La semaine dernière on fêtait dans toute la Turquie le Kurban Bayramı, ou fête du mouton, plus connue chez nous comme l'Aïd El Kebir.
Grande fête religieuse musulmane elle a lieu environ un mois après la fin du ramadan, elle détermine la fin du pèlerinage de la Mecque et elle commémore un épisode religieux qui est aussi présent chez les chrétiens: le sacrifice par Abraham de son fils Ismaël remplacé au dernier moment par un mouton.
C'est pourquoi cette fête est aussi appelée "la fête du sacrifice" et que tous les musulmans qui le peuvent, ce jour là, sacrifient selon des rites précis un animal (ici un mouton ou un veau le plus souvent) dont la viande sera partagée avec la famille, l'entourage et les personnes qui ne peuvent en acheter.

C'est LA grande fête familiale par excellence. L'équivalent de notre Noël.
De mon côté j'ai voulu profiter de ce week-end prolongé pour retourner à Istanbul que j'adore à chaque fois un peu plus.

Sur la route, en bus, dans de nombreux endroits j'ai pu voir des familles, des hommes s'affairer au sacrifice, et à la découpe des animaux dans des jardins, des terrains vagues, des parkings... un peu partout quoi!
A chaque fois une toile cirée bleue servait à poser les morceaux de viande. Par un espèce de lien étrange cette toile cirée me rappelait celle de la même couleur qu'on trouve dans les parcs partout au Japon à l'époque de Hanami : la floraison des cerisiers.
Toujours est-il qu'une athmosphère particulière flottait dans l'air: une athmosphère de convivialité, de religiosité aussi.
Une fois arrivée à Istanbul je choisis donc de trainer mes chaussettes dépareillées dans les mosquées histoires de percevoir un peu de cette ambiance.





(photo de gauche: derrière le paravent du coin pour les femmes, dans certaines mosquées
elles ne sont pas derrière un paravent: simplement derrière les hommes ou encore aux balcons dans les étages avec une belle vue sur la pièce
principale)

Celles de Sulthanamet sont plutôt calmes mis à part les quelques touristes inévitables et les immuables pigeons.

Par contre à Eyüp, quartier hautement traditionnel au bord de la Corne d'Or,
et quartier que j'adore, il y a déjà plus de monde! (qui a dit que porter le foulard était obligatoirement triste?)


On trouve aussi des moutons à vendre au poids.
et un abattoir dans un parking (Cliquer mais âmes sensibles et végétariens activistes s'abstenir)
Aux alentours, dans le cimetière qui mène sereinement au Café Loti haut perché les familles viennent prier et lire quelques prières.



Si vous pouviez au passage arrêter le diaboliser l'Islam ce serait quand même pas mal. Finalement les croyances sont les mêmes et le message en ce jour du sacrifice vaut bien celui de Noël. Un imam à Eyüp dans son sermon (de ce que je comprends avec mon turc tout naze évidemment) parlait d'unité malgré les différences, de solidarité, d'humilité et de piété. Il pourrait envoyer son discours à nos prêtres et on y verrait que du feu à la messe de Noël.
Si vous éteignez la télé quand vous voyez Sarko parce que vous êtes conscient du matraquage médiatique dont on est victime, vous pouvez commencer à éviter de vous laisser abrutir par les reportages récurrents sur le mauvais Islam qui fait un super chiffre d'audimat simplement parce qu'il joue sur la peur des gens et le besoin de se trouver un ennemi commun pour se sentir uni.
Enfin moi je dis ça... je dis rien...

Revenons à Istanbul. 

On ne peut que tomber amoureux de cette ville où on peut, à sa guise, assiéger les ponts pour pécher en se laissant porter par l'odeur des Balık Ekmeks (pains de poisson) qui embaume le quartier de Eski Camii et de Galata:

(le pont Galata ci-dessus
et la tour Galata ci-dessous)
Ou des groupes d'hommes dansent au son de ... la cornemuse, comme ça au détour d'une rue!

Ou les transports en commun ont un sacré goût de magie

(Ca change du RER B...)

Si ça nous vous a pas convaincu de venir me voir prochainement, dans un prochain billet je vous emmenerai vous balader à Eyüp et Fatih des quartiers populaires que nombres de turcs n'aiment pas (trop pauvres, trop sales, trop délabrés...), et que j'adore. On fera aussi une halte à Ortaköy, joli quartier posé sur le rivage du Bosphore.
Tags : escapade, islam, istanbul, photos, turquie, voyage
Je traine, c'est que ça prend du temps de mettre à jour ce blog et que je vadrouille pas mal en ce moment (et je ne m'en plains pas) mais j'ai passé une semaine tellement géniale dans la région de Van et de son lac à l'extrême est de la Turquie que je dois quand même vous en parler, même en retard, même brièvement, même mal!
Alors voilà : une semaine de vacances surprise pour cause de nombreux cas de grippe porcine dans la région d'Ankara, c'était l'occasion rêvée pour Karine et moi de partir vers cette région proche de l'Iran qui nous appelait chacune depuis un moment (oui, il y a des régions qui appellent! C'est comme ça!)

Averties de ces congés surprises le dimanche soir (alaturca...comme on dit hein!) le lundi matin on saute dans un avion pour Van. Je vous parlerai plus tard de la région, de son lac, du palais d'Ishak Pasa, du mont Ararat (que des lieux mythiques)... pour parler d'un moment clé des vacances. Alors que nous avions repris la route qui nous ramenait de la région du mont Ararat vers le lac de Van, nous croisâmes (n'est-ce pas!), au milieu de... franchement rien, un village en bord de route. Musique, couleurs, danses... notre vilaine curiosité nous forçat à nous ranger sur le bord de la route (de toute façon déserte) et d'aller trainer nos vilaines baluches de touristes jusqu'à la fête!

A peine arrivées dans le village on nous souhaite la bienvenue de partout! On est arrivé en plein dans un mariage kurde. On a été accueilli, tout simplement, sans se poser de questions, simplement parce qu'on était là, on nous a fait danser, manger, observer la cérémonie... Les enfants nous on a fait une fête du tonnerre et ça a été une joie de pouvoir baragouiner avec eux. C'est dans ces moments là que nos cours de turc prennent tout leur sens. Pas obligées de se contenter d'hocher la tête et de sourire, on parle, on se rencontre, on se pose des questions, on répond aux leurs... un super moment de fête et de partage!

Je pourrais vous raconter la cérémonie, la remise des cadeaux sous forme de billets ou de médaillons en or, la tronche de la mariée, le menu, les hommes qui mangent avant les femmes, les enfants qui débattent de leur identité (turque et/ou kurde), du notable du coin qui vient nous parler en anglais cassé, ... c'est vrai. Je pourrais et ce serait surement très intéressant, mais je préfère vous faire partager par quelques images la bonne humeur de ces quelques heures pleines de sourire quelque part, un moment, hors du temps perdu au milieu de la steppe anatolienne!











Un moment, simplement, beau.
Il y a quelques semaines pour le Seker Bayram (fin du ramadan) on avait de petites vacances (fort bienvenues).
Il faisait encore beau et doux. J'avais envie de prendre la route. De conduire et de me laisser abrutir par les kilomètres comme je sais si bien le faire.
J'aurais pu prendre un bus pour faire le trajet qui allait m'amener à 1000 bornes d'Ankara, mais j'ai préférer louer une vieille bagnole toute pourrave : La désormais culte Tofas (pas ou peu de freins, pot d'échappement qui semble être à l'intérieur de la voiture, essuie-glaces fantaisistes qui marchent quand ils veulent et pas quand on en a besoin, ...) et comme dirait l'autre "Hit the road Jack", accompagnée de mon accolyte Karinette.
Pendant bien 400 bornes la plaine anatolienne offre un paysage morne de poussiéreuses étendues vides que je crois bien être la seule à aimer.
On fera une escale auprès du lac de Egidir,

Première nuit dans la Tofas qui s'avère étonnamment confortable.
Petit dèj de roi carrément posé sur le lac et seules au monde.



Et puis ça suffit de trainer on a encore beaucoup de route, d'autant que Karine n'est encore jamais allée voir Pamukkale (le chateau de coton) et ses terrasses étincellantes. 
Quitte à être dans le coin (bon c'est comme être à Toulouse et se dire que pour aller à Biarritz on va passer par Bordeaux... pas tant dans le coin que ça!) on y va! J'y étais déjà allé avec Mum il y a ... déjà 7 ans!
M'y revoilà et c'est toujours aussi beau!

Nous on se prélasse (un bout de ma royale personne en exclusivité d'un bac à eau de Pamukkale)
(zavez bien fait de venir tiens!)
On regarde passer les jolies touristes (une petite photo pour ces messieurs ;o)
(quand je vous disais que vous aviez bien fait de venir, voilà de la blonde en mini jupe!)
On s'amuse avec nos zappareils photos.

Pamukkale c'est aussi un site antique de toute beauté dans un décor assez sympatoche. On profitera du coucher du soleil du haut du superbe amphithéâtre 
avant de rouler jusqu'à la fameuse Péninsule de Datça: notre destination finale où on passera une autre nuit dans notre voiture adorée.
Ca y est on a fait nos 1000 bornes et pourquoi? Au réveil on découvre un paysage méditerranéen, des oliviers, du soleil, des pins, des chèvres et une mer sacrément bleue. Le bonheur



La pointe de la péninsule est complètement sauvage mis à part quelques petits villages qui font très grecs et un site archéologique qui se mêle au décor. Quelques plaisanciers aisés, un café turc, le vieux Datça tout en pierre magnifiquement restauré, bref un sacré coup de coeur pour ce bout de terre qui s'avance sans peur ni reproche dans la méditerranée.





Malheureusement il est déjà temps de rentrer à Ankara. Nos barbares d'élèves adorés nous attendent de pied-ferme demain matin. Un dernier café et on se refait les 1000km en Tofas (elle a pas trop aimé....). On rentre à la maison mais on reviendra dans cette superbe région quand on aura besoin d'un plein de soleil et de baume au coeur!

Bon ça va mal. Ou ça ma mal comme diraient mes abr.. gentils élèves!
J'ai du retard dans tout avec ce blog. Les photos, les voyages, les bouquins,...
Ce week end Inchallah j'essaie de remettre un peu d'ordre dans tout ça. J'ai commencé ce soir par le projet 365 qui a été complètement sinistré au mois de septembre. Après l'été, où on voit tout le monde, on bouge beaucoup, on fait plein de choses... et où, forcément prendre la photo du jour se fait naturellement, de revenir ici, rentrer au boulot et reprendre son train train quotidien tout à coup j'ai complètement zappé mes photos, j'avais l'impression de ne rien avoir à prendre.
Je me suis ressaisie en Octobre, notamment grâce à 2 petites vacances: le bayram de 4 jours sur la route vers la péninsule de Datcha sur la mer méditerranée, puis avec la semaine octroyée pour cause de grippe porcine où je suis partie à Van. Bref, je repars du bon pied je crois.
Voilà les mozaïques que je n'avais pas faites depuis mai....
(quand je vous disais que le mois de septembre était sinistré!)
Bon. Ca c'est fait. Dans le weekend devraient suivre
1. Une petite récap de pleins de bouquins.
2. Les photos de Datcha.
3. Le récit de Van, la ville, son lac, sa région à la frontière Iranienne: de supers vacances surprises que je me suis octroyée la semaine dernière (toutes les écoles d'Ankara ont fermé pour cause de Domuz Gribi: grippe du cochon! )
Tags : photos, projet 365Ainsi donc j'ai passé l'été en France. Fis de l'Iran et encore plus du Pakistan.
Ma déception reste grande mais je sais que ce n'est que partie remise.
Et puis pendant ce temps, j'ai profité de l'été pour trainer de festival en festival.
L'été en France, difficile de s'ennuyer.
Les festivals pullulent et pas besoin d'être riche. Souvent l'ambiance dans la rue vaut largement le détour.
Ici en vrac "quelques" scènes de rues prises à Avignon pour son festival de théâtre que j'adore, Aurillac au festival du théâtre de rue où j'allais pour la première fois et où je retournerai et enfin Paimpol où a lieu tous les 2 ans les festival des champs de marin. Un petit bijou.























Pfiou.
Tout ça.
On m'a dit l'autre jour qu'il faudrait peut être que je prévienne mes lecteurs fidèles que je suis pas partie me faire enlever en Iran.
Et ben voilà.
A quoi ressemble mon mois d'Août.

L'Iran et le Pakistan ce sera Inchallah pour l'année prochaine!
Et non. Il pleut pas en Bretagne!!
(Menfin, fait pas bien chaud non plus....)
Camii en turc ça veut dire mosquée. Habituez-vous. Ca reviendra, je vous testerai (une prof en vacances a besoin de se rabattre sur quelque chose)
Et les belles et grandes mosquées, à Istanbul, c'est pas ce qui manque, et je ne les ai pas toutes visitées.
En voilà une en tout cas que j'ai beaucoup aimée c'est la Mosquée de Eyüp Sultan.
J'ai déjà aimé le quartier où on était logé: populaire, vivant et avec une vue resplendissante sur la Corne d'Or et une grande partie du côté européen d'Istanbul.
On a marché jusqu'à la mosquée qui est LE lieu le plus saint d'Istanbul et parmi les lieux saints les plus vénérés pour les musulmans. Elle a été construite en l'honneur d'Eyüp el-Ensari compagnon du prophète Mohammed (l'équivalent des disciples de Jésus si vous voulez) qui y serait mort et où on trouve son mausolé.




J'ai une affection particulière pour la photo ci-dessus. Certes elle n'a rien d'exceptionnelle mais le moment était plein de tendresse. Le papa apprenait à son fils à prier. Le petit garçon en casquette observait son père les yeux pleins d'admiration et suivait religieusement tous ses mouvements. C'était beau à voir.
Ils sont sortis main dans la main avec sur le visage du garçon un regard empreint de fierté.
Cette mosquée c'est aussi le lieu où viennent les petits garçons qui fêtent leur circonscision dans des habits de petits princes.
Et visiblement quelques nouveaux mariés resplendissants.
Je me suis laissée prendre par le mélange d'agitation et de religieuse sérennité qui flottait dans l'athmosphère.








(C'est ça la Turquie. Une femme voilée qui lit le coran à côté d'une minette en basket qui pianotte sur son portable tendance)
Ambiance.
Hadi (=allez)
La suite.
Que faire à Urfa?
Plus ou moins ce qu'on y a fait. Trainer au bazar, ça c'est fait. S'installer prendre un patlican kebab sur un tabouret au milieu de l'agitation locale, ça c'est fait. Aller au hamam, ça c'est fait. Acheter un tapis, ça c'est fait
.


Mais que disent les guides? Ah oui! Les visites qu'il faut faire. Bon ben c'est parti.
D'abord, ici, quand tu dis que tu vas à Urfa tout le monde te demande si tu vas aller au lac de poisson. "Balikli göl". Alors, toi tu n'as même pas ouvert un guide touristique et tu ne sais absolument de quoi il peut s'agir.
Et puis tu arrives à Urfa et tu comprends.
Il y a ce grand parc, plein de roses et de visiteurs, une source de fraicheur merveilleuse au milieu de la ville quelque peu étouffante.

Et dans ce jardin se trouve un joli plan d'eau, de petits canaux, quelques bassins et fontaines, un vrai bonheur


Et dans ces bassins, effectivement se trouvent des poissons, des carpes plus exactement.
Mais pas 5 ou 6 carpes qui se baladent lascivement dans tout cet espace, non des centaines, de milliers de carpes affamées


qui se jettent sur les ptites granules que leur jettent les très nombreux visiteurs.


Parce que figurez-vous que les bestioles sont sacrées. En effet, Urfa est un lieu important de pélerinage pour les musulmans du pays car y est né le prophète Abraham qui est un prophète qu'ont en commun les chrétiens et les musulmans (avec de nombreux autres prophètes et Jésus). C'est aussi ici que, selon la légende (je copie) Abraham,
qui avait détruit des idoles païennes, devait être
immolé sur ordre du roi Nemrod. C’est alors que survint un
miracle: Dieu transforma le feu en eau, les bûches en poissons et
Abraham s’envola pour atterrir sur un lit de roses. D’où les
jardins pleins de roses, et les deux grands bassins habités par
des carpes bien dodues!
Pour en rajouter on dit que quiconque attraperait une carpe deviendrait instantanément aveugle et ce pour protéger les poissons et leur assurer une vie tranquille de goinfrade aux frais des touristes qui s'en donnent à coeur joie.
Toujours est-il que le jardin est un vrai plaisir à arpenter. De plus il est bordé de mosquées et écoles coraniques paisibles, et aux couleurs miel













La Turquie est un pays jeune, comme toujours les enfants sont partout



Urfa est une ville vraiment agréable pleine de charme et de personnalité mais comme on avait le temps on a quand même décidé d'en sortir pour aller voir les 2 sites connus des environs.
Le premier c'est Göbeklitepe. Un site archéologique étonnant découvert depuis peu. Il s'agirait du plus ancien temple jamais découvert puisqu'il date de entre - 11500 et -10000 avant notre ère soit 70 siècles avant les pyramides égyptiennes soit, bon, très très très vieux quoi.
Notre guide nous a raconté qu'un paysan kurde du coin avait découvert une statue en pierre qui l'avait intrigué. Il l'avait amené jusqu'au musée de Urfa qui l'avaient jeté comme un mal propre. La statue était grossière et représentait un homme avec un pénis vraiment proéminent. Ils ont pensé avoir à faire à un huluberlu (jaffectionne beaucoup de mot) et l'ont renvoyé chez lui. Le pauvre bougre avait déjà bien peiné à apporter la statue qui était lourde et il a décidé de la laisser au musée.
Ce n'est que bien plus tard, quand une équipe un peu plus éclairée est tombée sur la statue qu'ils se sont rendu compte de l'importance du truc et qu'ils sont repartis à la recherche du paysan et du site.
Aujourd'hui le site est encore en partie enseveli et c'est d'autant plus intéressant de le voir comme ça. ca permet d'imaginer ce qui reste à trouver. De comprendre l'ampleur de la découverte.

Des gravures ont survécues à tout ce temps et c'est vraiment impressionnant de se dire les millénaires qu'elles ont traversées pour se présenter aujourd'ui à nos yeux.

Le site situé au sommet d'une colline surplombe la plaine mésopotamienne. On y trouve du vent et donc de la fraicheur, et la beauté du paysage qui s'offre à nos yeux complète agréablement la visite.


Si la zone, à la base très aride, est aujourd'hui cultivable c'est grâce au projet GAP mis en place par Atatürk (évidemment) et qui compte une vingtaine de barrages dans le pays. Hors ce projet est problématique puisqu'il permet à la Turquie de controler l'accès à l'eau de plusieurs de ses voisins et surtout l'Irak et la Syrie qui n'apprécient pas vraiment... Mais je vous en reparlerai à l'occasion.
Bref, ce post n'en finit pas...
POur finir donc, nous sommes allées à Harran ville chargée d'histoire, citée dans la Genèse, où aurait vécu Abraham, où on trouve une belle et majestueuse citadelle aux voutes immenses


Et où les maisons ont des aspects de termitières géantes


Hadi, vite vite, la photo de touristes

Et où on trouve les vestiges d'une mosquée et de la première université coranique du monde musulman

Bon je finis parce que j'en ai marre et vous aussi.
Mais bon vous avez regardé les images et avez compris que Urfa c'est bien!
Pas seulement parce qu'on y mange bien et que le bazar est top mais aussi parce qu'il y a de la Kulture!
Youhou!
Allez-y!
C'est tout pour aujourd'hui.
Tags : Moyen-Orient, photos, turquie, Urfa, voyageJe rentre de 2 jours à Urfa, une ville pleine de légendes, dans la plaine mésopotamienne, à la frontière Syrienne et j'ai été conquise par ses couleurs, son bazar plein d'artisans, ses caravansérails réinvestis par les habitants....

Alors, parmi les centaines de photos que j'en ai ramené je vais devoir vous présenter tout ça par thèmes sans quoi on ne s'en sortira pas!
D'abord, l'ambiance de la ville, puis ses lieux historiques et de cultes, et enfin quelques portraits que j'affectionne tant!
Arrivée tard le soir, a peine a retentit l'appel à la prière du soir, que je dormais déjà à moitié., Urfa de nuit , ce sera pour une autre fois....
Le lendemain matin, première impression, il fait chaud. On est logées dans la vieille ville, d'ailleurs on ne verra qu'elle.
Pendant que je me réveille doucement, Maman et sa copine Aline vont petit-déjeuner et me rapporteront d'ailleurs une bonne petite douceur feuilleté à la pistache et au fromage. Miam.
De ma fenêtre, je découvre déjà les vêtements plus amples, les visages plus arabes, les femmes plus couvertes, les motos plus drôles, le tout plus oriental finalement qu'à Ankara où Istanbul qui sont bien plus occidentales, pas uniquement sur la carte!






A l'assaut de la vieille ville on découvre avec plaisir son vieux bazar aux rues tortueuses où se regroupent les artisans par spécialité. On trouve par exemple le coin des "Terzi": les couturiers

avec leurs belles machines à coudres Singer

Les travailleurs de métal qui tapent sur le fer brulant, fenêtre sur cour

Les travailleurs de cuivre (chez qui, forcément, les filles feront une razia, d'où notre nouvelle amitié avec cet artisan/commerçant (à qui j'ai promis d'envoyer la photo)


Les vendeurs de fruits ou légumes ambulants


Alors, que ces dames faisaient des emplettes dans cette galerie qui était à l'époque l'entrepôt des douanes, nous rencontrons Ridvan qui nous servira de guide pendant les 2 prochains jours.

Pour commencer en douceur on s'installe dans l'ancien caravanserail perdu au milieu du bazar, inondé de soleil, investit par les hommes du coin,

(ou pas, quand c'est l'heure de la prière)

pour boire du thé, jouer aux dominos, aux échecs, ou comme nous aux cartes. Le tout en mangeant les lahmacuns (espèce de pizza très fine, de viande épicée).
Inutile de dire que je vais perdre cette partie de cartes misérablement.

Ensuite il nous amènera dans le dédale des vieilles rues tortueuses aux hauts murs de pierre.







J'ai autant aimé ces rues lumineuses pleines de charme et d'enfants que les rues sombres, encombrées, bruyantes et délicieusement odorantes du grand bazar au cœur duquel on peut pourtant trouver des mosquées sereines et des cours intérieurs semi-abandonnées.




La rue d'Urfa m'a conquise.
Mais reste à savoir si ses monuments et ses habitants seront tout aussi intéressants.
(Petit indice: la réponse est oui!)
Tags : escapade, Moyen-Orient, photos, turquie, Urfa, voyageJe n'en parles pas trop mais le projet 365 continue et j'essaie de mettre l'album à jour chaque mois. Puisque je viens de mettre à jour le mois d'Avril j'en profite pour vous montrer les mozaïques de Mars et d'Avril:


Et vous montrer le résultat de mon album de l'année 2008 que j'ai fait imprimer.
J'en suis super contente même si la qualité de quelques impressions (quand elles sont grandes surtout, sur toute une page par exemple) laisse parfois à désirer.


