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Espece de Bohemienne

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19 mars 2011

Inde 1 Chennai Alias Madras

J'arrive à l'aéroport de Chennai tôt le matin, ou plutôt au milieu de la nuit.
Je prends un taxi et je traverse la ville de nuit. Elle est vide, la ville, mais je retrouve déjà des odeurs, la chaleur et les traces d'un chaos ambiant que je connais bien.
L'Inde m'a manquée depuis que je l'ai quittée il y a 6 ans.
Je suis de retour. Je jubile.

J'arrive chez mon couchsurfer insomniaque avec qui on discute jusqu'au lever du soleil. Fati débarque aussi et malgré la volonté de grapiller quelques heures de sommeil, impossible de dormir. On est à 2 pas de la plage, une plage tout sauf touristique. Vraiment tout sauf touristique. Elle est plutôt investie par les pêcheurs qui les utilisent comme toilettes publiques... Peu nous importe, la chaleur est accablante, le soleil cogne mais l'Inde ça t'aggripe. Et moi je suis aggripée complet, je erre sur le bord de mer un samedi en fin d'après-midi.

Les citadins viennent en petits groupes me rejoindre. On erre.

Première journée, premières photos, ça sent les épices, la mer, les fleurs et les ordures. On a rien visité mais on y est.

 

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27 février 2011

1384....

Salut cher lectorat fidèle qui suit le rythme effreiné de ce blog. Un message tous les ... 6 mois environ.

Mouai.

Tu kiffes avoue!

Bon là mon ordi me dit que j'ai plus de 1300 photos d'Inde à trier donc il va falloir patienter encore un peu pour avoir un article sur mes 2 semaines dans l'Inde du Sud, mais à coeur vaillant rien d'impossible.

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ALlez je m'y mets, et en attendant pour vous faire patienter....

 Vous l'aurez compris, je suis complètement tombée amoureuse....

 

1 septembre 2010

Retour aux sources

Je vous ai laissé à Sarajevo qui m'a beaucoup marquée et voilà enfin la conclusion de ces vacances : la Croatie

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Une nuit au pied d'une chapelle isolée dans un paysage à Pagnol

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un squattage illégal de camping à Dubrovnik, très belle ville à la Carcassonne posée sur la elle même superbe côte Adriatique

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Et puis toute bonne chose à une fin.
En l'occurence, c'est encore plus valable pour les excellentes choses.
Il a donc fallu se dire aurevoir alors que ma Jeanounette (sur de vieux vieux articles du Japon, sur ce blog ou l'ancien il doit y avoir des photos d'elle en train d'imiter les 1001 poses des japonais qui dorment dans les trains) et à son namoureux Taka. Eux ils sont partis pour 1400km direction Paris, et moi pour 1400km direction Istanbul.

J'ai pris mon train à Zagreb

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Le lendemain matin j'étais à Belgrade pour changer de train. Je m'installe dans le seul wagon qui va jusqu'à Istanbul et le controleur est turc. Et ça, ça fait toute la différence. Déjà je peux lui parler et puis je me sens déjà chez moi quand il m'offre le thé. Normal. Le controleur t'offre du thé. Normal.

:)

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Et non il ne me drague pas bande de troubles fête. Il est vieux, il a une moustache, il offre du thé et de l'eau à tout le monde, il est tellement adorable qu'une française que je rencontre dans le train me répète "ça m'énerve de pas pouvoir communiquer avec lui tellement il a l'air gentil!"

Plus de 30 heures pour arriver à Istanbul c'est très très lent

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Tu fais du solfège avec la pleine lune, ça t'occupe un moment

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Et puis surtout avec les français du coin, ben tu belotes encore et toujours!

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Et enfin avec plus de 5h de retard on arrive enfin dans l'étouffante Istanbul.

Et là, je fais la bise à tout le monde, "bon séjour, j'espère que vous allez aimer Istanbul, si vous venez à Ankara, faites moi signe". Smak, smak, je sors de la jolie gare rose de Sirkeci posée à l'entrée du Bosphore, je marche jusqu'à l'embarcadère des bateaux qui le traverse pour faire changer de continent à des milliers de gens chaque jour, je prends mon éternel et succulent sandwich au poisson vendu sur le quai,

Le vendeur étonné de me voir en lunettes/sac à dos lui demander en turc un sandwich avec de la salade, des tomates et sans oignons me dit " abla (grande soeur), je croyais que tu étais une touriste". Je lui réponds en turc et en riant "mais je suis une touriste".

Je m'installe sur le pont du ferry.

Les voitures remplissent le premier pont inférieur.

Je mors dans mon sandwich.

Le bateau démarre, pousse, mousse, et nous voilà décollés du continent européen.

Ce jour là le pont est quasiment désert, à part quelques hommes, tout le monde est à l'intérieur, au frais et à l'abri du soleil.

J'admire Sainte Sophie, le palais Topkapi, le pont et la tour Galata, la Corne d'Or et je m'en vais vers chez moi.

"karşıya" : de l'autre côté.

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31 août 2010

Balkan Folies

Puisque Fati nous fait l'honneur d'un "la suite! la suite!" voilà en toute exclusivité... la suite!
Vous vous rappelez de Anne-Sophie qui m'a accompagnée dans le périple asiatique. C'est cette nouille qui a lancé l'idée d'aller "au festival des trompettes" cet été. Et c'est elle qui n'a pas pu venir. Mais pour l'idée: merci :))

Ainsi donc une fois notre périple turc achevé nous avons repris la route pour revenir en Serbie qu'on avait brièvement traversée et plus précisemment pour aller à Guça, un petit village dans les collines à 150 km au sud de Belgrade.
Là nous attendait le plus dément de tous les festivals. Au programme concours de fanfare dans les rues et concerts de musique des Balkans tous les soirs avec de supers groupes à l'affiche. On a pu assister au concert de Shantel (allez on va tapoter ça sur Deezer) et de Goran Bregovitch.
Inutile d'essayer de décrire la folie que c'était. Les photos ne donnent rien.
Le mieux aurait encore été que je ne perde pas les vidéos que j'avais prises. POur ceux qui ont mon Facebook j'y mets les vidéos reprises à Yann qui était avec nous mais je sais pas les mettre sur le blog.... Tout y est, la super musique, les gens qui dansent, les bras en l'air, la bière qui vole, les drapeaux serbes (et évidemment l'inévitable drapeau breton qui est TOUJOURS là!), et tout le boxon.

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POur avoir passé une bonne partie du concert de Goran Bregovitch au milieu de la foule bondissante et trempée de bière je peux vous dire que ces concerts,....c'est quelque chose à vivre.

Par contre le côté moyennement agréable du festosh c'est que ça se passe plutôt à l'extérieur du joli petit village de Guça (enfin heureusement pour les habitants hein!) ou tout plein de champs sont envahis par les festivaliers et que c'est un sacré bordel. La petite rivière ou tout le monde danse, se baigne, se rase,... pue les égouts

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La bière commence tôt, les vomis aussi,...

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Ceci dit la petite session musicale avec nos voisins fanfarons (ben quoi c'est pas comme ça qu'on appelle les gens d'une fanfare) étaient bien sympathique

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Enfin du coup après quelques jours ça fatigue (ça, et les chiens, les flics qui nous font défaire la tente tous les matins, la chaleur, la pas-de-douche,....) et a décider de se mettre au vert à quelques kilomètres de là pour profiter de nuits plus sereines

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Après avoir bien profité de Guça, de ses joies (et du reste, la douche à la bière c'est moyen, dormir dedans, c'est pire...)
Les cousins et la ptite soeur on repris le chemin de la France et s'en était bel et bien fini des vacances en famille.
Je le dis, je l'affirme, ça a été trop bien de se faire ces vacances! On se refera un périple ensemble inchallah!

Moi de mon côté il me restait une dizaine de jours de vacances, un couple de copains et leur bagnole. On a donc pris la route de la mer. Entre Guça (Serbie) et la mer il y a................ (allez on essaye de se représenter la carte des Balkans, on cherche......)

Bon allez je vous aide:

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Purée mais c'est où la Serbie...? Ah oui... Et donc pour aller à la mer, on traverse.....

La BOSNIE !

Bon franchement je vous en veux pas de votre ignorance, moi avant ce voyage j'y connaissais rien à cette région, je croyais que la Croatie c'était sur la mer Noire comme la Turquie alors.... (ouai non je vais pas surligner ça en noir...)

DOnc nous voilà partis pour traverser la Bosnie avec pour objectif de se baigner en Croatie dans la mer....... Adriatique! Et oui,... vous êtes pas venus pour rien!

ALors la Bosnie, gros coup de coeur, et pour ses paysages magnifiques

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et pour sa petite mais adorable capitale : Sarajevo.

Avouez que quand on vous dit Sarajevo, vous avez pas vraiment dans la tête l'image de quelque chose d'adorable. Non comme moi vous pensez guerre, Beyrouth (encore un cliché), communisme,...

Et bien moi non plus jusqu'à ce ma p'tite soeur (qui elle, les balkans, à force, elle les a fumés!) me dise: "tu devrais y aller, je suis sure que ça te plairait".

En plein dans le mille.

C'est une petite ville entourée de collines ou se nichent de petites maisons.

Le vieux centre est tout de pierre et surtout, surtout, ici encore plus qu'ailleurs en Bosnie, se côtoient  chrétiens (catholiques et orthodoxe), musulmans et juifs.

Dans la même journée on a pu assister à une messe dans la cathédrale et la prière à la mosquée. Un pays européen avec une population à moitié musulmane, pour être honnête je ne savais même pas que ça existait. Je croyais qu'il s'agissait de minorités alors que non, les mosquées sont partout, des petits blonds font le ramadan, je trouve ça agréablement surprenant. Ce pays c'est comme un pont entre 2 univers qui se croient en opposition: l'occident et l'islam. Ici ces 2 univers sont alliés et c'est une belle leçon de vie et une preuve que nous ne sommes pas si antinomiques que ça.

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Une autre raison pour laquelle j'ai adoré Sarajevo c'est pour toutes ses traces visibles de l'empire ottoman et ses relations encore avec la Turquie.

Le nom de Sarajevo vient d'ailleurs du turc "Saray" (palais) et la ville a été vraiment crée (avec un bazar, un hamam, une mosquée, le palais d'un gouverneur de l'empire) à l'époque de sa domination ottomane.

Içi le menu est écrit en turc ("ici, thé turc")

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L'architecture du bazar, l'artisanat est le même

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Tout ce mélange culturel, ce passé ottoman, la beauté de la ville, ses petits cafés à l'ombre éparpillés dans tout le centre et la délisiosité des böreks ont fait que je me suis presque sentie instantanément chez moi.

Gros hic. Je cherche encore à comprendre la guerre serbo/croate, le rôle de la Bosnie dans tout ça, bref l'éclatement de l'ex-Yugoslavie et cette quasi-ignorance m'a laissé un arrière goût de frustration et d'incompréhension. (Bon allez, après cet article, je vais googler tout ça, moi aussi je serai pas venue pour rien!)

(ben d'ailleurs je vais y aller tout de suite, la fin bientôt)

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(regardez bien le panneau...)

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La guerre a causé la mort de "200 000 civils bosniaques et de dizaines de milliers de Serbes et de Croates" (ces chiffres étant incertains, encore à ce jour) ; 1,8 millions de personnes furent déplacées, toutes nationalités confondues.

28 août 2010

Istanbul-Express

L'été a été riche en aventures les amis!

Et comme je sais que vous aimiez ce blog à l'époque où il était encore vivant pour autre chose que pour des articles que je suis obligée de pondre parce que j'ai trop trop voulu recevoir tel ou tel livre gratuitement, et bien je m'en vais vous en conter une partie.

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Je passe sur le mois de juillet que j'ai passé en France et où vous étiez donc vous aussi (pour la plupart).
Un mot juste pour dire que j'adore toujours autant rentrer en été, profiter des terrasses, des grandes réunions entre potes, de nos belles régions de France, des parties de cartes, de la famille, en bref, j'ai kiffé, évidemment.

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Mais passons au mois qui présente davantage d'exotisme: Août.
Comme certains le savent il était prévu depuis 6 mois qu'on parte en famille: les 4 soeurs, le cousin, sa copine et la cousine d'Avignon jusqu'à Istanbul en stop et... c'est ce qu'on a fait.
A 7 donc, mais par groupes de 2 ou 3 on a voyagé 8 jours sur les routes d'Italie, de Slovénie, de Croatie, de Serbie et de Bulgarie et ce... jusqu'à Istanbul.

Moultes aventures, vous vous en doutez, et surtout beaucoup beaucoup de kilomètres. Mis à part quelques oublis j'ai pris en photos tous les chauffeurs, ou autitas comme diraient les italiens et que ça nous a fait bêtement marrer, de mon groupe.

Petite mozaïque de rencontres.

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A savoir que le premier connaissais un membre de l'expédition (Marius) et que le dernier était un gentil mec bien LOURD!

On aurait une anecdote à raconter sur chacun d'entre eux: le gentil couple albanais, le chirurgien esthétique, le croate ultra space, idris notre premier chauffeur turc (les 8 derniers sont des turcs) qui arrêtaient les camions pour nous, les tunisiens qui balbutiaient le français, le couple adorable de Milano, notre camionneur portugais qui cumulaient les excès de vitesse, la famille germano-croate, le chauffeur de taxi bulgare,...
Mais je vais vous épargner ça quand même!

A vos inévitables questions: mais vous zavez pas peur?
Avec tout ce qu'on entend aujourd'hui....?
Je pourrais commencer par: "de quand date la dernière histoire scabreuse d'autostoppeur que vous ayez entendu?"
Il est fort probable que ça fasse un sacré bout de temps,
Mais non, on a rencontré des gens charmants, et oui, parmi eux quelques dragueurs pas bien méchants!
Et puis on était en groupe aussi, alors, même pas peur!!

Sur la route on a failli dormir dehors sur la place centrale de Milan

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on s'est baignées et prélassées au bord du lac de garde

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Adoré Vérona et ses gnocchis au gorgonzola

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Aimé Ljubjana

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Joué au jeu du chapeau

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Dormi à la belle étoile

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Joué aux cartes

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Patienté sur les bords de route

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Passé des frontières

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S'est lavés comme on a pu

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Rêvé de pastèques

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Mangé des pastèques

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(parce que la pastèque c'est la vie) (surtout quand il fait 36° à Istanbul!)

 

Visité Istanbul

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Et Ankara

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Des mosquées et des églises

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Pris la mer (et ça fait du bien!)

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Mangé des bureks, des bureks, des bureks et des fois des bureks quand on en avait marre

 

Et plein plein d'autres choses.
Mais mi aout est arrivée et il a fallu à notre petit groupe se séparer

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Une partie est restée en Turquie, une autre (ma partie) est partie en Serbie pour le dément festival de trompettes de Guça.
Et ça c'est tout un autre chapitre que je vous montrerai très bientôt (parce que pour une fois je suis motivée alors profitez en!)

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6 juillet 2010

Livre: Debout sur la terre de Nahal Tajadod

debout sur la terre nahal tajadod

Ma note: 4/5 

Le topo :

Il y a d'abord un père merveilleux, khan de vastes terres du Nord, grandes de leurs trois mille âmes. Il voit soudain le voile des femmes tomber, les temps changer, bouleversant toutes les moeurs.

Il y a sa fille, Ensiyeh, élevée comme un garçon, qui se bat pour son domaine et s'habille pourtant comme une héroïne de Tchekhov.

Il y a Fereydoun, séducteur et fantasque, qui aime Ensiyeh et esquive avec grâce les folies des hommes et du pouvoir.

Il y a Monsieur V., qui a connu la gloire et les grands hommes au service des Pahlavi et qui sera emporté par les tourments de Téhéran...

Il y a la mort de la monarchie, les tourbillons de la révolution...

Mais il y a surtout l'Iran - de l'Empire perse à la Révolution -, personnage central de ce roman foisonnant, parfois comique, avec les surprises prodigieuses de son histoire et la fin d'un monde qui se croyait immuable.


Mon avis:

Un bouquin absolument fabuleux à mettre entre toutes le mains!

L'Iran y est conté avec humour et passion.

Les réactions face au retrait obligatoire du voile par exemple dans les années 30 sont à la fois étonnantes et rocambolesques. On découvre les astuces des hommes du monde pour éviter à leurs femmes de les accompagner sans leur voile quitte à embaucher des prostituées pour les remplacer, les techniques de grands-mères qui ne veulent pas pour tout l'or du monde se défaire de leur tchador et qui pour éviter la police se déplacent sur les toits, via les caves, les terrasses.... telles des membres du GIGN ou de la secte des Assassins. En parallèle toute une génération de femme se découvre le droit d'être vêtues à l'occidentale, d'exister au même titre que leur mari, de prendre la parole,... ce changement les transcendent.

C'est fascinant de se retrouver au coeur de toutes les contradictions que ce pays a connu depuis un siècle via des personnages à la fois tragiques, hauts-en-couleurs et dotés d'un pouvoir comique inattendu.

La famille dont l'histoire est au centre du roman est un témoin attachant de ce qu'a pu signifier la révolution iranienne pour tout un peuple dans ses dérives et ses richesses.

Certes il était facile de prédire que ce livre me plairait puisqu'il n'est un secret pour personne que je rêve d'aller en Iran et que donc l'histoire de ce pays m'intéresse particulièrement mais je reste convaincue que ce livre est à mettre entre toutes les mains.

Parce qu'on considère l'Iran comme "l'ennemi numéro 1" de l'occident aujourd'hui et qu'on en connait rien pour autant. Et que c'est triste de se laisser dicter qui on doit aimer ou détester.

Parce qu'on apprend plein de choses sur l'histoire mais avec humanité et sans manichéisme.

Parce que son style est excellent, qu'on passe un excellent moment avec Massoud l'électricien qui voue une passion inconsidérée pour les films d'amour tout en étant un artisan acharné de la révolution islamique, avec de vaillants guerriers kurdes qui espèrent en vain le retour de leur heure de gloire , avec Mehri la servante qui ne sert plus à grand chose mais s'occupe de tout,.... avec toutes les "grandes gens" et les "petites gens" qui peuplent et habitent avec brio ce roman.

Pour ma part je m'en vais de ce pas acheter "Passeport à l'Iranienne" du même auteur. Et puis j'attends....

... d'aller en Iran!

28 mars 2010

Vietnam, le Mékong

ALors que tout le pays est rivé sur l'écran de sa télé pour suivre LE match de l'année à savoir Galatasaray/Fenerbahce, désespérée de ne pas avoir pu y aller, je me décide enfin à vous pondre un petit article et ce après mainte critiques et menaces.
Oui c'est vrai j'ai abandonné le blog. Je me sentais trop en retard pour tout rattraper. Un peu démotivée aussi. Mais je me force à écrire malgré tout parce qu'au final c'est de jolies archives pour moi aussi que ce blog.
Alors voilà.
Je suis allée au Vietnam.
Encore.
Et j'ai adoré.
Encore.

Les 2 semaines de vacances m'ont semblées désespéremment courtes comparées à mon dernier passage où je n'étais qu'au début de 3 mois de voyage.

(1 but pout le Fenerbahce)

Ainsi donc, 2 petites semaines nous ont été gentillement octroyées par l'éducation nationale turque et en compagnie de  Karine ma comparse de voyage.

Après un bref séjour à Ho Chi Minh, une retrouvaille émouvante avec la chaleur lourde du Vietnam, ses milliards de scooters au mètre carré et ses mini tabourets sur les trottoirs nous avons pris un bus pour nous rendre à Vinh Long une petite ville du Mékong et de là nous avons traversé le fleuve pour aller sur la petite île d'An Binh où, dans une pépinière/hotel du bout du monde nous avons pris nos quartiers pour plusieurs jours.

Il faut le dire, j'ai la flemme de vous conter la traversée du fleuve haute en couleur sur un bateau débordant de scooters, le chemin rocambolesque qui menait à la pépinière, la jetée sur un bras du fleuve d'où nous disions bonjour aux bateaux, les balades en vélo dans la nature luxuriante, les sourires, les enfants, le café vietnamien et les jus de canne à sucre, mais comme vous n'aimez pas lire de toute façon (allez, soyons sérieux un peu, vous voulez des photos, je le sais), voilà juste quelques images parmi les centaines de photos prises en 4 ou 5 jours sur cette île libre de touriste.

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Il y a des noms comme ça "le delta du Mékong" qui portent une magie incroyable.
On pense à "l'amant" (que j'ai relu pour l'occasion et qui est vraiment très bon... bon j'arrête de vous souler avec mes bouquins), on pense aux marchés flottants, à la guerre du Vietnam aussi (pourquoi?). Le mot évoque des images, des odeurs, une eau opaque, une lourdeur dans l'air, un goût d'autre monde.

Alors évidemment aller dans ces endroits c'est forcément tuer ce fantasme, assassiner le rêve, démystifier le nom. Un peu comme voir l'adaptation d'un livre. (Oui bon ça va, j'arrête!)

C'est vrai, avec ce voyage, j'ai perdu la légende du Mékong, mais à la place j'ai gagné un vécu du Mékong.

Quand on a quitté notre petite île d'An Binh, qu'on a emprunté pour la dernière fois à moto le chemin improbable qui nous ramenait de la pépinière à l'embarcadère, chemin qu'on connaissait désormais par coeur , lui et une bonne partie de ses habitants, quand la vieille vendeuse de fruits (celle qui dort dans le hamac sur la photo) nous a fait un signe de la main et qu'on a sauté dans le ferry toujours rempli de scooters, ben j'ai pas eu la sensation d'avoir perdu au change, moi.

(Et la victoire du Fenerbahce)

(Dire qu'ils ont pas été foutu de foutre un but quand j'ai été les voir contre Ankara ya 3 semaines)

(Pas juste....)

21 décembre 2009

Livre: Nous sommes au regret de ... de Dino Buzzati

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Ma note: 4/5 

Le topo :

"J'écris avec un crayon. Un vieux bout de crayon, trouvé dans une vieille boîte, par hasard. Je l'ai taillé et sur le peu de papier blanc qui me reste ce soir, j'écris."

Avec un vieux bout de crayon ou autre chose, sur des feuilles de papier blanc ou non, pendant plus de vingt ans, Dino Buzzati tint une manière de journal. Singulier journal composé aussi bien de choses vues, que de saynètes ou de véritables récits courts, proches de la nouvelle, où constamment au-delà de l'événement, l'instantané même apparaît transfiguré.

Jamais Buzzati n'exprima dans une forme aussi concise et dure le combat quotidien qu'il mena contre ses chimères, la fuite du temps, l'absurdité de la condition humaine, la vanité et peut-être par-dessus tout la hantise de vieillir et la solitude. Une sorte de bréviaire de vie.

Ma rencontre avec le livre:

Bon, ai-je honte ou n'ai-je pas honte d'avoir ENCORE accepté de recevoir un livre contre critique?

Mais c'est que c'est Dino Buzzati dont j'ai (enfin) lu le (fameux) désert des tartares cet été (beaucoup aimé) et puis ce sont des nouvelles qui plus est, et j'aaaaiiime les nouvelles.

Mon avis:

J'ai beaucoup tardé à vous donner mon avis sur ce livre et pour cause: il est dans mon sac depuis plus d'un mois et il n'est toujours pas terminé.

Mais point de conclusion hâtive mes chers amis lecteurs. J'aime ce livre.

J'ai commencé à vouloir le lire vite et mal pour remplir mon obligation de poster rapidement une critique.

Et puis je me suis rendue compte que je gâchais tout l'intérêt du livre.

Parce que dire que ce sont des nouvelles c'est bien réducteur. Ce ne sont même pas des nouvelles (à déconseiller donc aux détracteurs du genre )

C'est une multitude, de notes, d'idées, de petites histoires, toujours très courtes, le tout formant un ensemble complètement décousu. Il n'y a rien de linéaire dans ce livre. Et aucun intérêt du coup à le lire d'une traite.

Par contre, depuis que je m'autorise à le lire parcimonieusement je me régale.

Tout ces textes, part minime des kilomètres de notes qu'a prises l'auteur tout au long de sa vie est un petit trésor qui ne loupe pas une occasion ou un coin de page pour nous dépeindre avec humour la mesquinerie, la jalousie, l'hypocrisie, la vanité, soif de pouvoir, orgueil de nos chers concitoyens, de nous même.

Pour autant c'est rarement sombre, souvent pétillant.

Buzzati fustige au travers de ces pages toutes les bassesses qui lui semblent être une fatalité pour l'humanité avec un style jouissif.

On se retrouve souvent dans les absurdités des anecdotes, on ose sourire de soi-même, de l'autre, de nous.

Je dessine des petits sourires pour mes notes préférées. Et je souris souvent. Je picore, savoure chaque page avec son lot de surprise et de pertinence. C'est bien écrit. C'est intelligent. J'avance sans hâte parce que je n'ai aucune envie d'arriver à la fin!

6 décembre 2009

Istanbul: Kurban Bayramı (1)

La semaine dernière on fêtait dans toute la Turquie le Kurban Bayramı, ou fête du mouton, plus connue chez nous comme l'Aïd El Kebir.

Grande fête religieuse musulmane
elle a lieu environ un mois après la fin du ramadan, elle détermine la fin du pèlerinage de la Mecque et elle commémore un épisode religieux qui est aussi présent chez les chrétiens: le sacrifice par Abraham de son fils Ismaël remplacé au dernier moment par un mouton.
C'est pourquoi cette fête est aussi appelée "la fête du sacrifice" et que tous les musulmans qui le peuvent, ce jour là, sacrifient selon des rites précis un animal (ici un mouton ou un veau le plus souvent) dont la viande sera partagée avec la famille, l'entourage et les personnes qui ne peuvent en acheter.

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C'est LA grande fête familiale par excellence. L'équivalent de notre Noël.

De mon côté j'ai voulu profiter de ce week-end prolongé pour retourner à Istanbul que j'adore à chaque fois un peu plus.

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Sur la route, en bus, dans de nombreux endroits j'ai pu voir des familles, des hommes s'affairer au sacrifice, et à la découpe des animaux dans des jardins, des terrains vagues, des parkings... un peu partout quoi!

A chaque fois une toile cirée bleue servait à poser les morceaux de viande. Par un espèce de lien étrange cette toile cirée me rappelait celle de la même couleur qu'on trouve  dans les parcs partout au Japon à l'époque de Hanami : la floraison des cerisiers.

Toujours est-il qu'une athmosphère particulière flottait dans l'air: une athmosphère de convivialité, de religiosité aussi.

Une fois arrivée à Istanbul je choisis donc de trainer mes chaussettes dépareillées dans les mosquées histoires de percevoir un peu de cette ambiance.


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(photo de gauche: derrière le paravent du coin pour les femmes, dans certaines mosquées elles ne sont pas derrière un paravent: simplement derrière les hommes ou encore aux balcons dans les étages avec une belle vue sur la pièce principale)

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Celles de Sulthanamet sont plutôt calmes mis à part les quelques touristes inévitables et les immuables pigeons.

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Par contre à Eyüp, quartier hautement traditionnel au bord de la Corne d'Or,

Ad____Ey_p

et quartier que j'adore, il y a déjà plus de monde! (qui a dit que porter le foulard était obligatoirement triste?)

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On trouve aussi des moutons à vendre au poids.

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et un abattoir dans un parking (Cliquer mais âmes sensibles et végétariens activistes s'abstenir)


Aux alentours, dans le cimetière qui mène sereinement au Café Loti haut perché les familles viennent prier et lire quelques prières.


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Si vous pouviez au passage arrêter le diaboliser l'Islam ce serait quand même pas mal. Finalement les croyances sont les mêmes et le message en ce jour du sacrifice vaut bien celui de Noël. Un imam à Eyüp dans son sermon (de ce que je comprends avec mon turc tout naze évidemment) parlait d'unité malgré les différences, de solidarité, d'humilité et de piété. Il pourrait envoyer son discours à nos prêtres et on y verrait que du feu à la messe de Noël.

Si vous éteignez la télé quand vous voyez Sarko parce que vous êtes conscient du matraquage médiatique dont on est victime, vous pouvez commencer à éviter de vous laisser abrutir par les reportages récurrents sur le mauvais Islam qui fait un super chiffre d'audimat simplement parce qu'il joue sur la peur des gens et le besoin de se trouver un ennemi commun pour se sentir uni.
Enfin moi je dis ça... je dis rien...

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Revenons à Istanbul.

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On ne peut que tomber amoureux de cette ville où on peut, à sa guise, assiéger les ponts pour pécher en se laissant porter par l'odeur des Balık Ekmeks (pains de poisson) qui embaume le quartier de Eski Camii et de Galata:

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(le pont Galata ci-dessus

et la tour Galata ci-dessous)

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Ad____Galata


Ou des groupes d'hommes dansent au son de ... la cornemuse, comme ça au détour d'une rue!

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Ou les transports en commun ont un sacré goût de magie

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(Ca change du RER B...)

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Si ça nous vous a pas convaincu de venir me voir prochainement, dans un prochain billet je vous emmenerai vous balader à Eyüp et Fatih des quartiers populaires que nombres de turcs n'aiment pas (trop pauvres, trop sales, trop délabrés...), et que j'adore. On fera aussi une halte à Ortaköy, joli quartier posé sur le rivage du Bosphore.

 

4 décembre 2009

Région de Van 1 : Un mariage kurde

Je traine, c'est que ça prend du temps de mettre à jour ce blog et que je vadrouille pas mal en ce moment (et je ne m'en plains pas) mais j'ai passé une semaine tellement géniale dans la région de Van et de son lac à l'extrême est de la Turquie que je dois quand même vous en parler, même en retard, même brièvement, même mal!

Alors voilà : une semaine de vacances surprise pour cause de nombreux cas de grippe porcine dans la région d'Ankara, c'était l'occasion rêvée pour Karine et moi de partir vers cette région proche de l'Iran qui nous appelait chacune depuis un moment (oui, il y a des régions qui appellent! C'est comme ça!)

Van

Averties de ces congés surprises le dimanche soir (alaturca...comme on dit hein!) le lundi matin on saute dans un avion pour Van. Je vous parlerai plus tard de la région, de son lac, du palais d'Ishak Pasa, du mont Ararat (que des lieux mythiques)... pour parler d'un moment clé des vacances. Alors que nous avions repris la route qui nous ramenait de la région du mont Ararat vers le lac de Van, nous croisâmes (n'est-ce pas!), au milieu de... franchement rien, un village en bord de route. Musique, couleurs, danses... notre vilaine curiosité nous forçat à nous ranger sur le bord de la route (de toute façon déserte) et d'aller trainer nos vilaines baluches  de touristes jusqu'à la fête!


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A peine arrivées dans le village on nous souhaite la bienvenue de partout! On est arrivé en plein dans un mariage kurde. On a été accueilli, tout simplement, sans se poser de questions, simplement parce qu'on était là, on nous a fait danser, manger, observer la cérémonie... Les enfants nous on a fait une fête du tonnerre et ça a été une joie de pouvoir baragouiner avec eux. C'est dans ces moments là que nos cours de turc prennent tout leur sens. Pas obligées de se contenter d'hocher la tête et de sourire, on parle, on se rencontre, on se pose des questions, on répond aux leurs... un super moment de fête et de partage!

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Je pourrais vous raconter la cérémonie, la remise des cadeaux sous forme de billets ou de médaillons en or, la tronche de la mariée, le menu, les hommes qui mangent avant les femmes, les enfants qui débattent de leur identité (turque et/ou kurde), du notable du coin qui vient nous parler en anglais cassé, ... c'est vrai. Je pourrais et ce serait surement très intéressant, mais je préfère vous faire partager par quelques images la bonne humeur de ces quelques heures pleines de sourire quelque part, un moment, hors du temps perdu au milieu de la steppe anatolienne!


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Un moment, simplement, beau.

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