Ma note: 4/5
Le topo :
"J'écris avec un crayon. Un vieux bout de crayon, trouvé dans une vieille boîte, par hasard. Je l'ai taillé et sur le peu de papier blanc qui me reste ce soir, j'écris."
Avec un vieux bout de crayon ou autre chose, sur des feuilles de papier blanc ou non, pendant plus de vingt ans, Dino Buzzati tint une manière de journal. Singulier journal composé aussi bien de choses vues, que de saynètes ou de véritables récits courts, proches de la nouvelle, où constamment au-delà de l'événement, l'instantané même apparaît transfiguré.
Jamais Buzzati n'exprima dans une forme aussi concise et dure le combat quotidien qu'il mena contre ses chimères, la fuite du temps, l'absurdité de la condition humaine, la vanité et peut-être par-dessus tout la hantise de vieillir et la solitude. Une sorte de bréviaire de vie.
Ma rencontre avec le livre:
Bon, ai-je honte ou n'ai-je pas honte d'avoir ENCORE accepté de recevoir un livre contre critique?
Mais c'est que c'est Dino Buzzati dont j'ai (enfin) lu le (fameux) désert des tartares cet été (beaucoup aimé) et puis ce sont des nouvelles qui plus est, et j'aaaaiiime les nouvelles.
Mon avis:
J'ai beaucoup tardé à vous donner mon avis sur ce livre et pour cause: il est dans mon sac depuis plus d'un mois et il n'est toujours pas terminé.
Mais point de conclusion hâtive mes chers amis lecteurs. J'aime ce livre.
J'ai commencé à vouloir le lire vite et mal pour remplir mon obligation de poster rapidement une critique.
Et puis je me suis rendue compte que je gâchais tout l'intérêt du livre.
Parce que dire que ce sont des nouvelles c'est bien réducteur. Ce ne sont même pas des nouvelles (à déconseiller donc aux détracteurs du genre )
C'est une multitude, de notes, d'idées, de petites histoires, toujours très courtes, le tout formant un ensemble complètement décousu. Il n'y a rien de linéaire dans ce livre. Et aucun intérêt du coup à le lire d'une traite.
Par contre, depuis que je m'autorise à le lire parcimonieusement je me régale.
Tout ces textes, part minime des kilomètres de notes qu'a prises l'auteur tout au long de sa vie est un petit trésor qui ne loupe pas une occasion ou un coin de page pour nous dépeindre avec humour la mesquinerie, la jalousie, l'hypocrisie, la vanité, soif de pouvoir, orgueil de nos chers concitoyens, de nous même.
Pour autant c'est rarement sombre, souvent pétillant.
Buzzati fustige au travers de ces pages toutes les bassesses qui lui semblent être une fatalité pour l'humanité avec un style jouissif.
On se retrouve souvent dans les absurdités des anecdotes, on ose sourire de soi-même, de l'autre, de nous.
Je dessine des petits sourires pour mes notes préférées. Et je souris souvent. Je picore, savoure chaque page avec son lot de surprise et de pertinence. C'est bien écrit. C'est intelligent. J'avance sans hâte parce que je n'ai aucune envie d'arriver à la fin!
Tags : culture, livre, livre offert
Ma note: 2/5 (divertissant mais pas inoubliable)
Le topo:
« Je t emmènerai dans un endroit secret où les livres ne meurent jamais et où personne ne peut les détruire... »
Barcelone,
années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voz de
la Industria. Son existence bascule un soir de crise au journal : il
faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste
dominical. Pour
la première fois, David est payé pour ce qu'il aime le plus au monde :
écrire.
Puis arrive une offre extraordinaire
: un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille
francs, une fortune, de créer une texte fondateur, sorte de nouvelle
Bible, « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de
vivre et de mourir, de tuer et d être tués, d offrir leur âme ».
Du
jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met
en place autour de David. En vendant sa liberté d écrivain, aurait-il
vendu son âme au diable ? Épouvanté et fasciné, David se lance dans une
enquête sur ce curieux éditeur, dont les pouvoirs semblent transcender
le temps et l espace.
Pourquoi jai choisi ce livre:
Ba je me suis laissée tenter par le côté suite d'un Best Seller (que je n'ai pas lu d'ailleurs) offert gratuitement, j'avoue...
Mon avis:
Bon on va faire rapido parce que
1. mon billet est hyper en retard par rapport aux demandes de l'éditeur qui m'a gentillement envoyé ce livre. 2. je n'ai pas été transcendée, je n'ai donc pas grand chose à en dire.
Alors oui, on se laisse assez facilement embarquer par l'histoire quelque peu surnaturelle sur les bords (même si je ne suis pas vraiment adepte des ambiances fantastiques à la base), on aime forcément bien tous ces personnages qui adorent comme nous les livres, livres qui rythment d'ailleurs leur vie. On avale les pages d'une traite, il y a certes une ambiance.
Bon voilà, ça ira pour les +.
D'un autre côté c'est une lecture de 500 pages vites lues mais qui ne satisfont pas réellement, dont on ne retire rien, l'image qui me vient c'est une vulgaire comparaison avec le Mac do (oui, ça a à voir avec le fait que je suis au régime et que j'ai envie de Mac Do et que je vendrais toute ma famille sauf ma Lili pour un bon Mac Do, quoique .. même Lili...bref...).
Pour en revenir à la comparaison, on dévore les chapitres de façon quasi boulimique et on finit vaguement écoeuré, prête à ne pas y revenir avant un moment.
Je comprends qu'on apprécie l'évasion de l'histoire, et la balade dans Barcelone en compagnie de ces illuminés de la littérature, mais ce livre ne m'a pas chamboulée pour un sou, il m'a même agacée par ses scènes trop... hollywoodiennes sur la fin.
On a l'impression qu'il a été écrit pour être adapté par Spielberg, scène de combat dans les 10 dernières minutes et coucher de soleil du générique final compris.
Bof.
Tags : culture, livre, livre offert

Ma note: 2/5 (lecture mitigée mais quand même largement déçue)
Le topo:
Dakar. Dans une cour baignée de soleil, une jeune femme laisse errer
son regard, ailleurs. Depuis quelques jours, elle ne dort plus, ne
s'alimente plus. Depuis son retour de Niakhane, en fait. Depuis cette
rencontre qui a tout balayé.
Cadre dans une ONG, citadine refusant la polygamie, elle a su lutter avec tact contre les carcans, nationaux et familiaux. S'imposer dans un monde d'hommes et nouer un mariage d'amour. Pourtant, là-bas, dans ce village de brousse où elle devait superviser la construction d'un dispensaire, elle a goûté au plaisir animal.
Amours interdites, histoire impossible : entre tradition et modernité, l'abîme est trop grand. L'Afrique écartelée crie son tourment dans sa chair de femme...
Pourquoi jai choisi ce livre:
Envie de lire un peu d'auteurs africains pour changer de mes éternels arabes et de mes occasionnels asiatiques.
Et puis vous savez moi dès que ça parle d'amours interdits j'adooooore. Voilà un topo qui se présentait plutôt bien pour moi.
Mon avis:
Sensation mitigée pour ce livre.
Je n'ai pas du tout accroché aux 2 premiers tiers qui m'ont semblé "trop passionnés pour être honnêtes". Je suis restée insensible à ce cri d'amour un peu trop perçant avec l'envie de dire à l'auteur "arrête de me crier ton désespoir dans les oreilles et je l'entendrai peut être mieux".
Et puis, dernière partie, 50 dernières pages, par je ne sais quel miracle, grâce à je ne sais quel élément déclencheur tout à coup je rentre dans l'histoire et j'entends toute la douleur de cette femme que la passion a rendu folle.
Par contre, je suis résolument restée imperméable à l'aspect "social" de cette histoire d'amour qui m'avait au prime abord intéressé et fait choisir ce livre dans une liste qu'on me proposait. L'opposition "femme de la ville", féministe, indépendante, cultivée qui s'étonne de succomber aux charmes du campagnard polygame.... aurait pu être l'occasion de 2 portraits intéressants et pertinents.
J'ai au contraire trouvé que c'était traité de façon très "harlequinesque". Le paysan torse nu luisant qui réveille les instincts primaires de la bourgeoise....
Bref, très déçue.
Cette impression de lecture est l'occasion de rebondir sur vos commentaires suite à ma note sur les hauts de hurlevents que je n'ai pas du tout aimé.
L'appréciation d'un livre est sujette à trop de variables pour avoir une quelconque valeur universelle. Voirune quelconque valeur tout court.
Age, humeur, lieu et moment de la journée, préoccupations du moment, névroses du lecteur ;o), niveau de détente... Impossible, pour moi, d'écrire une critique qui soit valable en dehors de ces critères subjectifs.
Du coup avis de lecture, voir itinéraire de lecture me conviennent mieux comme termes que "critique".
Il y a quelque chose de presque humain dans la relation d'un livre à son lecteur. C'est fluctuant. Un itinéraire. Un voyage. Du coup, comme pour mes récits de voyage, il s'agit plus de donner mon impression, de l'ancrer aussi par des mots pour moi, que d'écrire quelque chose qui ait une vérité vraie^^
Pour lire d'autres impressions de lecture pour ce même livre.
Et puis on continuera avec l'Afrique pour le prochain bouquin parce que je suis en train de lire le formidable: Une saison blanche et sèche d'André Brinks!
Tags : afrique, culture, livre, livre offert, mot du jour
Ma note: 3/5 (Une version chinoise et dansante de notre Cosette nationale)
Le topo:
Né en 1961, dans un village misérable du nord-est de la Chine, Li
Cunxin est le sixième d'une famille de sept enfants, promis comme ses
frères et sœurs à une destinée de paysan perdu dans la masse.
Il voit,
à onze ans, sa destinée changer du jour au lendemain lorsque des gardes
rouges viennent recruter des écoliers pour servir les objectifs
culturels de Mme Mao : on cherche des enfants capables d'être un jour
de grands danseurs de ballets et de faire rayonner de par le monde la
magnificence de la révolution chinoise. A sa grande surprise, Li est
choisi.
Malgré son mal du pays, il se plie à l'impitoyable discipline
de la danse, renonce au patois familial pour apprendre le mandarin et
adhère de tout son cœur à la Révolution culturelle du Président Mao.
Appliqué, obstiné, il travaille d'arrache pied afin de devenir danseur
étoile à l'opéra de Pékin. Jusqu'à ce que, envoyé par son école au
Texas pour y suivre un stage, il connaisse un nouveau choc en se
frottant à l'Amérique et à ses curieuses pratiques.
Il découvre alors
que l'art du ballet occidental, si audacieux, si inventif, est à mille
lieues des pratiques répétitives de la Chine. Mais il découvre surtout
l'Ouest, la liberté, une autre façon de vivre et dès lors, ses yeux se
décillent.
Ma Rencontre avec le livre :
Mon p‘tit frangin qui, gamin ne lisait rien, et qui, il y a encore 2 ans était une quiche en anglais parle et lit aujourd’hui la langue de Shakespeare couramment (comme quoi tout est possible). Il a lu ce livre de 400 et quelques pages en anglais et il l’a tant aimé qu’il l’a offert en français à notre mÔman et en anglais à moi.
Ca faisait plusieurs mois que je n’avais pas lu en anglais (et pourtant j’ai ramené plein de livre d’Irlande…. Honte, honte….) et j’ai mis quelque temps à m’y mettre. Mais la langue utilisée dans cette autobiographie était tellement simple que je suis rentrée dedans comme dans du beurre.
J’ai été un peu sceptique au début du livre. L’enfance misérable d’un petit chinois au sein d’une famille nombreuse qui se débattait pour sa survie et son unité. De trop bons sentiments servis par des mots trop simples. Ca sentait le mélo facile.
Et puis, un jour, par un hasard total, notre gentil pouilleux est choisi très aléatoirement pour partir à Beijing étudier le ballet. Le quoi ? Le ballet. Lui n’en a jamais entendu parler. On est aussi étonné que lui de la tournure inattendue que prend sa vie promise aux champs et à la misère. A partir de là, on se laisse embarquer dans la lecture. Et presque comme lui on observe avec curiosité tout ce que la vie lui a secrètement réservé. La nourriture a profusion, la solitude, le travail acharné, les rencontres qui changent sa vie….
J’ai aimé la sincérité du ton. Ce qui peut paraitre de la naïveté n’est autre que le discours d’un petit paysan amené vers un destin exceptionnel un peu à son insu.
Bref, une fois rentrée dans cette autobiographie je l’ai dévorée. J’ai aimé suivre son questionnement social allant de l’adhésion totale à la propagande maoïste à la critique contre son endoctrinement. Sa découverte de l’Amérique où il va méfiant et persuadé d’y trouver une misère immense est savoureuse.
Certes tout ça reste d’une gentillesse consensuelle tout le long, mais je me suis quand même laissée émouvoir aux larmes (oui, bon, j’ai la larme facile c’est vrai) par la vie et la personnalité de Li.
Un livre étonnant par sa simplicité, un témoignage passionnant d’un jeune membre du parti maoïste, et un destin aussi extraordinaire qu’improbable.
Merci Gaga pour la découverte.
Tags : chine, culture, danse, livre, livre offert, société
Ma note: 3/5 (Un livre qui est comme une rencontre)
Le topo: A quelques mois de la retraite, Mohamed n'a aucune envie de quitter l'atelier où il a travaillé presque toute sa vie depuis qu'il est parti du bled.
Afin de chasser le malaise diffus qui l'envahit, il s'interroge sur lui-même avec simplicité et humilité. Il pense à son amour profond pour l'islam, dont il n'aime pas les dérives fanatiques ; il se désole de voir ses enfants si éloignés de leurs racines marocaines; il réalise surtout à quel point la retraite est pour lui le plus grand malheur de son existence.
Un matin, il prend la route de son village natal, décidé à construire une immense maison qui accueillera tous ses enfants. Un retour " au pays" qui sera loin de ressembler à ce qu'il imaginait.
Ma rencontre avec ce livre:
Elle n'a pas été de tout repos. En effet il m'a été envoyé dans le cadre de l'opération Babelio alors que j'étais encore en Turquie. Ma soeur en a profité pour l'embarquer avec elle... en Equateur. Sans me le dire.
Du coup moi je l'ai cru perdu par la poste et après moultes aventures (passionnantes, n'en doutez pas!) j'en ai retrouvé la trace. Il s'était baladé en Equateur. PEut être même au Pérou et en Bolivie (certaines étapes de son passé restent au jour d'aujourd'hui obscures) et se trouvait, enfin, à Bordeaux.
Il m'a été envoyé par la poste à Chanteuge, centre de la France, très joli village où je me trouve à présent. Et le voilà, comme son personnage principal, rentré, après l'exil, au pays. ^o ^
Mon avis:
J'ai trouvé très touchante l'histoire de cet homme qui a traversé sa vie doucement et se rend compte à la fin qu'il est seul.
Un homme qui a tenu à vivre selon ses valeurs, un homme qui aime sa religion: celle qui l'appaise et le console, un homme qui aime aussi profondément ses enfants sans pourtant vraiment les connaître ni savoir se faire aimer d'eux, un homme bon et droit qui passe pour un homme faible et s'en attriste, un homme qui n'est pas pour autant dépourvu de révolte ou d'indignation, un homme têtu avec la tête pleine de rêve.
Quant il décide, à la retraite, de réaliser son rêve: construire une maison aussi grande que son coeur pour y réunir toute sa famille, est-ce trop demander? , il se heurte à la réalité, bien moins douce. Les enfants ont leur vie. Ils sont des françaouis. Et lui, est seul. Amertume.
Cette amertume nous reste collée aux basques une fois le livre fermé, sentiment mêlé à plein d'autres, en vrac, plein de tendresse pour ce bonhomme au coeur plus grand que son destin, l'envie de continuer à rêver sa vie, la tête pleine des vents et du sable qui balaye son bled et finiront par l'ensevelir, l'intuition que la fin de sa vie doit être comme ça: seule, désabusée mais aussi douce et réconfortante.
De Ben Jelloun je n'avais lu que "Partir" et j'y avais trouvé une certaine extravangance dans une histoire un peu à la Almodovar. Cette fois au contraire je trouve le récit très pudique, un portrait d'homme tout en douceur. J'ai l'impression d'avoir rencontré Mohammed et j'ai envie de dire "Enchantée".
Tags : culture, exil, identité, interculturalité, islam, livre, livre offert, voyageYa des gens sur ce blog qui servent à rien. Ma mère, mes amis, mes soeurs....
Bon je vous aime c'est vrai, mais vous êtes largués! Déjà quand je faisais du scrap vous compreniez pas grand chose: "heu, c'est quoi une CT" "t'es payée pour tes pages?" "heu. un tag?".
Certes j'ai arrêté de scrapper, mais le problème reste. Figurez-vous qu'il y a une vie en dehors de la vie Réelle. Ca s'appelle internet, et pire ça s'appelle les blogs. Et figurez-vous ensuite que quand vous avez un blog, vous entrez dans la blogosphèèèèèère. Rien que pour le mot, ça vaut le coup d'en créer un, on croirait partir en voyage dis-donc.
Et dans cette blogosphère presque aussi vaste et variée que le monde de dehors de l'ordinateur (quand on y met les pieds), ...bref dans la blogosphère on a nos propres coutumes, notre langage, il y a même une sorte de cyber-amitiées qui se créent entre tout plein de monde, avec ses cyber-disputes, ses cyber-potins,...
Bon je reconnais qu'il faut n'avoir que ça à faire, mais tout de même. C'est un phénomène qui est réel. Etrangement.
Ainsi donc je vous prépare à voir débarquer dans les prochains articles des choses que vous ne comprendrez pas comme par exemple un article qui traitera d'un Swap. Oui, à mes souhaits. Cherchez-pas. C'est pour les autres, ceux qui comprennent!
Egalement, vous savez déjà, pour ceux qui ont (quand même) compris, que tout au long de l'année je reçois des bouquins gratos (héhé) pour les lire et accessoirement en parler. Ca m'arrange j'adore les lire et j'aime bien aussi en parler.
Je reçois ces bouquins par divers intermédiaires et là, vient d'être lancé une nouvelle opération "Masse-Critique" à savoir n'importe kiki a un blog peut demander à recevoir un de ces bouquins ici en échange d'une critique (libre évidemment, qu'elle soit positive ou négative).
Pour ma part j'ai demandé soit ça, soit ça. Vivement le tirage au sort (ça c'est pour garder un peu de suspennnnse). Et Maman qui arrive ce weekend en Turquie m'apporte un autre livre offert.
Bref les thèmes tournent toujours autour de la religion, du moyen-orient, de l'islam,forcément, de l'amouuuur aussi évidemment, de l'intégrisme (oh hé ça va, c'était juste une barbe, belle qui plus est), mais qui m'en voudra hein?
Au fait ma liste sur Amazon s'allonge à n'en plus finir. SI vous savez pas quoi faire de votre argent en ces temps de crise, n'hésitez pas, j'accepte les cadeaux toute l'année

Ma note: 3/5 (original, torturé et bien écrit)
Le topo: Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair.
Maffia, jeune surdoué, passionné de mathématiques, en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait la connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle.
Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres.
De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dans l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent.
Paolo Giordano scrute avec une troublante précision les sentiments de ses personnages qui peinent à grandir et à trouver leur place dans la vie. Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.
Mon avis:
C'est un livre dont je ne savais pas trop qu'attendre.
A la lecture du topo, j'ai failli le refuser, incapable de m'y projeter.
J'ai pourtant accepté quand j'ai vu qu'il avait obtenu en Italie un grand succès et le prix Strega. Me battant contre mon côté snob lattant (pas la peine de confirmer! c'est juste histoire de parler...!), je me dis que ce qui plait au plus grand nombre doit être appréciable, et que, s'il en plus il est primé, il ne doit pas être idiot!
Jusqu'à présent les livres "offerts contre critique" avaient tous été des déceptions.
Recevoir des bouquins gratuits c'est chouette, mais ça
devient lourd si on ne doit critiquer que des premiers romans
trop introspectifs, ou des livres franchement loupés.
Heureusement "la solitude des nombres premiers" est arrivé et c'est enfin la bonne surprise que j'attendais pour me convaincre de continuer cet "échange" de bons procédés.
Ici, c'est un premier roman certes mais il n'est en aucun cas loupé.
Les 2 personnages, Mattia et Alice, sont tous les deux traumatisés par un évènement de leur enfance. L'un, génie des mathématiques, rongé par une terrible culpabilité, ne cherche pas à combler le fossé qu'il a creusé entre lui et les autres.
L'autre, vacille entre son envie d'être "comme les autres" et son mal-être qui la ronge physiquement.
Ce sont 2 personnages originaux et leur histoire conjointe ne peut que l'être aussi.
L'auteur ne fait jamais le choix de la facilité dans le développement de leur relation. Rien n'est téléphoné et du coup on s'attache à ces 2 personnes bancales, luttant avec elles-même, avec les autres, l'un contre l'autre, ensemble, tout à la fois.
C'est un livre sur la souffrance. C'est un livre qui, tout le long, et encore plus à la fin parle de solitude.
Et pourtant je l'ai aussi trouvé réconfortant.
C'est un livre qui dit, selon moi, comment, parfois, le simple chemin que l'on fait pour se détacher de la souffrance peut, à lui seul, être le but d'une vie aboutie.
Il donne à la vie de ses personnages un sens qui s'il n'est pas le bonheur n'en est pas moins vain: se libérer du malheur.
Livre offert par les éditions du Seuil et
que je remercie de cet envoi.
Tags : culture, livre, livre offert
j'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération "masse critique"
: un livre en échange d'une critique.
Ma note: 3/5 Simple, Rapide, Sympa.
Le topo:
Pour son 4 heures, Salomon avait droit à un paquet de BN entier, Abou
goûtait deux tartines bourrées de Nutella et moi je les regardais
manger. (Même le topo est simple, rapide et sympa)
Mon avis:
Le petit Malik se veut être un nouveau petit Nicolas. On va donc suivre les aventures de ce petit garçon d'aujourd'hui et bien de chez nous, au fil des ans. A raison d'un chapitre par an.
Les chapitres sont vites lus et font référence à un épisode plus ou moins important de la vie du petit Malik.
J'ai été au départ, assez sceptique sur ce livre, trouvant la lecture trop superficielle, les épisodes évoqués succeints et anecdotiques. Et puis au fil des chapitres tout ça a pris une contenance et une cohérence.
Ce livre m'a aussi parlé en écho, non pas trop à ma vie, ayant grandit loin de la cité, et l'ayant fréquentée que plus tard, mais à la vie de nombreux amis et de gamins avec lesquels j'ai travaillé. Le ton et la vie de la cité sont bien là, sans misérabilisme, avec sa formidable mixité culturelle, avec ses excès et ses retenues, ses douleurs et ses bonheurs.
ALors le petit Malik est peut être effectivement le nouveau petit Nicolas, celui des banlieux. Son parcours est décrit sur un ton divertissant mais dépeint une réalité que ne l'est pas toujours.
Tags : interculturalité, livre, livre offert
Le Fiancé de la lune by Eric Genetet
Ma note: 3/5
Le topo:
"Giannina. Une attraction, un grand huit. Visage pâle, perruque rose, comme Scarlett Johansson dans Lost in Translation. Elle avait un petit air de Anna Karina dans Pierrot le Fou. Sa voix, son déhanchement, son détachement, elle était la beauté du ciel. Mon cinéma."
Toujours entre deux hôtels, entre deux missions, à quarante ans, Arno Reyes voyage seul et vit léger. C'est un homme libre. Quand il rencontre la radieuse Giannina, inaccessible étoile, princesse de ses rêves en technicolor, il n'a qu'une certitude : elle est celle qui lui donnera le plus grand rôle de sa vie.
Une histoire d'amour sur fond de jazz, évidente et déchirante comme un standard.
Mon avis:
Encore un livre offert contre critique. Je me plie donc, telle la bonne élève que je ne suis pas, à ma part du marché, en toute objectivité.
Je dois admettre que c'est un plaisir de recevoir de beaux livres, format "non-poche", aérés, .... Livre qu'on aurait jamais acheté, parce que relativement cher et très court. L'impression de ne pas en avoir pour son argent. Quand j'achète un livre il faut que je sache qu'il va m'accompagner et me donner du plaisir pendant des heures, des jours. C'est un investissement!
Hors là c'est en effet très court et donc très vite lu. Une heure. Mais comme c'est gratuit ^^ c'est un plaisir.
C'est un plaisir différent que de lire un poche volumineux. Ca a un côté plus zen: dire moins pour dire mieux. Aérer le propos. Presque comme lire de la poésie.
Ca a aussi un côté plus superficiel. A feuilleter les pages, certaines presques blanches, on sait d'avance que, bon ou pas, on n'aura pas grand chose à se mettre sous la dent. On sent pointer la frustration avant même d'avoir commencé.
ALors, parlons de ce fiancé de la lune.
Pour commencer disons que c'est une histoire d'amour, et que j'aime ça. Un bon point.
On y parle de l'amour d'une façon simple et donc forte. Parce que l'amour c'est ça. C'est simple.
Mais le propos est parfois tellement simple qu'il en devient franchement simplet et cliché.
Puisque l'auteur prend le parti de parler d'amour dans sa force et sa simplicité pourquoi s'encombre t-il dans des passages, des dialogues, des poésies aussi faciles et clichés que mes journaux intimes d'adolescente. Il cherche à rajouter de la dentelle, et ça gache la sobriété et la beauté du propos initial.
Qui plus est, il choisit d'utiliser des parenthèses sautant une génération et se centrant sur Zack, fils du couple. Un soupçon de science fiction et d'extrapolation vraiment inutile.
Enfin, il semble que l'auteur ait voulu raccrocher un message philosophique au texte. Il se traduit en une phrase: "va au bout de tes rêves" répétée à plusieurs reprises. Mais elle ne me semble pas avoir d'encrage dans l'histoire, comme si ce message avait été raccroché au récit après coup. Il ne trouve pas un sens assez significatif dans le texte. Tout juste si on en aperçoit un en filigramme.
POur conclure j'ai quand même apprécié ce premier roman même si je lui trouve des défauts de cohérence dans le fond et la forme.
Finalement, l'impression préssentie se confirme: c'est court, donc subtil (pas toujours) mais superficiel. Même s'il y a du bon on n'atteint pas une couche suffisamment profonde de sens ou de récit. Ca dépend visiblement des personnes puisque maman a pleuré à la fin.
Pour ma part je n'ai pas eu l'occasion suffisante pour rentrer réellement dans l'histoire
Un 3/5.
Sans regret. Mais sans passion.
Voir mes autres critiques.