcouru le monde pour rencontrer les grands penseurs de son époque et a été un musicien accompli.

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15 avril 2009

Livre: En étrange pays, de Karel Schoeman

En étrange pays
Ma note: 4/5 (peuplé de vide, mais des vides qui parlent ô combien plus que d'autres pleins!) (hein?)

Le topo:
Comment apprendre à vivre quand on porte la mort en soi ? A la fin du XIXe siècle, le mal s'appelait la tuberculose.

Quand Versluis, un bourgeois hollandais, comprend qu'il est condamné, il quitte son cadre de vie, sa Hollande mesurée et digne, au paysage façonné par la main de l'homme, pour Bloemfontein, cette ville d'Afrique du Sud qu'entoure l'immense espace du veld sud-africain.

C'est ce passage d'une vie à l'autre que Karel Schoeman, un grand écrivain sud-africain, raconte.

Mais la découverte d'une autre vie n'est en fait pour Versluis que l'entrée dans l'infini d'une nature vierge, dans la paix d'un long crépuscule qui est aussi celui de sa vie d'avant, de la vie tout court.

 

Mon avis:
Comme Marraine qui m'a offert ce livre il m'a au premier abord laissé plutôt perplexe. Et comme elle, j'y repense souvent depuis.

"En étrange pays" est un livre étrange... (oui bon, c'est facile....).

Il nous décrit 500 pages durant un homme froid qui débarque mourant dans un pays qui est encore à définir, une Afrique d'où les noirs sont absents, une terre qu'il souhaite neutre.
Non seulement le pays ne l'est pas. Verluis se sent étrangement porté par l'immensité nue du veld. Mais en plus, la communauté, plutôt vaine et superficielle, qu'il va découvrir là-bas va, curieusement, lui apporter les touches de chaleur qui lui avait manqué jusqu'alors.

On assiste a une naissance d'humanité, subtile, lente, sans passion, sans action ou si peu. Un pique-nique, une sortie en calèche, un mariage mondain, et une balade sous la pluie, voilà plus ou moins les seuls moments d'"action" du roman. Et bizarrement ça nous tient accroché.

Verluis n'est pas vraiment touchant, sa vie pas vraiment passionnante et pourtant son récit initiatique ne nous laisse pas indifférent.
On regarde passer les saisons avec lui, on se laisse subjuguer par la lumière du veld comme lui, et on l'accompagne, naturellement.

La charge émotionnelle de ce livre est très contrôlée, il semble peuplé de vide, de silences et dit comme ça, je vois bien que ça ne vous emballe pas des masses.
Et pourtant c'est ce vide qui permet d'être vraiment touchée par les quelques vrais échanges humains. Ce silence qui permet d'entendre les vraies conversations de Verluis.

Il y a dans ce livre quelque chose de très fort à découvrir entre les lignes. Pour te répondre Marraine, oui il a touché ma sensibilité d'une manière encore difficile à définir. Merci pour ce cadeau!

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14 avril 2009

Livre: Zulu de Caryl Férey

Juste après avoir terminé "En étrange pays", ce roman atypique dépeignant la réalité d'une petite ville  naissante et d'une communauté d'européens perdus dans le grand espace dénudé du veld sud-africain du 19ème siècle, j'ai commencé "Zulu" qui revient au même endroit 1 siècle et demi plus tard.

Si le ton n'est clairement pas le même pour ce policier très sombre, le pays aussi a changé. C'est une expérience assez étrange que de passer ainsi d'une époque et d'un livre résolument calme et introspectif à une époque violente et socialement désastreuse sans changer de décor.

L'action de "Zulu" se passe à Cape Town, pas de le veld, pourtant quand il m'y ramènera brièvement tout sentiment d' immensité apaisante que j'avais pu avoir dans "En étrange pays" aura résolument disparu!

L'impression de chaos qui a résulté du contraste de ces 2 livres m'a accompagné pendant toute la lecture de "Zulu" et surement accentué la violence intrinsèque du livre.

Zulu Ma note: 4/5 (Haletant. Révoltant. Noir.)

Le topo:
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait...

Aujourd'hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records. Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds... Si l'apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...


Mon avis:
Voilà un petit moment déjà (un an!) que j'attendais d'être emballée par un polar et c'est enfin chose faite avec Zulu.
L'ambiance Sud-Africaine: un mélange explosif de violence des townships, de cohabitation difficile entre toutes les déclinaisons de couleur de peau allant du noir/noir au blanc/blanc, de grands espaces sauvages, de riches cultures ancestrales, de carnage social (sida/pauvreté/injustices/corruption...) ....
Bref le cadre du livre est puissant et selon une amie qui a vécu là-bas très proche de la réalité.

J'ai mis une petite cinquantaine de page à rentrer dans le livre, et puis j'ai dévoré le reste comme une vorace!

L'intrigue est complexe. Les personnages hauts en couleurs (haha) portent chacun une marque particulièrement violente du désespoir. Des personnages à la hauteur de la noirceur des pages qui nous attendent.

C'est un thriller, un bon, dans un décor visuel, social et humain qui prend au bide d'autant plus quand on découvre que toute la trame de fond du livre, même le pire du pire, (la guerre souterraine et chimique contre les noirs lors de l'apartheid, le système de "régulation" sociale par le meurtre inter ethnique encouragé,...) a réellement existé et que ses auteurs s'en sont sortis  pour les mieux placés les doigts dans le nez.

C'est une dénonciation d'une réalité révoltante sous couvert d'un excellent roman noir dont on lira les 50 dernières pages en apnée.
Bref à conseiller. Sans aucun doute!  


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