Il y a quelques semaines pour le Seker Bayram (fin du ramadan) on avait de petites vacances (fort bienvenues).
Il faisait encore beau et doux. J'avais envie de prendre la route. De conduire et de me laisser abrutir par les kilomètres comme je sais si bien le faire.
J'aurais pu prendre un bus pour faire le trajet qui allait m'amener à 1000 bornes d'Ankara, mais j'ai préférer louer une vieille bagnole toute pourrave : La désormais culte Tofas (pas ou peu de freins, pot d'échappement qui semble être à l'intérieur de la voiture, essuie-glaces fantaisistes qui marchent quand ils veulent et pas quand on en a besoin, ...) et comme dirait l'autre "Hit the road Jack", accompagnée de mon accolyte Karinette.
Pendant bien 400 bornes la plaine anatolienne offre un paysage morne de poussiéreuses étendues vides que je crois bien être la seule à aimer.
On fera une escale auprès du lac de Egidir,

Première nuit dans la Tofas qui s'avère étonnamment confortable.
Petit dèj de roi carrément posé sur le lac et seules au monde.



Et puis ça suffit de trainer on a encore beaucoup de route, d'autant que Karine n'est encore jamais allée voir Pamukkale (le chateau de coton) et ses terrasses étincellantes. 
Quitte à être dans le coin (bon c'est comme être à Toulouse et se dire que pour aller à Biarritz on va passer par Bordeaux... pas tant dans le coin que ça!) on y va! J'y étais déjà allé avec Mum il y a ... déjà 7 ans!
M'y revoilà et c'est toujours aussi beau!

Nous on se prélasse (un bout de ma royale personne en exclusivité d'un bac à eau de Pamukkale)
(zavez bien fait de venir tiens!)
On regarde passer les jolies touristes (une petite photo pour ces messieurs ;o)
(quand je vous disais que vous aviez bien fait de venir, voilà de la blonde en mini jupe!)
On s'amuse avec nos zappareils photos.

Pamukkale c'est aussi un site antique de toute beauté dans un décor assez sympatoche. On profitera du coucher du soleil du haut du superbe amphithéâtre 
avant de rouler jusqu'à la fameuse Péninsule de Datça: notre destination finale où on passera une autre nuit dans notre voiture adorée.
Ca y est on a fait nos 1000 bornes et pourquoi? Au réveil on découvre un paysage méditerranéen, des oliviers, du soleil, des pins, des chèvres et une mer sacrément bleue. Le bonheur



La pointe de la péninsule est complètement sauvage mis à part quelques petits villages qui font très grecs et un site archéologique qui se mêle au décor. Quelques plaisanciers aisés, un café turc, le vieux Datça tout en pierre magnifiquement restauré, bref un sacré coup de coeur pour ce bout de terre qui s'avance sans peur ni reproche dans la méditerranée.





Malheureusement il est déjà temps de rentrer à Ankara. Nos barbares d'élèves adorés nous attendent de pied-ferme demain matin. Un dernier café et on se refait les 1000km en Tofas (elle a pas trop aimé....). On rentre à la maison mais on reviendra dans cette superbe région quand on aura besoin d'un plein de soleil et de baume au coeur!

Juste comme ça, je voulais partager avec vous les sites d'autres voyageurs. (des vrais eux!) qui sont passés par ankara et que j'ai rencontré ou hébergés via ce site toujours aussi fabuleux qu'est Couch Surfing et où vous devriez tous être déjà inscrits.
Commençons par les plus récents puisque j'ai rencontré Marie et Vincent jeudi soir! Ils ont pris une année pour aller jusqu'à Kathmandou depuis Paris et ils s'auto-appellent the Delighted Caravan : tout un programme. Ils quittent donc à priori Ankara en ce moment pour la Cappadoce, Urfa/Mardin (ahhhh Urfa...) avant de continuer vers l'Iran et le Pakistan.
Et puis il y a eu Quentin. Passé il y a un an et toujours sur la route, en pleine réflexion, à la recherche de sa légende personnelle.
Gauthier qui marche de Paris à Shangaï. En ce moment en Inde, il commence à fatiguer....Tu m'étonnes!
Seb, un suisse qui lui, pédale! Son blog, ses textes et ses photos sont superbes.... Il arrive au Népal, au terme de son voyage mais vraiment ça vaut le goût de reprendre le blog au début!
Et comment ne pas parler de ce groupe qui se surnomme les toutenmarchistes, parce que... ils font tout en marchant! Un groupe de 8 personnes réunit autour et pour un projet: un tour du monde en marchant pendant... à priori 5 ans! Bref une sacré santé! Ils sont maintenant en Inde donc le blog n'est pas vraiment à jour mais on peut espérer qu'ils nous remettrons des récits et des photos!
Voilà quelques blogs que je suis en attendant de pouvoir moi aussi relier la Turquie et l'Inde... l'été prochain qui sait...?
Je vous donnerai aussi, un peu plus tard, les blogs qui parlent de la Turquie et que je suis. Parce que je suis à fond. Et que vous devez l'être aussi!!
Une fois pour toute je vais donner ici une réponse à tous ceux qui vont/envisage de/s'inquiète de venir s'installer à Ankara.
En effet je reçois régulièrement des mails de personnes tombées sur mon blog à la recherche d'infos pratique sur l'installation et la vie ici en Turquie et plus précisément à Ankara.
Ca me fait plaisir de donner ces renseignements sauf que c'est un peu répétitif...
Alors voilà une petite FAQ de la vie Ankariote.
Je cherche du boulot en Turquie, comment t'as fait pour en trouver?
Je suis prof de Français Langue Etrangère, diplômée et avec expérience. C'est dans ce cadre là que je suis venue suite à de longues démarches administratives (en majorité accomplies par mon école ici en Turquie) pour obtenir un visa de travail. J'ai trouvé ce boulot via le site fle.fr
Sans expérience ou sans diplôme ça me semble très difficile de venir travailler dans des écoles ou université turques en tant que prof.
Et pour ce qui est de tout autre domaine (ingénieur, coiffeur, ou autre) ma foi je ne sais absolument pas quelle entreprise ou institution vous pouvez contacter....
Est-ce qu'on ne s'ennuie pas à Ankara? J'ai lu partout que c'était une ville triste et poussiéreuse...
C'est une ville que tout le monde compare tout le temps à Istanbul et
forcément la comparaison n'est pas trop à l'avantage d'Ankara. Ville
nouvelle sans charme, paumée dans la steppe, un hiver long, même les ankariotes eux-même la déprécie. Certes ça n'a pas la magie d'Istanbul. Ce n'est pas Istanbul... MAIS!
Moi
je m'y sens bien. On y trouve tout le confort dont on a l'habitude. Pas
de problèmes pour les sorties, c'est une ville très étudiante. Bars, Boites, Concerts, Festosh de temps en temps...
Et puis on en bien placés pour rayonner
dans le reste de la Turquie pendant les week-ends.
La ville est à taille humaine, les loyers bien moins cher qu'à
Istanbul et rien n'empêche (au contraire) d'aller y passer de
sympatiques weekends. Bref. C'est pas le Pérou. Mais ya pas non plus de
quoi avoir peur.
Là où ça pêche c'est pour les
sorties culturelles. Il y a quelques trucs organisés par l'Institut
français de temps en temps. pas toujours très intéressant. Quelques
festivals de films ou de courts métrages sous titrés en anglais. Un
opéra et un théâtre où je ne suis pas allée. Mais forcément en ne
parlant pas turc ça limite quand même beaucoup les possibilités.
Est-ce que je dois me voiler/couvrir/procurer un chameau/sortir sans l'accord de tous les mâles de ma famille?
Aucune inquiétude à avoir. Ankara et
tout le reste de la Turquie "de l'ouest" est très occidentalisé. On y
sort, le soir, comme chez nous. Ce n'est pas du tout difficile d'y
vivre en tant que femme. A part la mosquée qui chante 5 fois par jour, pas de différence notoire dans le style de vie, même si les plus anciens restent parfois plus conservateurs.
COmment apprendre le turc? Est-ce que c'est nécessaire dans la vie quotidienne (anglais?)? Est-ce que c'est difficile.
J'ai pris des cours de turc. Je pense que c'est nécessaire. A Ankara ou dans des villes moyennes on finira toujours par vous trouver quelqu'un qui baragouine l'anglais. Mais pour voyager, parler un peu turc ne peut qu'être bénéfique!
Il y a plusieurs écoles à Ankara qui donnent des cours du soir pls ou moins intensifs.
J'ai pris 3 ou 4 mois de cours
du soir (6h par semaine, 3h deux soirs par semaine) et c'est déjà très
bien pour se débrouiller au quotidien. (Compter de 150 à 300 euros la session de 2 mois)
Il parait qu'on peut faire du ski près d'Ankara....
Le ski j'y suis allée une
fois, c'est assez loin d'Ankara quand même et il y a 3 pistes donc il ne faut pas
s'attendre à quelque chose d'extraordinaire mais c'est déjà ça.
Trouver un logement, comment? pour combien?
On les trouve comme chez nous: par agence, sur internet... Si vous venez dans le cadre d'un boulot/de la fac/d'un stage... la structure vous aidera très certainement.
Les loyers à Ankara dépendent évidemment du quartier et du standing mais j'en ai un très bien (non meublé) de 120m² avec 3 chambres près du centre pour 600TL (environ 300 euros)
Pour la coloc, si ça vous intéresse, c'est très facile à trouver puisque tous les
apparts ici sont très grands et que à peu près personne ne vit seul.
Comment ça se trouve? Il y a peut être des sites mais je n'en connais
pas. A priori c'est beaucoup de bouche à oreille. Je peux faire tourner l'information on ne sait jamais!
Voilà pour l'essentiel. Ca n'a d'autre valeur que mon expérience et ma subjectivité.
Evidemment si vous avez d'autres questions ou des compléments d'infos ou juste envie de dire bonjour parce que vous arrivez bientôt à Ankara, n'hésitez pas!
Sachez juste que la Turquie est un pays vraiment accueillant, agréable à vivre et que vous pourrez certainement compter sur les gens autour de vous pour vous aider au quotidien tant l'hospitalité turque est réelle!
Et puis pour la famille et les copains mon retour à Ankara et au boulot après les vacances en France se passe bien même. Il fait encore beau et doux, mais on sent pointer l'hiver certains matins frisquets.
J'ai pris mon billet pour rentrer à Noël et un réveillon s'organise sur Paris.
j'ai mis mon projet 365 presque à jour (juillet/août).
Et puis j'ai fait un petit road-trip vers la côte sud-ouest de la Turquie à l'occasion du Seker Bayrami (les congés de la fin du ramadan). C'était beau. Sauvage. Ensoleillé. Très méditerranéen. Bref magnifique.
Un petit avant goût en attendant un récit plus détaillé:

Istanbul, 31 Août 09.
Les réflexes sont revenus instantanément. Moi qui croyait avoir tout oublié de mes quelques bases de turc, elles ont été subitement arrachées à mon inconscient par les questions (et le sourire) du (charmant) controleur de passeport à l'aéroport de Sabiha Gökçen, Istanbul.
Après 2 mois français, un peu malgré moi, 2 mois à mendier quelques échanges en turc avec les vendeurs de kebabs de l'avenue de Clichy, me revoilà plongée dans la la langue et le pays. Je suis rentrée.
4h du matin, la navette de l'aéroport me dépose à l'otogar de Harem, gare routière posée au pied du Bosphore. Ma préférée. De là: Sainte-Sophie, le palais de Topkapi, et les minarets de la mosquée bleue illuminés et surplombant l'obscurité.
Suis-je jamais partie? Ai-je réellement revu Tarek?
Je m'installe à la terrasse d'une gargotte en attendant mon bus pour Ankara. Le tenancier me prend pour une allemande d'abord, et puis sous son aile après.
Le thé sera offert. Evidemment. A boire rapidement, le lever du soleil est proche. La preuve! La mosquée se met à chanter et elle chante de partout. Elle chante le début du jeûne. On est en plein ramadan, ou ramazan comme on dit ici.
Mon nouveau protecteur m'explique qu'il va laisser sa cabane à çorba et çay à une jeune fille pour la journée. Elle est roumaine et catholique. C'est plus facile pour elle de servir à manger et à boire par cette longue et chaude journée du mois d'Août. POur lui, la tentation serait dure.
Et la mosquée chante encore. Il paraît que le jour va se lever mais Istanbul est encore très noire. Hébétée de chagrin
Abrutie de fatigue, je me laisse bercer par la douce sensation d'être rentrée et les rauques mélopées de l'appel à la prière.
Tags : istanbul, turquie, voyageCamii en turc ça veut dire mosquée. Habituez-vous. Ca reviendra, je vous testerai (une prof en vacances a besoin de se rabattre sur quelque chose)
Et les belles et grandes mosquées, à Istanbul, c'est pas ce qui manque, et je ne les ai pas toutes visitées.
En voilà une en tout cas que j'ai beaucoup aimée c'est la Mosquée de Eyüp Sultan.
J'ai déjà aimé le quartier où on était logé: populaire, vivant et avec une vue resplendissante sur la Corne d'Or et une grande partie du côté européen d'Istanbul.
On a marché jusqu'à la mosquée qui est LE lieu le plus saint d'Istanbul et parmi les lieux saints les plus vénérés pour les musulmans. Elle a été construite en l'honneur d'Eyüp el-Ensari compagnon du prophète Mohammed (l'équivalent des disciples de Jésus si vous voulez) qui y serait mort et où on trouve son mausolé.




J'ai une affection particulière pour la photo ci-dessus. Certes elle n'a rien d'exceptionnelle mais le moment était plein de tendresse. Le papa apprenait à son fils à prier. Le petit garçon en casquette observait son père les yeux pleins d'admiration et suivait religieusement tous ses mouvements. C'était beau à voir.
Ils sont sortis main dans la main avec sur le visage du garçon un regard empreint de fierté.
Cette mosquée c'est aussi le lieu où viennent les petits garçons qui fêtent leur circonscision dans des habits de petits princes.
Et visiblement quelques nouveaux mariés resplendissants.
Je me suis laissée prendre par le mélange d'agitation et de religieuse sérennité qui flottait dans l'athmosphère.








(C'est ça la Turquie. Une femme voilée qui lit le coran à côté d'une minette en basket qui pianotte sur son portable tendance)
Ambiance.
Hadi (=allez)
La suite.
Que faire à Urfa?
Plus ou moins ce qu'on y a fait. Trainer au bazar, ça c'est fait. S'installer prendre un patlican kebab sur un tabouret au milieu de l'agitation locale, ça c'est fait. Aller au hamam, ça c'est fait. Acheter un tapis, ça c'est fait
.


Mais que disent les guides? Ah oui! Les visites qu'il faut faire. Bon ben c'est parti.
D'abord, ici, quand tu dis que tu vas à Urfa tout le monde te demande si tu vas aller au lac de poisson. "Balikli göl". Alors, toi tu n'as même pas ouvert un guide touristique et tu ne sais absolument de quoi il peut s'agir.
Et puis tu arrives à Urfa et tu comprends.
Il y a ce grand parc, plein de roses et de visiteurs, une source de fraicheur merveilleuse au milieu de la ville quelque peu étouffante.

Et dans ce jardin se trouve un joli plan d'eau, de petits canaux, quelques bassins et fontaines, un vrai bonheur


Et dans ces bassins, effectivement se trouvent des poissons, des carpes plus exactement.
Mais pas 5 ou 6 carpes qui se baladent lascivement dans tout cet espace, non des centaines, de milliers de carpes affamées


qui se jettent sur les ptites granules que leur jettent les très nombreux visiteurs.


Parce que figurez-vous que les bestioles sont sacrées. En effet, Urfa est un lieu important de pélerinage pour les musulmans du pays car y est né le prophète Abraham qui est un prophète qu'ont en commun les chrétiens et les musulmans (avec de nombreux autres prophètes et Jésus). C'est aussi ici que, selon la légende (je copie) Abraham,
qui avait détruit des idoles païennes, devait être
immolé sur ordre du roi Nemrod. C’est alors que survint un
miracle: Dieu transforma le feu en eau, les bûches en poissons et
Abraham s’envola pour atterrir sur un lit de roses. D’où les
jardins pleins de roses, et les deux grands bassins habités par
des carpes bien dodues!
Pour en rajouter on dit que quiconque attraperait une carpe deviendrait instantanément aveugle et ce pour protéger les poissons et leur assurer une vie tranquille de goinfrade aux frais des touristes qui s'en donnent à coeur joie.
Toujours est-il que le jardin est un vrai plaisir à arpenter. De plus il est bordé de mosquées et écoles coraniques paisibles, et aux couleurs miel













La Turquie est un pays jeune, comme toujours les enfants sont partout



Urfa est une ville vraiment agréable pleine de charme et de personnalité mais comme on avait le temps on a quand même décidé d'en sortir pour aller voir les 2 sites connus des environs.
Le premier c'est Göbeklitepe. Un site archéologique étonnant découvert depuis peu. Il s'agirait du plus ancien temple jamais découvert puisqu'il date de entre - 11500 et -10000 avant notre ère soit 70 siècles avant les pyramides égyptiennes soit, bon, très très très vieux quoi.
Notre guide nous a raconté qu'un paysan kurde du coin avait découvert une statue en pierre qui l'avait intrigué. Il l'avait amené jusqu'au musée de Urfa qui l'avaient jeté comme un mal propre. La statue était grossière et représentait un homme avec un pénis vraiment proéminent. Ils ont pensé avoir à faire à un huluberlu (jaffectionne beaucoup de mot) et l'ont renvoyé chez lui. Le pauvre bougre avait déjà bien peiné à apporter la statue qui était lourde et il a décidé de la laisser au musée.
Ce n'est que bien plus tard, quand une équipe un peu plus éclairée est tombée sur la statue qu'ils se sont rendu compte de l'importance du truc et qu'ils sont repartis à la recherche du paysan et du site.
Aujourd'hui le site est encore en partie enseveli et c'est d'autant plus intéressant de le voir comme ça. ca permet d'imaginer ce qui reste à trouver. De comprendre l'ampleur de la découverte.

Des gravures ont survécues à tout ce temps et c'est vraiment impressionnant de se dire les millénaires qu'elles ont traversées pour se présenter aujourd'ui à nos yeux.

Le site situé au sommet d'une colline surplombe la plaine mésopotamienne. On y trouve du vent et donc de la fraicheur, et la beauté du paysage qui s'offre à nos yeux complète agréablement la visite.


Si la zone, à la base très aride, est aujourd'hui cultivable c'est grâce au projet GAP mis en place par Atatürk (évidemment) et qui compte une vingtaine de barrages dans le pays. Hors ce projet est problématique puisqu'il permet à la Turquie de controler l'accès à l'eau de plusieurs de ses voisins et surtout l'Irak et la Syrie qui n'apprécient pas vraiment... Mais je vous en reparlerai à l'occasion.
Bref, ce post n'en finit pas...
POur finir donc, nous sommes allées à Harran ville chargée d'histoire, citée dans la Genèse, où aurait vécu Abraham, où on trouve une belle et majestueuse citadelle aux voutes immenses


Et où les maisons ont des aspects de termitières géantes


Hadi, vite vite, la photo de touristes

Et où on trouve les vestiges d'une mosquée et de la première université coranique du monde musulman

Bon je finis parce que j'en ai marre et vous aussi.
Mais bon vous avez regardé les images et avez compris que Urfa c'est bien!
Pas seulement parce qu'on y mange bien et que le bazar est top mais aussi parce qu'il y a de la Kulture!
Youhou!
Allez-y!
C'est tout pour aujourd'hui.
Tags : Moyen-Orient, photos, turquie, Urfa, voyageJe rentre de 2 jours à Urfa, une ville pleine de légendes, dans la plaine mésopotamienne, à la frontière Syrienne et j'ai été conquise par ses couleurs, son bazar plein d'artisans, ses caravansérails réinvestis par les habitants....

Alors, parmi les centaines de photos que j'en ai ramené je vais devoir vous présenter tout ça par thèmes sans quoi on ne s'en sortira pas!
D'abord, l'ambiance de la ville, puis ses lieux historiques et de cultes, et enfin quelques portraits que j'affectionne tant!
Arrivée tard le soir, a peine a retentit l'appel à la prière du soir, que je dormais déjà à moitié., Urfa de nuit , ce sera pour une autre fois....
Le lendemain matin, première impression, il fait chaud. On est logées dans la vieille ville, d'ailleurs on ne verra qu'elle.
Pendant que je me réveille doucement, Maman et sa copine Aline vont petit-déjeuner et me rapporteront d'ailleurs une bonne petite douceur feuilleté à la pistache et au fromage. Miam.
De ma fenêtre, je découvre déjà les vêtements plus amples, les visages plus arabes, les femmes plus couvertes, les motos plus drôles, le tout plus oriental finalement qu'à Ankara où Istanbul qui sont bien plus occidentales, pas uniquement sur la carte!






A l'assaut de la vieille ville on découvre avec plaisir son vieux bazar aux rues tortueuses où se regroupent les artisans par spécialité. On trouve par exemple le coin des "Terzi": les couturiers

avec leurs belles machines à coudres Singer

Les travailleurs de métal qui tapent sur le fer brulant, fenêtre sur cour

Les travailleurs de cuivre (chez qui, forcément, les filles feront une razia, d'où notre nouvelle amitié avec cet artisan/commerçant (à qui j'ai promis d'envoyer la photo)


Les vendeurs de fruits ou légumes ambulants


Alors, que ces dames faisaient des emplettes dans cette galerie qui était à l'époque l'entrepôt des douanes, nous rencontrons Ridvan qui nous servira de guide pendant les 2 prochains jours.

Pour commencer en douceur on s'installe dans l'ancien caravanserail perdu au milieu du bazar, inondé de soleil, investit par les hommes du coin,

(ou pas, quand c'est l'heure de la prière)

pour boire du thé, jouer aux dominos, aux échecs, ou comme nous aux cartes. Le tout en mangeant les lahmacuns (espèce de pizza très fine, de viande épicée).
Inutile de dire que je vais perdre cette partie de cartes misérablement.

Ensuite il nous amènera dans le dédale des vieilles rues tortueuses aux hauts murs de pierre.







J'ai autant aimé ces rues lumineuses pleines de charme et d'enfants que les rues sombres, encombrées, bruyantes et délicieusement odorantes du grand bazar au cœur duquel on peut pourtant trouver des mosquées sereines et des cours intérieurs semi-abandonnées.




La rue d'Urfa m'a conquise.
Mais reste à savoir si ses monuments et ses habitants seront tout aussi intéressants.
(Petit indice: la réponse est oui!)
Tags : escapade, Moyen-Orient, photos, turquie, Urfa, voyageVoilà un article de l'Express avec lequel je suis plutôt d'accord (même si, attention , je ne suis pas une experte. Mais ça rejoint mes observations et opinions). Allez, ça vous donnera matière à discussion : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/turquie-entre-fantasmes-et-realite_761911.html#xtor=AL-447
Tags : turquie
Ma note: 4/5 (mon premier livre-baklava : de nombreuses épaisseurs toutes aussi bonnes les unes que les autres mais à déguster doucement, feuille après feuille, pour ne pas s'étouffer)
Le topo: (incompréhensible j'en conviens mais qu'il ne vous décourage pas)
Dans une île méditerranéenne, probablement en mer Egée, Leylan fut un jour abandonnée par sa mère. Son père, muré depuis dans le silence, vit avec elle et lui renvoie chaque jour une douloureuse image d'incomplétude.
Perdue dans ses hypothèses, culpabilisée par les insulaires, Leylan se tourne vers une diseuse de bonne aventure, auprès de laquelle elle espère comprendre, trouver des réponses, admettre l'abandon.
Peu convaincue par ses propos, Leylan convoque l'étonnante galerie de personnages qui peuple cette île, fait affleurer les mystères et les croyances puis, toujours insatisfaite. s'éloigne encore du réel pour mieux l'appréhender.
Viennent alors s'ajouter à sa quête la puissance des textes fondateurs, poèmes, mythes et légendes écrites ou issues de la tradition orale : toute une polyphonie métaphorique qui fait écho à sa propre histoire, l'autorise enfin à devenir adulte et à percevoir son identité libérée du prisme traumatique de l'enfance.
Un
roman initiatique porté par une écriture puissante et limpide. Un texte
très ambitieux dans sa forme, qui aborde les origines du récit turc et
qui s'inscrit au cœur de la culture anatolienne d'une façon tout à fait
remarquable.
La rencontre avec le roman:
A l'école où je bosse, l'ambassade nous envoie régulièrement une dizaine d'exemplaires d'un journal à destination des français et francophones installés en Turquie.
Dans le dernier exemplaire j'avais repéré l'interview d'une romancière: Sema kaygusuz qui parlait de son premier roman qui était encensé par la critique aussi bien turque que française. Son interview était, à mon sens confuse, mais intéressante. Elle était restée dans un coin de ma mémoire sans pour autant que je note ce livre dans ma liste à acheter.
Lors de mon bref passage à Paris pour le weekend de Pâques, je me suis perdue (...) à la Fnac. Je faisais une cueillette savoureuse en me baladant d"un rayon à l'autre quand je suis tombée sur ce bouquin.
Je me souvenais de la très belle couverture et du titre, il m'a fallu un petit temps pour ressituer d'où je le connaissais. Et puis, hop, dans le panier. Viens petit, je te ramène à la maison, en route pour la Turquie.
Mon avis:
Ce livre ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire (et apprécier) jusqu'à présent.
J'ai mis un certain temps à le lire parce que la fin de chaque chapitre m'imposait une pose, le temps d'y penser, de comprendre, de savourer les mots et les idées.
L'écriture est très puissante effectivement et heureusement les phrases sont courtes, les chapitres nombreux. Ca permet d'alléger une lecture qui serait sinon trop intense.
Mais jamais, je n'ai trouvé l'écriture trop lourde. Elle demande simplement une démarche progressive. C'est une dégustation, pas une goinfrade (amis des mots inventés bonjour!).
Un livre qui demande du temps, de l'investissement, un livre fort d'idées et d'images mais qui n'est pas pour autant inaccessible c'est rare.
Le roman est composé de 2 parties, à première vue indépendantes l'une de l'autre mais progressivement on retrouve des liens, des allusions auxquelles on n'arrive pourtant pas à donner un sens précis. Ca reste vague. Mystérieux. Intriguant. Jusqu'au bout.
La première partie se concentre sur le sort de Leylan, jeune fille solitaire qui vit sur une île de la mer Egée avec son père qui se tue doucement dans l'alcool. A son drame familial se mêle la force mythologique de l'île, de son histoire, de ses habitants.
La deuxième partie nous conte Yasur, un jeune garçon des plaines anatoliennes qui part sur la route avec sa mère et leur cheval pour un voyage homérique.
Mais je serais bien incapable de vous parler de cette histoire de façon linéaire et logique. Elle est à la fois sombre, très sombre et très lyrique. On est dans un conte, oui, mais pas dans une version épurée de celles qu'on sert aux enfants.
Ce conte-là est tels que le sont à la base tous nos contes: fantasmagorique où l'on retrouve toutes les affres de l'humanité: la vie, la sensualité, la mort, l'ivresse....
Ce livre a une force que je n'avais pas rencontrée depuis longtemps. Cette auteur est une sacré révélation. A suivre donc...
Pour en savoir plus, allez Ici, ou ici, ou encore ici, ou alors ici, ou là, et enfin ici où on vous en parlera bien mieux que moi.
Et puis pour poursuivre dans ma lancée je viens d'acheter quelques DVDs de films turcs. J'en ai déjà vu un que j'ai adoré, je vous en parlerai.
Aujourd'hui je suis lancée dans une lecture beaucoup plus facile, divertissante, amusante: Bo chan, c'est jap et c'est incontournable!
Tags : culture, livre, turquie... curieuse.
Oui c'est vrai, de la fenêtre de ma chambre, j'aime bien observer mes voisin(e)s de mon balcon.
Ils ne me voient pas, je suis au sommet de cette forêt de balcons.
D'accord, moi je les observe mais elles? Qui observent-elles?

